‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 91 sur 138 · QUATRIÈME FAMILLE. — PHOSPHORE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME FAMILLE. — PHOSPHORE

.liTorise le phénomène, on constate la production simultanée d*nzotitc nuDoniaque. La combustion lente du phosphore continue jusqu'à iorption totale de l'oxygène; elle est accompagnée d'une lueur spé- Je, d'une phosphorescence qui a donné son nom à l'élément. Si Ton empêche la température de s'élever au delà de certaines ites» 50^ environ, ce qui ferait dégénérer la réaction en combus- I vive accompagnée d'incandescence, le produit est un mélange âde phosphoreux et d'acide phosphorique hydratés; envisagé autrefois une un composé oxygéné spécial, ce mélange portait le nom d'acide isphatique. On est revenu récemment à cette idée. lès que la température s'élève au-dessus du point de fusion, vers 60*, thosphore prend feu. La facilité d'inflammation varie, du reste, avec lureté : du phosphore qui est resté quelque temps soumis à rnction ta lumière et de l'air dans un espace restreint est plus facilement ammable que du phosphore pur. Dans tous les cas, le corps doit être jours inanié avec précaution et sous l'eau. Les brûlures qu'il prope sont douloureuses et profondes ; la substance, fondant pendant 'die brûle, se répand à la surface de la peau. Les produits acides de te combustion augmentent l'irritation due à l'action de la chaleur, lin fait digne de remarque, c'est l'inertie de l'oxygène pur à une près- Q voisine de la pression ordinaire; l'absorption à froid ne commence 3 lorsque le gaz est convenablement dilué par de l'azote ou par un e partiel. La dilution de l'oxygène, telle qu'elle existe dans l'air, I d'atmosphère, représente à peu près la limite à laquelle le phosphore t sur l'oxygène.

La présence de certains gaz ou vapeurs, tels que l'éthylènc, le gnz de :lairage, les hydrogènes phosphore et sulfuré, l'acide suli'uriquc, les >eurs d'élher, d'essence de térébenthine, de pétrole, cmpcchont la )sphorescence et l'absorption de l'oxygène de l'air par le phosphore roid.

Dans l'obscurité le phosphore n'agit que très-lentement sur l'oxygène sous dans l'eau au sein de laquelle on le conserve ; à la lumière, bsorption de cet oxygène est beaucoup plus rapide. Par la combustion vive on obtient soit de l'acide phosphoreux, soit l'acide phosphorique, suivant qu'il y a excès ou non de phosphore r rapport à l'oxygène.

Le chlore et le brome, ainsi que l'iode, se combinent directement immédiatement au phosphore en plusieurs proportions; l'union est <M)mpagnée d'un vif dégagement de chaleur et même de lumière. Avec soufre, il se produit souvent de violentes explosions. Pïrmi les métalloïdes, l'azote, l'hydrogène et le carbone ne forment it de combinaisons directes avec le phosphore.

4t!) CHHIE GÉNÉRALE.

La plupart des métaux sont susceptibles de s^unir à lui en iaoÊâ] des ph«)^[»hure>. que l'on obtient aussi par raclîon du phosphore nrl oiydes nit-talliques.

Le phosphore ordinaire est un poison violent. Ingéré à petites d(«i|| il pn^voque d*ab«>rddes vomissements et des douleurs épigastnques,M il a;:it sur le système nerveux qu'il déprime, en amenant eniin le et la mort. L'ictère est un symptôme fréquent de ^empoi^onDelDal|^ que l'on combat le mieux, d'après M. Pei-sonne, en administrant de rcFJ sonce de lort-benlhine.

Csa^ies, — L'application la plus importante du phosphore est emploi dans la fiibrication des allumettes chimiques. Elle est fondêeitf| son inflammabilité sous rinfluence du frottement sur un corps nigoBOij mais on tend de plus en plus à le remplacer par la modiBcation qui n'offre pas les mêmes dangers d'incendie etd'intoxication; les connues sous le nom de morl aux rats sont fréquemment à hat phosphore.

Entin les chimistes en font souvent usage comme réactif.

Équivalent et poids atomique. — On a conservé comme fmk' niique du phosphore la valeur de son équivalent 51.

Uerzélius chercha à déterminer la quantité d'argent que donne le pliorc dans une solution de sulfate argentique en excès. Le métal pité était bouilli avec l'excès de dissolution saline; le sulfate d'argrtt non dissous était eiilové par Tammoniaquc caustique. 1 équivalent de |hospliore se combinant à 5 équivalents (0 = 8) d'oxv'çcne doit endemment aussi précipiter 5 équivalents d'argent. Ou arrive ainsi w nombre 51,56.

Les expériences de Pelouze et de M. Dumas portent sur l'analyse dn protochlorure de phosphore PhCI' puretexempt deperchlonireetd'oïjchlorure. Ce produit, préparé par l'action du chloi-e^ec sur lephosplww desséché aussi, ou par la distillation d'un mélange de calomcl et de phosphore rouge, est pesé dans une ampoule de verre que l'on bnse dans un flacon renfermant de l'eau fortement acidulée par l'acide afo* tique. On agile le flacon tant qu'il y reste des vapeurs, |»uis on précipite le chlore par le nitrate d'argent et l'on pèse le chlorure d'argent. Ph correspond à 5CIAg. M. Dumas a obtenu ainsi le nombre 51, O0i<p^ est adopté partout et qui coudmic l'équivalent déterminé par Schnrf^r (Journal fur praktische Chemie, t. LUI, p. 455), par la pesée directe de l'acide phosphorique formé par la combustion d'un poids conno de phospliorc rouge dans l'oxygène sec.

Le poids atomique du phosphore, tel qu'il a été adopte, présent une anomalie qu'il importe de relever: au lieu de correspondre à 1 1( lume de vapeur, comme celui de l'azote et de la plupart des élément^

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