‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 84 sur 138 · COEFFICIENT DE DILATATIO!! DE · texte numérisé non relu

COEFFICIENT DE DILATATIO!! DE

lé

110 a 150O 0.000512 (lloitessier).

La marche du thermomètre pendant réchauffement ou le refroidisse- I . ment du soufre fondu indique également une absorption ou un dégagement de chaleur, c'est-à-dire un travail intérieur. Ainsi» d'après Fraft" kenheini, vers 255® le thermomètre reste quelque temps stationnaire? sans qu'il y ait addition ou soustraction de chaleur. D'après Deville, i* y a deux points d'arrêts : l'un entre 210 et 175*, l'autre entre 1&^ et ^45^

Le soufre fondu et porté vers 400®, puis brusquement refroidi dan " l'eau, subit une trempe et une modification profonde dans ses caractères Au lieu de prendre l'état solide et de devenir cassant, il reste sou forme d'une masse mollo, élastique, transparente, ordinairement couleur rouge-rubis ou jaune-bnm. On peut la pétrir dans les doigterl'étirer coniine du caoutchouc, avec lequel elle présente certaines analo^ — gies de propriétés.

Pour préparer le soufre mou, on verse le liquide, chauffé près diL-^ point d'ébullition, sous forme de mince filet, dans un grand volume^ d'eau froide.

Brodie a trempé le soufre dans un mélange frigorifique formé d'acide^^ carbonique solide et d'élhcr ; il a obtenu une masse dure et transpa-*-' rente, qui, ramenée à la température ordinaire, est redevenue molle eKélastique.

Le soufre mou, abandonné à lui-même, repasse au bout de quelque^^ jours à l'état cassant, opaque et jaune. Ce passage se fait brusquement si on porte sa température à 95® dans une étuve à air ; il est accompagn^^ d'un dégagement de chaleur suffisant pour élever la température de l tnassc à H 2® et même pour ew ÎLw\d\f\ç;v ww^ partie.

faulle. ^ sorpiE. es

^uleur foncée du aoufire moa doit élre aUriboée k h présence de quantités de matières organiques grasses ou antres qvi se déconasous rinfluence de la chaleur. Lorsqu'on prend des prêcautâons » pour éditer ces impuretés, on obtient un soufre mou jauneit transparent.

lufire mou se sépare dans un grand nombre de réactîoos dii-

dans lesquelles l'élément est mis en liberté, et que nous

Toccasion d'étudier plus tard; telles sont les décompoâtions

>osulfites sous l'influence des acides, des cUorures de soufre

lU.

Terrons plus loin, en étudiant Faction du sulfaire de carbone sur erses variétés de soufre mou, qu^on ne peut les coosidêrer comme iuit homogène. Ce sont des mélanges d*au moins deux modificailotropiques.

e ces modîGeations, il en existe une demière fort intéressante et distingue par son insolubilité dans les dissolvants ordinaires du et notamment le sulfure de carbone. Dans aucune circonstance on nt du soufre insoluble exempt de soufre soluble ; mais, suivant les >ns dans lesquelles on se place, on isole du soufre plus ou moins n matière insoluble.

>ufre octaédrique artificiel ou naturel est complètement soluble

sulfure de carbone.

•ufrc mou fraîchement trempé peut contenir de 35t3 à GO pour 100 re insoluble. Lorsqu'il repasse à froid à Tétat de soufre cassant ique, la partie insoluble ne disparaît pas immédiatement et se !nt pendant des mois et des années. Ainsi, au bout de deux ans, icore trouvé 15,7 pour 100 de soufre insoluble. Le soufre mou par précipitation chimique est aussi très-souvent incomplètement

remarqué que la présence du soufre insoluble dans le soufi^e jé chimiquement était constante lorsque la sépai-ation s'eflectue mce d'une liqueur franchement acide, et que la dose en diminuait araissait quand la liqueur est neutre.

leurs de soufre provenant de la condensation brusque des vapeurs rc, d'abord sous forme d'utricules de soufre mou qui se transt ensuite spontanément en cristaux microscopiques, constituent n*ce abondante de soufre insoluble. On peut en extraire de 11 our 100, par épuisement avec le sulfure de carbone suivi d'un à l'alcool.

)ufrc en canons du commerce, le soufre prismatique résultant de llation du soufre cl du refroidissement du liquide distilléy n'en i exempts, .

