Cet appaix'il a élé cou&Uuit par M. .\lvcrguiat
nil scrritot bu Ousago se L-oniposo d'un flacon G à trois tiibiiit l'une comimitiiijmt avec les vases prodii rieurs d'IiTtlrogèiio
1 d'un liilip PTi caoïilfliotic long et (I'ii[i luiic l'i angle dnjiL',
416 CUBIIE GÉNÉRALE.
La tubulure du milieu est fcraice par un bouchon en caoutchouc perci de deux trous portant à demeure deux tubes cfGlés par le bas, et que Ton peut mettre en communication par leur bout externe avec les caoutchoucs porte-pince des deux burettes de Mohr p ei ^ ; la troisième tubulure reçoit également un bouchon percé de deux trous dnns lequel sont fixés :
1® Un entonnoir à robinet dont la douille s'enfonce jusqu'au fond du flacon et qui est fermé par un bouchon à Témeri : celui-ci se prolonge sous forme de tige terminée par un renflement conique, rodé à rémeri, qui vient fermer la partie étranglée de l'entonnoir; une tubulure latérale soudée à la partie supérieure de Pentonnoir, et qui n'est pas représentée dans la figure, permet Fintroduction du liquide sur lequel on opère ; il vaut encore mieux remplacer l'entonnoir à robinet par uo simple tube à robinet en verre, dont la longue branche plonge dans le flacon conmie le fait la douille de Tentonnoir et dont la courte branche aérienne sert à fixer, par Tintermédiaire d'un caoutchouc, l'extrémité inférieure d'une pipette jaugée de 50 à 100 centimètres cubes : de cette façon l'eau à titrer n'arrive nullement au contact de l'air et les résultats sont plus exacts ;
2° Un petit appareil laveur 6, destiné à former fermetiu*e hjdrauliquc et par lequel s'échappe riiydrogène.
Au même support se trouve fixée une troisième burette indépendante dont nous indiquerons l'usage plus loin.
Le réducteur servant de liqueur destinée au titrage est renfermé dans le flacon L et les burettes se remplissent par aspiration, en mettant leur caoutchouc porle-pince en communication avec le tube plongeur du flacon L. Le volume occupé par le liquide ainsi enlevé au flacon est remplacé par du gaz de l'éclairage, purgé d'oxygène par son passage à travers une colonne K remplie de ponce imbibée de pyrogallate de soude. La tubulure inférieure de Téprouvetle K communique avec un robinet à gaz. La solution se trouve ainsi préservée du cont;ict de Fair et conserve son titre pendant très-longtemps; elle est préparée, conwifi il a été dit précédemment, par l'action de la pcudre de zinc sur une solution de bisulfite de soude ; seulement on a soin, en outre, d'agiter le licjuide avec un lait de chaux, qui en précipite l'oxyde de zinc et le rend légèrement alcalin. Sous cette forme il est moins altérable, teuton conservant la propriété de réduire énergiquemcnt le carmin d'indigo et d'absorber l'oxygène dissous. La méthode consiste à faire arriver un volume connu d'eau aérée (iOO à 50 centimètres cubes) dans un milieu formé par une solution de sulfindigotite de soude (carmin d'indigo)» exactement réduit et amené à la teinte jaune paille par une addition convcnnblc d'hydroâu\l\lc aVcsiViw. VV ^vi vi^éairc une proportion de suliiû*
TROISltME FAMILLE. — OXYGÈNE. 417
itate bleu con^dspondante à la dose d*oxygène dissous, et c'est cette portion que Ton détermine en ajoutant de ThydrosulGte goutte à lie jusqu'à décoloration.
a concentration du réducteur doit être assez faible pour que 100 tùnètres cubes d'eau moyennement aérée exigent de 8 à 10 centimètres 88 de réducteur. Après quelques tâtonnements, on arrive vite à la tlion convenable. Outre l'hydrosullitc, on fait usage d'une solution annin d'indigo, que l'on conserve à l'abri de la lumière et dans des ODS bien bouchés.
I suffit, pour l'obtenir, de dissoudre à chaud 100 grammes environ de nin en pâte du commerce dans 1 à 2 litres d'eau ; on filtre et on iid de manière à former 10 litiges. On a ainsi une provision pour un iid nombre d'essais.
