QUATRIEME FAMILLE. — ANTIMOINE
tion de sulfate d'antimoine. L'acide cblorhydrique concentré n'agit que sur le métal très-di^isé.
Les alcalis caustiques sont inactifs. Les polysulfures alcalins transforment l'antimoine en sulfo-antimoniates solubies.
Usages, — L'antimoine ne sert qu'à la préparation de quelques alliages ; celui des caractères d'imprimerie est formé de 1/5 d'antimoine et de 4/5 de plomb. Les combinaisons antimoniées, dont quelques-unes se font en partant du métal, ont reçu, comme nous le verrons, des applications variées, surtout en médecine.
Équivalent^ poids atomique, — Dans les trois oxydes de l'antimoine, les quantités d'oxygène sont entre elles comme les nombres 3, 4, 5; de plus, l'antimoine est isomorphe avec l'arsenic, ce qui conduit aux formules
i[Sb«e-j |[sb*e»| (Sbœ isbo'*
pour les deux oxydes extrêmes, ot
[SbO* ou Sb*0*] SbO*
pour l'oxyde intermédiaire.
C'est ce dernier corps que l'on obtient en Iraitunl raiitinioiue par l'acide azotique pur, en distillant l'excès d'acide et en calcinant douce* ment le produit jusqu'à ce qu'il devienne blanc par le refroidissement. L'augmentation de poids éprouvée dans ces circonstances par une dose Connue de métal a conduit Berzélius au nombre 129.
M. Dumas, après avoir essayé de déterminer l'équivalent en réduisant l*oxyde ou le sulfure par l'hydrogène ou en oxydant le métal par l'acide azotique, et n'avoir obtenu par cette voie que des résultats discordants, s^est arrêté à l'analyse du beurre d'antimoine ou protochlorure SbCl'.
Le composé pur est dissous dans l'eau acidulée d'acide tartrique et la dissolution est précipitée par le nitrate d'argent ; le chlorure d'argent insoluble qui se sépare est pesé. Les résultats obtenus le conduisirent !la nombre 122, qui a été adopté pendant longtemps. Cette question a été récenmient reprise par Cooke (Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences^ nouvelle série, t. V). L'analyse du chlot-ure lui donna d'une manière constante le nombre 122 déjà trouvé par M. Dumas et par M. Dexter, tandis que celles du sulfure, du bromure et de l'iodure d'antimoine ont donné pour la valeur du poids atomique le nombre 120. La diflérence tient à la difficulté insurmon table que l'on rencontre à obtenir le chlorure exempt d'oxychlorurc. La valeur 120 pour le poids atomique doit être admise, d'après les expériences de Cooke.
498 CUIMIE GÉNÉRILE.
Analyae. — Loi-sque rantinioine n*est pas en quantité sufGsante et à l'état de pureté couvennble pour qu*on puisse le caractériser par ses propriétés physiques, il est nécessaire de le transfonner en coiubioaisoo oxygénée soluble, dont on détermine la nature comme nous le verrous plus tard (oxyde d'antimoine).
On y arrive toujours facilement en traitant la substance par l'eau régale ou par l'acide uitriquo, en évaporant à sec et en traitant ensuite par le tartrate d'ammoniaque : la solution fournit avec l'hydrogène sulfuré un précipité orangé, cl donne dans l'appareil de Marsh de Thydrogèoe anliuionié.
BlMinnih.
Basile Valentin, au quinzième siècle, est le premier auteur qui \mk avec clarté du bismuth. « De même que l'antimoine prend place entre l'étaiu et le plomb, le bismuth se range entre l'étain et le fer. »
Potl, J. Geol'ii'oy et Bergman firent connaître ses propriétés les plus saillantes.
Propriétés phtjsiques, — Le bismuth est un corps solide, blanc, avec rcllcls rou^eàlres, d\ui éclat métallique prononcé; il est durel cassant quand il n'cîst pas tout à l'ait pur, mais possède un certain degré do malléabilité s'il est exempt de toute substance étrangère.
La densité du bisuiuth cristallisé est égale à 9,935: celle du niéfôl trenq)é est égale à 9,077; elle diminue par la compression.
Le bismulh fond en se dilatant à 247^(264* selon Rudberg); il est volatil à une liante leuipérature et peut être distillé dans un courant d'hydrogène au rouge.
Sa texlure est cristalline, lamelleuse. On peut facilement obtenir le bismuth cristallisé en belles trémies assez semblables par leur forme et leur volume à celhvs du chlorure de sodium. A cet effet, on liquéfie le métal dans uiieca|)sule, en opérant sur plusieurs kilogrammes à la fois- Le liipiicle est abandonné au rejios et à un refroidissement lent.
Lorsque la cristallisation connnence et qu'il s'est formé à la surface du bain métallique une croûte solide assez épaisse, on perce celle-<'ï avec un fer rouge et Ton fait écouler l'excédant de liquide. Si Ton a saisi le moment propice, on met ainsi à nu une belle géode de cristaux irisés par une oxydation superficielle.
Les cristaux d(» bisnnith sont des rhomboèdres (système hexagonal) très-voisins du cube, avec un angle de ST 40'.
Le métal est insoluble dans tous les dissolvants neutres.
L'étincelle de la bouteille de Leyde, éclatant entre des pôles de bisimilli, donne un s\.ccVve AowV W?> Y\u\t vraies raies sont les suivantes:
QUATRIEME FAMILLE. -~ lUSMUTU.
(vive); ^ 605,7 (vive);
(vive); 581,6; e 571,7;
rive) ; tj 527,0 (très-vive);
[Irès-vive) ; [a 514,4 (très-
)12,4 (très-vive) ; z 499,3
472,2 (très-vive) ;p 456,0; 425,9 (fig. 242).
étincelle d'induction celasurface des solutions de
)ismuth, on a les i*aies :
ve) ; 520,8 ; 472,2 (très- 1,8.
ductibilité caloriBque, vareste suivant la direction
e, est égale à 61 , celle de
:>tant 100.
iductibilité électrique est par les nombres 1,19
atthiessen), 1,8 à 0« (Wi-
ît Franz), celle de Targent
leur spécifique est 0,3084 ; ficient de dilatation est l . Le métal est diamagné-
aturel. — Le bismuth se méralement à Tétat libre natif) dans des filons, dans is primitifs ou de transition
schistes argileux) ; sous le, il accompagne les minc- )balt, de nickel et d'argent ge. Saxe; Angleterre).
très minerais de bismuth *^ yde, le sulfure, le tcllu- 'O
sulfures de bismuth, de ^
de plomb.
action du niétcil natif est g 'ation très-simple; il s'a- "^
séparer de sa gangue et, ^ ile fusion, on y arrive par o seul de la vhaleur, 'B
ii^
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