450 CUDOE GÉNÉRALE.

Les pallies internes d*un canon de soufre sont plus riches en soufire insoluble (7 pour 100) que les parties externes (2,5 pour 100).

11 semble résulter de cet ensemble de faits que le soufre insoluble prend naissance par l'action de la chaleur et d'une température élefée et qu'il en reste d'autant plus dans le produit que le refroidissemeot a été plus rapide.

Le soufre octaédi*iquc fondu à 140^ et refroidi brusquement se dissout encore entièrement; en élevant la température de fusiou au delà de cette limite, on voit apparaître du soufre insoluble en proportions croissantes jusque vers 260®.

Le soufre trempé traité par le sulfure de carbone se dissout en partie; la solution évaporée dépose d'abord du soufi^ octaédrique, puis laisse un résidu mou, étirable en fils, qui se dessèche en une mass6 gi*enue en grande partie insoluble.

Le soufre insoluble obtenu avec la fleur est une poudre amorphe, pres(|uc incolore, floconneuse et s'agglomérant par le frottement. 11 ne se modilic pas à la température ordinaire, mais à 100* il se cooTerlit peu à peu en soufre octaédrique solublc.

L'addition de petites quantités de brome ou d'iode (1/100) à du soufre porté à 200° le maintient pendant trè^- longtemps raou et élastique, en le rendant presque entièrement insoluble. 11 en est de même du chlore à 240°, du charbon, de ceilains carbures d'hydrogène à 270°.

L'huile et la cire fournissent dans des conditions analogues un soufra mou, complctcment solublc dans le sulfure de carbone.

Pour ne pas compliquer un sujet déjà assez confus, nous n'avenu mentionné ici qu'une variété de soufre insoluble ; mais il parait en exister plusieurs se distinguant par la facilité plus ou moins grande avec laquelle elles peuvent être ramenées à l'état de soufre solublc, octaédi'ique, qui représente la forme ou la modification la plus stable.

La densité de la vapeur de soufre varie avec la température à laquelle elle est prise, ou, ce qui revient au même, avec sqn coefficient de dilatation. Celui-ci semble éprouver des changements considémblos. A 500* et dans le voisinage, la densité est égale à 6,654 par rapport à l'air, à 96,1 par rapport à rhydiogène ; à 1000° elle n'est plus que 2,22 par rapport à l'air et 31,75 par rapport à l'hydrogène.

Entre 500 et 1000° elle diminue d'abord lentement, puis plus vite, enfin la diminution se ralentit.

Le soufre, ou plutôt sa vapem*, peut donner un spectre primaire ou secondaire suivant l'intensité do la décharge.

On se sert des tubes à gaines de Plûckër, que Ton doit chaulier'

Kr la Mufre couleon dans l'intérieur du lube vide d'à

I encore le spectre primuire en faîtuinl (-dater l'Olincellc tns de l'hydrogène sulfuré ou en exaiuiDant la flniome do

E de traces de eou&c.

Lslruil juir M. Salel pour observer te spectre pri-

wurrc, on curase lo dard de gaz hydrogène contre une ae en verre, arrosée par un courant continu d'eau froide, tfiae au spectroscope ta partie ainai élargie de la flamme, kir introduit un compose sulfuré : des iraces BuQÎEent

te primaire a 32 bandes; les longueurs d'onde qui correfri milieux des plus brillautcs sont : 525; 519; 508; 504; |4C5,5; 461,5; 447.

(|»ecU"e semndnire les longuunrs d'onde des principales raîca l; »564,ô; 5(51.3; 517.4 (vive); g 545,5 (très-vive); 544,4 lS43.3{tiè3.vive): 543,2. v 552.2; a 502.7 (vive, double);

U (vive, double), ï 4»2,0 ((ig. 210).

réfringent du soufre oclnédriqiK

43a CliniIE GfiRfiRALE.

BOLUBIUré DAIS LB Sa.PinB BB CâBBOBB.

— 11® i6M pfftica.