Ceci posé, on procède de la manière suivante : La burette p est remit avec la solution de carmin ; les burettes q' et tf sont remplies par firation avec la solution d'hydrosulfite contenue dans le flacon L. On inlèiit dans le flacon G 50 à 100 centimètres cubes de solution de cark et 250 centimètres cubes d'eau tiède, distillée ou non, à 50° envii. On ajuste les caoutchoucs des burettes p et ç' et on amorce de maiereà remplir les tubes efOlésdu liquide contenu dans la burette ; puis i laisse couler dans le flacon G un volume d'hydrosulfite emprunte à burette auxiliaire q' suflisant pour amener la solution bleue au jauncille, avec un certain excès de réducteur. A ce moment, on fixe le tube ducteur de l'hydrogène et on balaye l'air du flacon G par un rapide nrant, ce qui exige quelques minutes employées à remplir la douille de ntonnoir a, jusqu'au bouchon inférieur, avec l'eau destinée nu titrage. oéralement, si l'on n'a pas ajouté au début trop de réducteur, l'air vase a eu le temps d'en réoxyder Texcès et de donner au liquide une Dte bleue, que l'on détruit en laissant couler quelques gouttes ou queles centimètres cubes d'hydrosulfite de la burette q\ On juge que l'air bien expulsé lorsque le liquide jaune ne se colore plus à la surface, Fou est sûr qu'il n'y a pas d'excès de réducteur si quelques gouttes ndigo, tombant de la burette p dans le liquide, lui donnent une teinte !ue ou verdàtre persistante, teinte que Ton détruit de nouveau par une lite quantité d'hydrosulfite. L'appareil se trouve ainsi préparé pour le sage. On note le |)oint de départ du liquide dans la burette q'; on verse os l'entonnoir 100 ou 50 centimètres cubes d'eau à essayer, qu'on laisse aler dans le flacon G, eu soulevant avec précaution la tige qui porte le uchon rodé, jusqu'à ce que le liquide arrive au niveau du bouchon. ndant ce temps l'hydrogène doit continuer à marcher lentement. 11 ne sie plus qu'à laisser tomber goutte à goutte l'hydrosullite, en tenant la ince d'une main et le flacon de l'autre, et en communiquant au liquide . CIUUB ciwûuLB. i, -. ^1
418 aiIMIE GÉNÉRALE.
un mouvement giratoire. On arrête Topera tion lorsqu'une dernière goutte fait passer la solution au jaune-paille et on lit le point d*arrét.
En ré[)étant la même opération avec de Teau aérée, saturée à une température connue, que Ton peut immédiatement introduire dans le milieu tout préparé du pi'cmier essai, un calcul analogne au précédent fournira Tinconuuc du problème. On peut aussi déterminer une fois pour toutes la valeur en oxygène de 100 centimètres cubes d*indigo. Dans ce cas, au lieu dVnu saturée, on laisse couler dans le Oacon G, après le premier essai, 25 centimètres cubes d'indigo, que Ton décolore en notaol le volume d'hydrosulGte nécessaire.
Pour mesurer la valeur en oxygène de Tindigo, on détermine ayech même solution réductrice les volumes nécessaires pour décolorer 25 centimètres cubes d'indigo et 25 centimètres cubes d'une solution de sul&te de cuivre nnnnoniacal, contenant 4*%46 de sulfate de cuivre cristallisé pur par litre; 10 centimèti^s cubes d'une semblable solution cèdejdt, ea se déeoloi'ant, 1 centimètre cube d'oxygène.
Cet essai se fuit dans un petit flacon de Woolf à trais tubulures, analogue au flacon G ; mais le bouchon du milieu ne porte qu'une burette. On opère également les deux essais dans un courant d'hydrogène. Supposons que 25 centimètres de liqueur cuivreuse aient exigé 48 centimètres d'hydrosuUite, tandis ((uc le même volume (25 centimètres cubes) d'indigo en exige 15 centimètres cubes.
4x 48 ou 192 d'IiydrosuHite correspondent à 10 d'oxygène;
1 d'hydrosuKite eorres])ond à 10/192 ;
4 X 15 ou o2 d'hydrosuUite, ou 100 d'indigo, correspondent à
—^=2^7 d oxygène.
