TROISIÈME FA311LL6. - SOUFRE
#*q»rA8 Brodie, le soufre prismatique ne fond qu'à 120*; le soufre manque fond à 114\5.
pi couleur du soufre prismatique, au lieu d'ctrc jaune pur, est if marquée.
Èbb cristaux prismatiques ne représentent pas une modification stable clwiifre. Abandonnés à eux-mêmes, à la température ordinaire, ils Ipent au bout de quelques heures leur transparence et leur couleur ■fta-ktinàtre, et se convertissent en une agglomération de cristaux pMriques qui ne garde plus du prisme que la forme extérieure. On le passage au moyen de chocs, de frottements, en rayant le cristal, TiDDuencc de traces de sulfure de carbone, et surtout par le contact un cristal octaédrique.
soufre octaédrique s'obtient directement en abandonnant ù rêvaion spontanée une solution de soufre dans le sulfure do carbone. cristaux sont volumineux et en tout semblables à ceux de la >•
moven de solutions sursaturées de soufre dans certains dissolon peut produire à volonté des cristaux octaédriques ou des lUX prismatiques en faisant intcnenir l'influence d'un cristal dée.
linsiy en dissolvant du soufre dans la benzine ou le toluène à une rature inférieure à 80° et en laissant refroidir le liquide jusqu\à fS^f à l'abri des poussières atmosphériques, M. Gcmez obtient une soluion sursaturée qui dépose des cristaux prismatiques si Tony plonge un Àtal prismatique, et des cristaux octaédriques au contact d'un cristal idaédrique. Les deux effets peuvent être réalisés simultanément, en kux points différents de la même liqueur.
La température à laquelle le soufre, se sépare d'une solution parait ofluer sur la nature des cristaux. Une solution saturée de soufre dans a benzine dépose principalement des cristaux prismatiques de 86° à 75** 4 des cristaux octaédriques à basse température.
Le soufre fondu, maintenu en surfusion au-dessous de 90°, dépose des ^taux octaédriques et se prend en masse formée par la juxtaposition ie gros cristaux octaédriques, masse plus dure et moins facile à pulvériser que le soufre en canon.
Une solution de soufre octaédrique dans Talcool absolu bouillant dépose d'abord, par un refroidissement brusque, des aiguilles prismaticpes presque incolores, fusibles à 120°, et ensuite des octaèdres jaunes. Le passage du soufre prismatique à l'état octaédrique est accompagné d'un dégagement de chaleur très-sensible, capable d'élever de 12° la ^pérature de la masse.
U transformation inverse du soufre octaédrique en soutre ^v\%uv^\\^^
M8 CHIMIE GfilffiRALE.
peut 8*e(Tectucr sans liquéfaction préalable : un cristal octaédriquemaid- | ^ tenu quelque temps vci*s 110^ devient opaque, brunâtre, et secoQTertit. en un amas de prismes clinorhombiques ; en même temps la chaleur spécifique diminue.
Les deux formes cristallines du souire ne représentent pas la limite des modifications allotropiques que ce singulier corps peut éprouver.
Les changements survenus pendant réchauffement du soufre liquéGc sont des indices d'états particuliers résultant d*absorptions de chaleur, et par conséquent d'un travail interne. Le coefficient de dilatation diminue a mesure que la température s'élève et atteint un minimum entre 150 et 200'.