SOLUBlUri DAH8 DIVBBS MSSOf.TANTS POOB 100 riBflBS.

ihm.m- i 0.965 à 26*

Toluèno 1,479 i 23*

Élher 0,972 i 23»,5

Chloroforme i,205 i 2:r*

Phénol 16,55 i 174»

Aniline 85,95 à 130»

Benzines lourdes bouillant de 150 à 200». {5,8 i 30»

Huiles lourdes 200 à 300*> . ] 8,5 à 30»

Etat naturel. — Le soufre est très-abondant et très-rëpaudu. A 1 libre, il apparaît comme un produit volcanique et comme résultat d*< nations souterraines. La formation du soufre dans le voisinage des cans en activité et en demi -activité est attribuée à la combiu incomplèle qu^éprouvent les émanations de gaz sulfhydrique, doi présence est très-sensible dans les terrains plutoniques. Au contact laves chaudes et des ponces, l'hydrogène sulfuré mélangé d'air i une oxydation partielle qui brûle Thydrogène en formant de I et du soufre. On sait de plus que s*il se forme de Tacide sulfur celui-ci réagit sur riiydrogènc sulfuré avec dépôt de soufre.

Le soufre libre natif existe surtout aux abords des volcans et dont l'activité ne se révèle plus que par des émissions gazeuses. C trouve^ en cristaux ambrés, transparents; en masses cristallines opa et jaunes, dans une argile récente, ou associé au sel gemme, au g] il la célestine.

Les combinaisons naturelles du soufre sont très-abondantat; oo des sulfurer méioUiques de plumb (galèae), de liac (|iIftDde)| da

TAOISIÈMB FAMlMiR. — SOUFRB.

3 (pyrite), de mercure (ci- 'antimoine (stibium), d'aralgar).

Ifates de cbaux, de baryte t)ntianey ainsi que le sul- 3ude, se rencontrent aussi meut ; le sulfate de chaux lui seul des terrains puisifin certaines matières or- 9 principes albuminoïdes, sence de moutarde, etc., mt de petites quantités de

ration. — La préparation ) est une opération indusqui ne se pratique qu'acîment et secondairement laboratoires.

)loîte les matériaux char- )ufre libre qui se renconis les terrains volcaniques, olfa tares. Il suffit d'utiliser té et la volatilité de ce corps )ler dans un état de pureté

Qt.

"océdés de traitement vai la richesse des matériaux lispose.

le soufre abonde et reprémoins 50 pour 100 de la a fusion, dans des chaui fonte, à une température sant pas iAO\ suffit pour e portion notable de pronajeure partie de la gangue ée avec des espèces d'écut le soufre est puisé avec g er.

idu de ce traitement ainsi ^ mioeraîs pauvres peuvent liés dans des fourneaux à

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lU CHUIE GËNËRALE.

La inétiiode la \)\\ii ficiiucminciil einplujve e-t celle de» talca I,e calcaroni est une meule formée de minerais de dncr><î ^ (fig. 21 1), étiiblie sur une <?nvîtc creusée daiiâ le m\ cl munie d A, C, D, intèrîeui'eiiicnt recouverls d'un enduit lisse eu plâtre et ime base ou fond incliné. La meule est couT<>rti< de miii' r i fn

(t il< titii ( ( ( On i mil (It mm 1^01 dins son intérieur des c! il» tu i„( B 1 I! (ht, JI2) On illunie pir le bas, en ivglant |uuii ubliiiii Id toiiiliii tiiiii <1 uiK put» du soufre; celle-ci 1 1/ ijilti) < pour dLUiiiiiiK.1 11 lu ion du reste. Li propo "" . 50

It otilit luiidii i<lnfipc pii un miliu a pratiqué à la ]i: iiuiit ilu lit I iipujlioii duie quitic mois avt>c les calci gi iikIl tliinon ion ti ut int i In foi\ 501) iti ^ea de uiinerai.

Un obtaitl ui iiiiiVLiinL 1 ipiintd du Doufrc |)our 7 ijui minci II

L<. uiifi< btiit iLMiltiiil (l( ir diMtoCs opérations est disi dd tliiiirlii L< i^liiidiiipu^ ou i)\oidixen funto. et les vajieurs dniiKs iliii (Il ^1 iiitJes <liiiid)u tu lunouncrif. Les prm licui loi qiH h (hiinliK i t tiicoïc fruidi fournissent la

M)ufn.(lln iI3 llili)

Si ou loa I k [iiioi» illtindM h teni|)i rature de 110* SL comUiiM* I 1 (t it liipiuK ( t s (couIg pni un tivu de l'ouléc, Tcrsc dins des moules ui bois kgi lemcnl coniques; c'est aîns obtient le soufie appelé sou fie en canon

TRCOStÈllB PAltlUC. — fiODTRK. 4SS

eipale exploilaliou du souû'e se faiL en Sicile et dans certaines rcbipelgi-cc.

>i| retiré qu'exceplionnellenient des pyrites do fer.