On peut faire trois ou quatre essais successifs dans le même flacon sans le vider, en employant 50 centimètres cubes d'eau, et dans une journée il est facile d'exécuter 50 à 60 dosages.
Méthode de Mohr. — Mohr fait usage d'une solution normale de sulfate double de protoxyde de 1er et d'ammoniaque. A un volume déte^ miné d'eau à doser, on ajoute un volume connu, mais suffisant, de liqueur ferreuse, puis de Tammoniaquc.
L'oxygène dissous est immédiatement absorbé par le protoxyde de fer. La liqueur est rendue acide, et au moyen d'une solution de permanganate dont le volume correspond exactement à celui de la solution de sul* iate ferreux, on détermine la quantité de protoxyde qui a été oxydée. On développera celte méthode lorsqu'il sera question du dosage du fer pa* lo permaniTannle.
TROISIÈME Famille. - oxYGÈ^'E. 419
3* Modification allotropique do roxygènc : ozone.
I sait depuis longtemps que l'air traversé par une série d'étincelles riques, ou celui qui environne une machine électrique en activité, nte une odeur forte et caractéristique. Cette môme odeur se retrouve
Toxygène provenant de l'éiectrolyse de l'eau, lorsqu'on fait usage Ues ou électrodes inoxydables (or, platine, platine iridié). Bfin, certains corps, pailiculièrement le phosphore, développent une ir analogue, lorsqu'on les expose à l'action de l'air humide.
cause de ce phénomène resta longtemps inconnue. Schoenbehi, 1140, s'occupa plus spécialement de cette question; à la suite de ses
et de ceux de MM. Marignac et de La Rive, Becquerel et Fremy, plusieui*s hésitations, on arriva à la conclusion certaine que
spéciale signalée plus haut est due à la formation d'une modiliin de l'oxygène, bien définie par ses caractères physiques et chi-
IMS.
^expérience décisive prouvant qu'il s'agit bien d'une modification de ggèoe est due à MM. Becquerel et Fremy.
h laisant passer, en effet, à travei's de l'oxygène sec et pur une M d'étincelles électriques, on développe l'odeur et les cnraclnres de aone. On a reconnu depuis que l'étincelle, ou la décharge lumineuse chaude d'une machine statique ou d'une bobine d'inductinn, no q)lit pas les meilleures conditions pour la transformation. La dévge obscure, froide et en aigrette, c'est-à-dire l'eflluve électrique, mit des résultats beaucoup plus avantageux. U raison en est facile à saisir. L'ozone, eu effet, n'est pas une modi- Éîon très-stable; il est détruit et converti en oxygène normal [lar une ■pcrature peu élevée (250 degrés).
l'étincelle agira donc suivant deux sens opposés, la chaleur délrui M en grande partie l'effet de la décharge électrique. Cesl en se fondant sur ces principes qu'on est arrivé à construire
II appareils fournissant une fraction d'oxygène modifié bien supéinrcà celle que l'on pouvait produire antérieurement.
Da des dispositifs les plus pratiques est décrit dans le mémoire de . Berlhclot (Ann. de Chim. et de Phys.y (5), t. X, p. 161). L'appareil Ig. 205) se compose d'un gros tube en verre B muni de deux tubu- Vtt C et D plus étroites et fixées par soudure. Un tube A pénètre dans s premier et forme bouchon à l'émeri fermant Torilice supérieur de B. ttnbe A est rempli d'un liquide conducteur de l'éleelricilé (eau aiguiied'acido sulfurique). Le système est placé lui-même dans une éprou- '^F» renplie du même liquide. On fait communiquer les élcclvod^^
4S0 cnniE g£s£rale.
d'une forlc Iwbinc d'iuductton avec le liquide eziérieur F et le liquide intérieur A. L'effluve ou décharge obscure, silencieuse, se produit daos VrsfUt onaulaire compris entre A et B; elle agit sur l'oxygèue pur et m qui arrive lentemoit en C et ^ s'cthappe en D, après aToir ëi a |>artic transformé en oione.
On ne peut joindre par du oooleliouc, qui serait détruit eu quelques minutes , le tube D par oà Kr> l'ozoue, aux vases dans lesquehoa veut le recueillir. L'extrémiti bonzontale du tube D est relevée wlicalement, comme le montre h figure; on j fixe par ua boucboB an manchon E en verre plus large d l'on verse du mercure dans l'espin annulaire, entre le tube et lenuchon, en ayant soin de laisMfle tube central faire saillie en dehes du mercure, dont on fecouvre 11 surface avec un peu d'acide sulfu- %. riquc. Un tube terminé par aw
'"•^-- -- - partie plus large vient coiffer i'o.'
