QUATRIÈME FAMILLE. — AZOTE
st disposé sous une cloche C, et les deux feuilles d'étain sont
communication avec les deux pôles d'une pile de Lcclanché.
osilif aboutit à l'ar-
itenrie de la cloche A.
:onditions on constate
e quelques mois (sept
3 fixation sensible d'a-
à 1,8 pour 1000).
les circonstances ana-
l. Berthelot a observé
[laison de l'azote et de
îne en faible proportion
dation d'ammoniaque.
s. — L'azote libre et
a reçu que des applica-
Tdre secondaire. Dans
ratoires» on l'emploie
bis pour mettre certains corps à l'abri de l'air et de l'oxygène.
nature, il joue vis-à-vis de l'oxygène le rôle de modérateur. En
le son inertie, on ne peut lui assigner de fonctions dérivant
tivité chimique, et pour le moment, malgré les intéressantes
ions de M. Berthelot, on ne saurait dire si la faculté qu'il pos-
se fixer aux matières organiques, sous rinfluence de l'élcctri-
losphérique, doit être invoquée sérieusement dans la chimie
ue des végétaux. Les expériences de M. Boussingault prouvent,
aire, que l'azote n'est pas absorbé par les plantes.
mlent, poids atomique, — L'équivalent de l'azote se déduit de
araison entre la densité de ce gaz et celle de l'oxygène ou de
ène.
, en prenant pour le protoxyde d'azote la formule Az'O qui rap-
'il est formé de 2 volumes d'azote et de 1 volume d'oxygène, on
! les poids atomiques de l'azote et de l'oxygène sont entre eux
les densités de ces deux corps. En adoptant les nombres de
nnas et Boussingault pour les densités, on a
0,9714 , r, ,A A 0,9714x16 et pour 6 = 16 Az= ^^^^^^^
eme pour l'ammoniaque, formée de 1 volume d'azote et de 3 voi'hydrogène, ayant pour formule AzIP, les poids atomiques des 2 sont entre eux comme leurs densités :
et pour II = 1 Az =
Marignac a déteiiuiné réquivalent de Pazote par pesées, &ï sainat trois méthodes distinctes :
1** On cherche le poids de nitrate d'argent neutre et anhydre fonni par un poids connu d'argent. La formule admise pour le nitrate d'argent ' étant AzO'Ag ou AzO*AgO, si Ton connaît la valeur de Ag et de 6 ou de 0, on arrivera facilement par une double sousti'action à celle de Az. La valeur moyenne trouvée pour AzO'AgO ou AzO'Ag étant de 169,9745» on a
Az = 169,9745— [6x8 ou 3 X 16] — 107,97 = 14,0045.
On voit que la valeur de Az dépend de celle de Ag.
2^ On cherche les quantités relatives de chlorure de potassium et de nitrate d'argent qui se décomposent réciproquement. L'équivalent du chlorure de potassium étant connu, on en déduit celui du nitrate dV gent et partant celui de l'azote. Marignac a trouvé en moyenne, par cette voie,
AzO'AgO ou Aze*Ag = 170,0303, d'où Az = 14,06.
3^ On dissout dans l'acide nitrique un poids connu d'argent, et Ton cherche le poids de sel ammoniac ClIIAzU' nécessaire pour précipiter exactement l'argent. Cette détermination doime l'équivalent du sel amiiioniac; la moyenne trouvée est 53,5 :
Az = 53,D — 35,5 — 4 = 14.
Les expériences de M. Stas, faites par des méthodes analogues, conduisent au nombre 14,041. Pour les besoins de la pratique courante des analyses, le nombre rond 14 est suflisamment exact.
L'équivalent et le poids atomique de l'azote sont égaux.
Analyse. — L'azote gazeux se reconnaît à ses propriétés négatives. Etant inabsorbablc par le phosphore ou l'acide pyrogallique en solution alcaline, ainsi que par les alcalis, incombustible et non comburant, u reste toujoui*s comme résidu lorsque l'on a successivement éliminé \^ gaz combustibles par la détonation dans l'eudiomètre avec un excès d'oxygène et absorbé l'acide carbonique et l'excès d'oxygène par les réactifs convenables (potasse, phosphore). Un semblable résidu est incolore, inodore, éteint immédiatement une bougie en combustion et ne trouble pas Teau de chaux.