Fig. 113. ~- Apponil pour rifUnct le Hurro lirul.

chaaffées au rouge, dégagent une porlioii de leur soufre selon [a tcmpératiu'o) , L'opération se fnit dniis des cylindres dea vases prîsmuliquos rangés borizutitalcniGiit dans un galère au nombre de 12 à 24. Pour ne pas attaquer les cy- |6i)^nt la matière, on se contente d'extraire 26 pour 100 du (fig. 21S).

lise cette tnélhode eu France pendant le bloeus continental. té9 chimiques. — Le soufre est éleclroposilif vis-à-vis de lu cUoie, du brome et de l'iode et élcctront^gntif par rapcoinbustiblcs, tels qua le pbospKoru, rai'semc,Yau>ivirbirae, )«■ hore, le silicium cl un grand nombre de mfa3iava.<

JM CHINII! fiSNeRALB.

II sa combine fncilemcnt avec la plupart dôsélL-meiiU. DaiU l'ointe* mi l'air il s'endaiTinip à 250° en iloiinanl l'acide siilfaroux. Le Mon. le brome cl l'iode s'unissent dircilemonl à loi. Il en est du i

du sélénium, du tellure, et en général de tous les mélalloîdes, à l'excep^ tion de l'aioto. Parmi les métaus, l'or, le platine, l'iridium, le giuci'' nium ne s'unissent pas directement au soufre.

Au point de tuo tlii-rmochimique, nous possédons encore peo t données.

La chaleur de formation de l'acide sulfhydrique gazeux (3 . égale à + 4600 ;

Celle de l'acide suiniydriqiie dissous (S . H' . A(j) est égale à +9200-

Usages. — Grùce à ses applications, le soufre est un des élémonts les plus importants. La fabrication de l'acide sulfurique, de l'acide sulfureux, de la puudro, des allumettes sourrces, du sulfure de carbone, le lilanchiment de la laine et de la floic an soufroir. en consomment d« gades quantités. On ^'6Bffi\M5 ^^ffi^ yMUL,yîflllBr leferdans lapje

tadr« tlvti «mpi-oitjles clans le nioiilngc, pour pK-psier les mèches ■.{loitr le vin. Lu Ueur de soufre sert en médecine, cl cummc pré-

nnlrc l'oïdium de la vigne.

ilenl, poids atomique. — Los mêmes raisons que pour l'oxy-

fe (l(-lerminé les rliimistee il doubler l'ancien cquivnlenH 6 du li odoptei' comme poids Atomique la vnlcur 32.

10 du Boufni du pjritiu-

toHurro McmdtiiH.

Htninnlioii de l'équivnlent du soufre a ètà faite un graud 6 fois par diverses mélliodcs.

7. Borz^ltus pesa le sulfate de plomb formé par l'oxydation i connu de plnnib au moyen de Incidc nitrique inéinngé d'acide (. En admettant pour le sulfate de plomb la formule SO*PbO, iéduire de cctlo pe^èe \v- poids atomique du âoufrc, celui du mt connu. La moyenne trouvée fut 16.08. Ki-dmann et Marrenl un poids connu de cinabre avec do la planure <Ie

pèseront le mercure mis en liberté et dii^tillc. Le cinabre ;et rOquivnleut du mercure étant connu on trouve par une rois et une !i«iistracLion la valeur de S. Le résultat était com-

iS.fiS et 16.01.

da connu de chlorure d'argent dont Icquivalent est éUVA\ inné ta »u)iure par tin courant d'hydrogène suUurfe.\.ov«^iï

iiS CniMIB GÉRtRALE.

lo poids cesse de diminuer, on pèse le sulfure d*argenl, dont on troilTe ainsi l'équivalent par une proportion ; ce dernier diminué de Téquiviknl de Targent donne celui du soufre. Berxélius a trouyé 16,05.

M. Dumas a IransFormc directement des poids connus (5, lOt 15 grammes) d'argent pur en sulfure, par Faction des ^-apeurs de soufre à haute température, et en employant un produit aussi pur que possible, distillé trois fois et cristallisé deux fois dans le sulfure de cl^ bone. La moyenne de cinq expériences a fourni 16,0098.

Enfin, M. Stas est arrivé, en employant cette dernière méthode, ao nombre 16,0371 qui se rapproche beaucoup plus des déterminations de Berzélius que celles de Marignac et de Dumas.