^'"Tp^S'li^w""" Irémité de D, ses bords ploi^geffll
dans le mercure. On a ainsi uiu •Viriiieture hydraulique qui suffit à tous les besoins des expériBBC». Miilgro Lula. dnns les meilleures conditions, on n'obtient guère q"* 5 à 10 pour 100 d'ozone mélangé à de l'oxygène normal.
(lot appiJi'eii très-simple fournit d'excellents rendements et reiapiscc iiviiiitiigi'usL'nii-iil les appareils de Babo, ainsi que ceux de H. HouieaUr dont nniis nous contentons de donner te dessin (lîg. 206).
L'oxygène provenant de réleclrolysc de l'eau contient d'autant plus (l'oxonc que la température est plus busse et le liquide plus conducteur. On se scri d'eau fortement acidulée à l'acide sulfurique, ou contenant un niéliiiige d'acides cbromique et sulfurique ; les électrodes sont en platine iridié et formées de lils fins. Enfin il est bon de cloisonner le vollniuètre, pour séparer le plus possible les liquides des deux pôles.
La formation de l'ozone en quantités plus ou moins grandes, mail toujours inférieures à celles que donne l'effluve, s'observe dans certaines ivactioaa pendant lest^ueUes Vox^ig&ne se dégage ft basse temji^'alure, «
TROISIÈIIE FAMILIË. - OXYGÈNB. 45I
rsqu'on ajoute peu à peu du bioxjde de baiTiim à de Tacide
concentré, maintenu
3s, ou à de Tacide
froid, tenant en dis-
u permanganate de
1 obtif^nt de Tozone
l'oxygène ordinaire.
•ience doit être faite
utiou, car elle peut
u à des explosions,
squ'on dissout le per-
de Tacide sulfurique
yde d'argent fournit
)zone.
•ein a reconnu la pro-
»zone dans un grand
e cas d'oxydations
ez le chapitre rela-
ïtnbustions lentes).
îhore exposé à l'air
iveloppe Todeur et
îtés caractéristiques
modification, à tel
'on s'est servi long-
î moyen pour se pro-
lir ozonisé.
es physiques de
- On comprend que
af ion exacte des pro-
siques de ce corps,
it être obtenu que
me forte proportion
les étrangères, soit
c. Aussi l'étude de
Bcation Iaisse-t*elle
icoup à désirer.
que Ton sait à cet
Fig. 206. — Appareils de M. Houzcau
»t un gaz incolore, "'"' '' '''''''''''' '' '"^""
le dose d'une odeur forte et pénétrante, rappelant ceW^ dv\
in phosphore : TôirhvZ d'azane est encore sensiUe k Yodi*^
m CliniE GÉNÉRALE.
rat; respiré avec Tair à la dose de quelques centièmes, il provoque une vive inflammation des muqueuses et des voies respiratoires.
L'ozone est soluble dans leau. Carius a démontré qu'en dirigeant à travers de reou pure un courant prolongé d'oxygène ozonisé, obtenu p la méthode de M. Sorct (électrolysc de l'acide sulfurique étendu el froid avec des fils de platine iridié), le liquide prend l'odeur et les propriétés chimiques caractéristiques de l'ozone. 1000 centimèlreîi cubes d'eau ont absorbé, entre 0' et 3", 4 à 5 centimètres cubes d'ozone, mesurés à 0^ et 760 millimètres de pression. Eu tenant compte de la faible quantité d'ozone contenue dans l'oxygène employé (0,939 à 1,211 pour 100 en volume) et des lois de la solubilité des gax, on arrive à cette conclusion que le coefficient de solubilité de l'oionc est assez élevé et nu miiiinuim égal à 0,400. Ainsi, si l'on pouvait agiter de l'eau avec un excès d'ozone pur à la piHîssion ordinaire de 760 millimètres, 1 litre d'eau dissoudrait 400 à 500 centimètres cubesde ce corps. Cette interprétation n'est exacte que si l'on suppose que l'ozone se dissout physiquement et n'exerce pas d'action chimique sur l'eau
La densité de l'ozone gazeux n'a pu être déterminée directement. En étudiant la vitesse de diffusion de l'ozone par une ouverture en mince paroi, M. Sorct* est arrivé à des résultats intéressants. On sait que dans ces conditions la vitesse de diffusion est en raison inverse des racines carrées des densités des gaz sur lesquels on oj)ère. On peut donc, du rapport des vitesses de diffusion de deux gaz, conclure au rapport des racines carrées des densités et, s* l'en connaît la densité de l'un d'eux, on aura celle de l'autre.