Le seul caractère positif qu'il soit facile de mettre en évidence est le suivant : Le gaz additionné d'oxygène et séché est introduit dans une éprouvette sur le mercure, et l'on fait éclater dans l'intérieur du fflchnge les étincelles d'une totVe tuîvcVvxw^ dft Ruhmkorff, en employant le
QiuniSiiE rimxz. - iik inosfflfKiûn:. «s»
jY V. fierthelol (fig. 231i. On Tuit au U-ut d* deux t>u trois
. ^- lube se remplir de Tapeur« nilreu^e?. Il ne faut p£>t:-ub!;«f
il^*^"^ iipours ou cetiains^'az hziAk* jeu^eiil dviiucr do* ri-sul-
fTJfpj, mais ces gai &ual absurÉKiltles f-ar la f otr — e eyrn.-.ine)
Tït. SI. — ApfVnilBïitbtWpfttu' rélioetSt.
rTclu (amiDOniaque) ou par l'aleool icyanums des radicaux alcoo* ■ eu vapeur) . Le bioxrde d'azote e^l ab>orbable par le ^iulfate fer- Ken sdlntion et se di$tiii<:ue par là facilement de {'.iifule. Quant au t d'azote, il peut ii't'er quelques diflk-ultcs s'il e^l niétangé ; le meilleur iRoyen de le «'piU'ei' consiste à utiliser sa sulubilîté , qui est à peu près é^dle à celle de l'acide i-arbuiiiqiic.
Air ■(■Maphérl^se.
n 8'e?t fait à diverses t'-poques des idée:* très-variées sur la nature de
• vil, jusiiu'au moment oîi les
,Mi\ de Mayow. Kutheriurd. Stiiè y et I^voiîiier en établiixnt la lèrilabir l'nnslitution. . Four Aristole et ses disciples l'air élait un èlt'ineiil luniiue l'eau, le VelU terre. On admetlail la possiliililè d'une traiisfunnation de l'un
\f L'Iéments dans l'autre.
' Ainsi, d'après Pline, Tenu des nuages se rixiiit' par ntndfnsalion de ; A'nn negaverim nube$ liquore egivusn in viibliiiu: aut i-x aère iBr/o m lîqvorem gigni; et ailleurs : Aer deiialitr tiubibus. ' Piirni''-I«e croyait que l'air se forme par une cuinliinaisuii de l'eau avec Pfeu. Cflte opinion fut combattue par Van Ilcimunt, qui montra que la ^Mpresjsioa la plus énergique ne peut piovoquer la cuiidenbatiun de ■W eo eau.
Jem liefi <)Qi dès 1630 avait observé que les métaux cliauiïéaauconk( de l'air augmentent de poids, pensait qu'ils dcvaiciil vvVVe aiui^wu-
460 CHIMIE GËNËRALE.
talion a la fixation d'une certaine quantité d*air lors de leur (M rétat de chaux; mais, pour lui, lair agissait dans ce cas comi corps unique. Cependant, dès le milieu du dix-«eplième siècle, c servait certains faits tendant à établir que Tair renferme un pii actif dans la combustion et la respiration à coté d*un principe û Mayow, en 1669, dans son Tractatus quinque medico-physicif a nettement Tidée de la présence dans l'air de particules nitro^èn d'un spiritus nitro-aerei igneique natura^ qui interricnt dans I duction du salpêtre, se fixe aux métaux et augmente leur poids pi leur transformation en chaux, est nécessaire i la combustion et à piration. II fait observer que le volume de Fair diminue par le iai respiration et de la combustion en vase clos, et que le résidu aéi dans les deux cas devenu impropre à la respiration et à la combv d'oiï il conclut que la totalité ^de l'air n'intervient pas dans ce phénomènes.
Ces observations et ces déductions si rationnelles et si près vérité furent longtemps méconnues, et ce n'est qu'un siècle e plus tard que les recherches de Priestley, de Schécle et de Lai recherches dont nous avons parlé à propos de l'azolc et de Toi établirent la vraie nature de l'air.
Composition de Vair. — Abstraction faite de 4 à 5 millièi substances cti*angères gazeuses, presque exclusivement formées peur aqueuse et diacide carbonique, l'air est un mélange homo de composition constante des deux gaz élémentaires que nous avo étudiés : Tii/ole et roxygènc.