Analyse. — Le soufre libre se reconnaît facilement à Todeur d'acide sulfureux qu'il développe en brûlant à Tair; fondu avec du carbonate de potasse, il donne une masse brune qui, -humectée et portée sur une lame d'argent, y laisse une tache noire, ou dont la solution donne a?ecle nitroprussiate de soude une belle coloration violette. Mais ces can^ tères appartiennent aussi à certains composés sulfurés. Pour être ce^ tain de la présence du soufre libre dans un mélange, on traite celui-ci par du sulfure de carbone rectifié et l'on abandonne le liquide filtré à révaporation dans un verre de montre. On obtiendra un dépôt cristallin de soufre, à moins que l'on n'ait affaire qu'à du soufre insoluble. Dans ce cas, on maintenant la masse pendant quelque temps à 110^, le soufre insoluble repassera à l'état de soufre soluble et pourra élrc isolé parlo sulfure de carbone.

Le dosage du soufre s'effectue généralement en le transformant en acide sulfurique, au moyen de l'acide nitrique concentré, de l'eau régale ou d'un mélange d'acide chlorhydrique et de chlorate de potasse, ou enfin en chauffant avec un mélange sec de chlorure, de chlorate et de carbonate de potassium. L'acide sulfurique est ensuite précipité et pesé sous forme de sulfate de baryte.

Sélénivm.

Berzélius découvrit le sélénium en 1817. En visitant la fabrique d'acide sulfurique de Gripsholm, il remarqua au fond du liquide des chambres de plomb un sédiment rouge-brun qui répandait au chalnmeau l'odeur de raves pourries, considérée alors comme caractéristique du tellure. C'est en cherchante isoler cette dernière subsUtnce qu'il rencontra le nouvel élément ; il lui donna le nom de sélénium (de «Xi^p lune). La présence accidentelle du sélénium dans l'acide sulfurique de Gripsholm était due à l'emploi du soufre de Fahlun, préparé avec \^ py viles de cette locaVilc.

TROKIÈMB FAHILLS. -- SÉLÉNIUM. 430

De même que le soufre, le sélénium peut affecter divers états allo'tropiques, suivant les circonstances dans lesquelles il est mis en liberté.

Soumis à Faction de la chaleur, il se ramollit d'abord, puis il finit par fondre, en donnant un liquide gris de plomb foncé. Celui-ci versé sur une plaque de porcelaine se fige en une masse à surface brillante et noire, i cassure vitreuse, rouge-rubis par transparence lorsqu'on regarde la lumière à travers un éclat mince.

Abandonné au refroidissement, le sélénium fondu passe successivement par tous les degrés de l'état pâteux et se fige au-dessous de 50% en donnant du sélénium vitreux. Comme pendant ce refroidissement le thermomètre plongé dans la masse n'éprouve aucun arrêt dans sa marche descendante, on est en di*oit de conclure ({ue la chnleur de fusion ne devient pas apparente, et reste dans le produit solidifié.

Le sélénium vitreux et amorphe fournit une poudre grise laissant une trace rouge sur le papier; il est mauvais conducteur de l'électricité; sa densité est égale à 4,252; il se conserve sans changement à la température ordinaire, mais à partir de 80^ il se conveilit peu à peu en une masse à édal mélallique.

Cette seconde modification est de couleur gris-bleu, à cassure grenue métallique, semblable à celle de la fonte grise; elle est légèrement malléable, meilleure conductrice de la chaleur et de l'électricité que la première; sa densité à 20^ est égale à 4,801. La transformation du sélénium vitreux en sélénium métallique est surtout rapide entre 125^ et 180®; elle est accompagnée d'un dégagement de chaleur sensible pouvant élever la température de la masse de 100® à 150®. Le sélénium cristallisé qui se sépare d'une solution de séléniure alcalin exposée au contact de l'air offre la même densité (4,786-4,808) et rentre dans la modification métallique.

Les chaleurs spécifiques des deux variétés de sélénium, déterminées à la température ordinaire entre 7® et 20®, ont été trouvées presque identiques et égales à 0,07468 pour le sélénium vitreux, à 0,07446 pour le sélénium métallique.

Entre 20® et 90®, cette égalité ne subsiste plus. On a trouvé 0,07616 pour le sélénium métallique et 0,1056 pour le sélénium vitreux.