En comparant sous ce rapport l'ozone au chlore et à l'acide carbonique, on trouve que la vitesse pour l'ozone est plus grande que pour le chlore; sa densité est donc plus faible. La vitesse de diffusion de l'oionc est un peu moindre que celle de l'acide carbonique; sa densité est donc un peu plus forte que celle de ce dernier. On a ainsi deux limites, iM d'une part et 1,529 d'autre part.
I Le rapport des vitesses de diffusion pour le chlore et l'ozone, 0,8582, conduit très-près de la densité 1,658 pour l'ozone. En effet,
Le rapport des vitesses de diffusion pour l'acide carbonique et Vozonc est 0,2708, nombre qui conduit à la même valeur pour la densité.
D'après les expériences de Soret, en traitant de l'oxygène ozonisé paf les essences de térébenthine et de cannelle, la diminution de volume obseryée est sensiblement le double de l'augmentation de volume que
i. Annale» de Chxmte et de Physique, V^^V.^W^V-V'^'^.^^v^^^Vv'^'
TROISIËHE FAMILLE. - OXYGÈNE. 4S5
lou obtient en traitant le même gaz par la chaleur, c'cst-à-dirc en détruisant Tozone. La conclusion naturelle de ce fait, c*est que la densité de l'ozone est une fois et demie celle de Toxygène, soit 1,058, ce qui .confirme les conclusions précédentes.
L'ozone a un pouvoir absorbant pour la clinleur rnyonnnile, sensible nèmc pour le gaz follement dilué foumi par rélerfrolyso.
n existe en faibles quantités dans Tair atmosphérique ; sn dose nVst |miais suffisante pour qu'il puisse se révéler par Todeur; elle ne dé-
|««e pas TTôVôïï ^" PO'd^ fl® ''»"'•
D*aprcs M. le docteur Bœckel, l'atmosphère est plus fortement chargée d'ozone pendant le mois de mai que dans le reste de Tannée. Du mois d'octobre au mois de juin, Tair du matin est plus riche en ozone que l'air du soir; l'inverse a lieu pendant les mois de juillet, août et septembre. Les circonstances relatées plus haut dans lesquelles se forme Toione expliquent sa présence dans l'air atmosphérique; son activité chimique et la facilité avec laquelle il est absorbé par une foule de nbstances démontrent qu'il ne peut s'y accumuler et s'y maintenir.
En raison de sa densité et de son mode de transformation, on jteul idmctlre que l'ozone représente une combinaison de l'oxygène avec luinime, dans laquelle 3 volumes sont condensés en '2. Sous ce rapport,
«D peut comparer l'ozone à l'acide sulfureux, dont 2 volumes gazeux
renferment 1 volume de vîipeur de soufre et 2 volumes d'oxygène.
L'analogie entre le soufre et l'oxygène rend ce rapprochement encore
plus plausible. On a
S 4-0*= se*.
L'ozone semble même posséder des tendances faiblement acides; linsi, il est absorbé par la potasse caustique solide, avec hi(|uelle il traîne une combinaison jaune -orangé qui n'est stable que diuis une atmosphère d'oxygène chargé d'ozone. Ce produit jaune-orangé est généralement considéré comme du peroxyde de potassium, mais rien ne justifie cette manière de voir.
Us propriétés chimiques de l'ozone offrent un intérêt tout parlicu- Reret le distinguent nettement de l'oxygène. Il agit à la températun? ordinaire sur une foule de substances que Toxygèiie ordinaire n'altèro nullement.