Selon Regnault, le sélénium n'offre pas de points de fusion et de solidification déterminables ; il se ramollit ])eu à peu et devient tout à fait fluide au-dessous de 250®. Hittorf a observé sous ce rapport des différences entre le sélénium mélallique ou cristallisé et le sélénium vitreux. Le premier fondrait, d'après lui, à 217®, sans ])réalal)lement se ramollir, tandis que le second se ramollirait à 40®.

Le sélénium métallique est insoluble dans le sulfure de carbone^

440 amiIE GÉ!lfiRALI.

floluble dans le chlorure de eéléninin, d*où il se céfare en riques réunies en grappes.

Le sélénium vitreux est également presque insoluble dans le sulfan de carbone.

Le sélénium précipité à froid par Tacide sulfureux d*une solulioD d*acide sélénicux, ou obtenu par Télectrolyse de Tacide sélénieux, k sépare en flocons rouge-cramoisi, Tolumioeux et h]fdratés; une dessiccation à la icm|)éi*aturc ordinaire ou inaction de la chaleur, au-dessous de 80* et on pi-ésence de Teau, les transforme en une poudre dense amoq)hc, tantôt ronge, tantôt noire, mais semblable au séléuiom Titrein par sa densité, 4,259 à 4,265, et par son insolubilité dans le snlfore de carbone.

Ce même sélénium muge, amorphe et insoluble, obtenu par préeipit^ tion, abandonna poiid.'int quelques mois au contact du sulfure de ca^ bone, se convertit on une modification soluble; la poudre de sélénioni vitreux ne subit pas cette transformation.

Par Télcctrolyse ou par Toxydation à Tair d*une solution d*acide sélenhydriquc on obtient directement la modification soluble. iOOO parties de sulfnro do carbone en dissolvent 1 partie à Tébullition, 0,16 à léro, en Hc colorant en roiigo ou jaune-rougeutre. La solution dépose parr^ froidissomeiit dos feuillets minces, transparents, rouges et brillants, ou des grains si foncés qu'ils paraissent opaipios et noirs, et ne deviennent transparents ol rougos qn*on éclats minces. Par dos échauiïements vers 100* et des rofroidissonionls successifs de la solution en vase clos, on ar rive à obtenir dos cristaux ayant 1 millimètre de côté et appartenant au système clinorhonibiquo.

Ces cristaux sont intôgraloniont sohibles dons le sulfure de carbone; ils ne perdent celte propriété que lorsqu'on les chauffe au-dessus de 106*, vers 110*; on nicnie temps ils deviennent noirs. Le sélénium ainsi modifié reprend sa solubilité lorsqu'il est fondu et refroidi brusquement.

Ln densité des cristaux solublcs est égale à 4,45-4.51 ; celle des cristaux niodiliés et devenus insolubles osl égale à 4,7.

La donsité des cristaux insolubles, sé])arés par oxydation des scléniures alcalins, est égale 4,76-4,788.

Ces dorniors paraissent donc identiques avec les cristaux obtenus dans le sulfure do carbone et modifiés par la chaleur.

Le sélénium cristallisé dans le sulfure de carbone, étant chauffe brusquomont à 200* dans une étuvo, entre en fusion; le liquide refroidi rapidement se fige on une masse viti'ouso.

Le sélénium métallique ne change pas dans ces conditions.

Lo sélénium bout au rouge sombre et donne une vapeur rouge-brun, f///i oiïrc, lorsqu'on In suvchtvwffe, \\Tv\^ç;vvv ç^çeclre d'absorption, avec des

. IftOISlÈHS rAMtUiS. - SÊLËmUM.

inmses dans le bleu et te vapeur se condense tria te ou en gouttes H* i la rapidité du refroi-

i de Tapeur à 860* est »ort à l'air ; elle diminue nesure qu'on augmente re. A 1450', elle a été t à 5,68 par rapport à r rapport à Thydrogène.

\ soufre, le sélénium spectres dans des congués. Le spectre prinre dans la flamme du dans celle du gaz mépeur de sélénium, lurs d'onde des milieux les bandes du spectre it : 587; 579; 565; »27; 516; 505; 495;

î de lignes est formé $ : a 530,7 (très-vive); 22,3 (vive); 8 517,1 4,2 (vive); Ç 509,5, 9,5; e 484 (fig. 216).

m est un des éléments !8 et les moins répanart on ne le rencontre notables. Certains sourenferment des traces, combinaison avec les compagne les sulfures, )portions si minimes ifficile de l'extraire dices sources, ntré dans les mines du éniures de plomb, de rgent, de cuivre, en liées, mais très-petites

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