D'une manière générale, on peut dire que tous les corps susceptibles 4i s'oxyder indirectement ou directement, mais à chaud, absorbent Toione à la température ordinaire. Ainsi le soufre, l'hydrogène sul- Ivi, Tacide sulfureux, le phosphore, l'acide phosphoreux, l'ai^scnic, f«îde arsénicuj^ riode sont oxydes par l'ozone. U en csl à<i xuta\^ ôft*
iu amnE gWrale.
mrtanx. Le mercure absorbe l'ozone. L'argent, qui résiste à Toxygi»! loutr- Ir? ti?mj -rri*!»?^?. fixe l'ozone et se change en peroxyde noir.
B^au'Miîî' d^xy-iv-i libri^s ou combinés aux acides sont convertis f-er»:xydes. L'-'XyJt^ de th^llium en s<dutiiin aqueuse brunit en doi du [«^Djxyd-* dr th.llium. Les S4>lutions d«» sultates de |»mlosvdes fer. do n. n-:;nès''. de cobalt, de nii.kel doum'nl dos dc|iôts bruns j^rc'xydos. C^^rtains sulfures métalliques, tels que le sulfui*e deplomkf *on! lonviirîîs en sulfatr-i.
Le Ly::i;ire j:tunr est li-ansformè on cyanure rouge. Avoc les solotioMi •i io dure de p"l;>-'imm. il se produit de la potasse et du biiodurc dep^ t.issium Iriin. qu'un ixcês d'ozone décolore en changeant l'iode enacii| iodique.
B*r;iucoup de matières organiques sonl promptement oxydées ptf lozon-^. Ainsi, les carbures d'hydrogène, le toluène, ressence detérfr benlhine et l'essence de cannelle absorbent la modiGc<itiou active: kl «îe^ix «lomiers corps fonnent avec elle des combinaisons oxvdanleii ..V».,- pn^duolion do vapeui^s blanches: le liquide ainsi traité consent l'in^ttmps dos propriétés oxydantes, analogues à celles que prennent kl. ••s^ioncos i'\| o^tvs à l'action de l'air et de la lumière. L'essence de téfî'* bt:nthino ozonisée décolore l'indigo dès que Ton ajoute un cristal di sulfate ferreux iui mélange.
h\ t' iiîliHv do ::niiic est bleuie.
L'«'^z*>no nlièro Iros-promptement le caoutchouc, qu'il rend friable en r|iif|(]iii-> in^tnnts : il détruit les matières colorantes et les substances alliu!ninoido<. bleuit la teinture de gaïac et oxyde énergiquenient l'ai* cool ol rétlîor.
l'iio température do !250' détruit totalement l'ozone; un pliénomèoe >ombl:ddo se produit à la température ordinaire au contact de certains l'iirps, \oh que l'^rgoiit sec. l'oxyde de cuivre et les peroxydes, |)crosydt^ ilo mrniiîiinèso. tlo plomb, d'hydrogène. Le peroxyde éprouve îdorssouvonl lui-même une décomposition qui le ramèno à l'état de protoxydi'- C'est ainsi que l'eau oxygénée concentrée est décomposée par l'oione.
Jusqu'ici ce cnr|)s n'a encore reçu aucune application, maigre l'énrrgie de ses propriétés ; on a cherché à l'employer comme agent de blanchiment, commo oxydant dans la production du vinaigre et dans b destruction de certaines odeurs.
Comme réactifs les plus sensibles, on emploie soit un papier imbibe d'oxyde de thallium qui brunit en passant à l'état de peroxyde, soitoD^ bande de papier colorée en bleu par du tournesol sur une de ses mW" tiés et imbibe sur Tautre d'un mélange d*enq)ois d'amidon et d'iodun de potassium. L'ozone bleuit la partie qui correspond à Tiodure depO" tassium amidonné sans loucher au tournesol. Si au contraire la mise «
TtlOISIÈllE PAMILLE. - SOUFRE. 495
é de riode était dne à des vapeurs d*acide azoteux, le papier bleu loamesol passerait au rouge.
cldnr doser l'ozone, on Tabsorbe par une solution arsénleusc titrée,
F on détermine le titre après l'absorption ; la perte correspond à e dans une proportion donnée par Téquation
[As»e» 4-2(6') = 40-f-As»e»].
- AsO'-t-20» = 40-l-AsO». (P. Thénard.)
[II. Honzcau fait réagir le gaz contenant Tozonc sur une solution ndore de potnssium ; on chasse l'iode libre par Tébullition et l'on lie la potasse caustique par la méthode alcalimétrique.
Le souCre n'est pas un de ces éléments qui se cachent sous le dégui- ■leni d'une combinaison et exigent de la perspicacité et de longs fcrts pour cti*e mis en évidence. 11 se rencontre en abondance dans ■faines localités, avec ses caractères propres; c'est dire qu'il est ■uiu de toute antiquité. Il serait trop long de relever ici toutes les lées que l'on s'est faites sur sa nature. Lavoisicr le rangea au nombre B8 éléments, à la suite de ses immortelles recherches sur la combustion.
Propriétés physiques. — Les caractères physiques du soufre sont 'autant plus intéressants à étudier qu'ils se modifient dans beaucoup e circonstances.
Tel qu'il se présente le plus ordinairement, le soufre est solide, casttit, facile à pulvériser; sa dureté, un peu supérieure à celle de In Ghau sulfatée, est exprimée par 2,3 dans l'échelle de la dureté des «rp»; sa couleur est jaune pur, jaune de soufre^ disparaissant presque (Qtièrement à une basse température, à — 50". n est sans odeur ni saveur.
Mauvais conducteur de la chaleur et de l'électricité, il s'élcctriso
>igativement par le frottement et développe une odeur spéciale. Frotté sur une brique chauflëc au-dessous de 250", il laisse dans
'obscurité une trace phosphorescente bleue. Vers 114* (HO à H4,5 selon les divei*s observateurs), il fond en
donnant un liquide jaune clair et mobile. Si Ton continue à élever la
^pérature au-dessus du point de fusion, on voit survenir des modiO-
^^&ao& remarquables.
A 150* il devient épais, et sa couleur passe du jaune au rouge bruil
'^. De 170 à 200" la masse parait presque noire, et sa viscosité est
^, qu'on peut renverser le vase sans h faire écouler. ¥ln ^ut^avsMiV
m rHniB GÊirtuu.
l'éléTRlion de tcmjH'nitui-e, on lui rend ven SS&^iO' oM partie ôt A première fluidité, sans que In teinte s'cclaircisse ; eDfin à 44iD* (rerille], 447*,5 (Re(,'nault). 448° (Becquerel), il entre.«ti ébullition en émettiat des vapeurs bnines trauttparentcs et il peut élre distillé dans des appareils en Terre.
IjC floufi-c porté à son point d'ôbulUtion et abandonné au refroidUKment repasse, iiiiiis en sens inverse, par les divers états que nous nana de signnler; à 120° il a repris toute sa fluidité, sa transparence, sa couleur Jnunc clair, et lorsqu'il atteint 112* environ, il commence i m Bolidiltcr en cristnilisant. I.a riistallisnlion se produit d'abord à la sur face et contre les pnrois du vase, pour gagner ensuite peu à peu le centre, à mesure que la tempci'ature s'abaisse au-dessous de 112*. On peutdooc, en choisissant convenablement l'inslant propice, faire écouler le sourrc liquide et mettre à nu los cristaux. On obtient ainsi de magniBipe.' géodes formées de longues aiguilles primutiques transparentes, d'un jaune brunâtre, dirigées Tcrs le centre.
Ces n-istaux diffèrent essentiellement de cem
qui se rcnconti'ent dans la nature. Les premiers
appartiennent au système monoclinique, mono-
ociiiiiirii|us. symétrique ou du prisme rhomboîdal oblique;
- les seconds sont des octaèdres rliombiques ap-
parlcnaut au syslèmc du prisme rhomboîdal droit (fig. 207).
Le soufre est donc dimorphe.
Les deux sortes de cristaux se distinguent non-seulement parlafomMi mais encore par d'autres caractères :
1 lUi «nifiv tirlîn'-iirique.
r ilii soufre prisnialiqur
Chilcur »iit'cili'jii>' ■ 1 '
( du !ou\'w \n\fm3l'u\uc ,
i 2,043 Harchuid et Scbeem.
j 3,07 DrTillc.
1 1,057 Nirchaud et Sbecnr.
i t ,01 DenOt.
) 0,1776 Rrguull » 6V.
) 0,163 Koppi 31».
{T) plus fbrie.
. Prinuc orlhorbombiquc :
-e concboiiUle, écUl