‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 99 sur 138 · IV--M · texte numérisé non relu

IV--M

CINUUIEMB FAMILLE. — DORE.

inge d*acide borique et 1 fortement chautTé dans )ils ^n charbon de cornilicu d*un courant dV nant de l'air privé d'oxy- Tiit un azoture blanc et si la proportion de charxactenicnt celle qui est à la réduction de Tacide

bÙO

ait passer un courant de *azote dans un tube en pli de bore amorphe lé-

chaufTé, celui-ci brûle

vive incandescence, en simultanément aux deux lu bioxyde d^azote et en n mélange d'acide bori- '.olure de bore, ces expériences éfablisnent la faculté que posre de s'unir directement uomcnt il l'azote; elles

pourquoi il est imposlauiTcr du bore dans des i^asqués ordinaires sans changer en azoture dans re réductrice du four- (uie manière d'échapper nvénient consiste à em-

brasque spéciale formée ige de rutile et de char- •éle aussi bien l'oxygène

et dans lequel on plonge contenant le bore destiné ffé.

$'allie facilement au pla-

il détermine la fusion

de la formation d'un 1 réfracta ire ; il en est our le palladium, l'irio<;miure d'iridium. Ce

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510 CUUIIE GÉNÉRALE.

dernier composé fond à une haute température aTec le bore, sans pe^ drc d*osniiuiu.

Les acides quels qu'ils soient, purs ou mélangés, n'ont aucune acUon sur le bore, soit à froid, soit à chaud. L*eau régale semble cependant exercer une action dissolvante très-faible.

Chauffe avec du bisulfate de potasse, le bore se convertit en acide borique, et il se dégage de Tacide sulfureux.

La soude caustique bouillante ne l'altère pas; la soude monohydratée le dissout lentement au rouge franc. Le salpêtre parait sans action à cette température sur le bore cristallisé.

L'acide chlorhydrique gazeux est décomposé par le bore amorphe, avec dégagement de chaleur et de lumière, à une température plus éleîée que celle qui est nécessaire pour provoquer l'action du même gaz sur le silicium ; on obtient du chlorure de bore

5Clll-4-«o = BoCl»-+-31L

On n'a pas réussi à former un hydrure de bore en traitant le bonire d'aluminium par l'acide chlorhydrique liquide. Le gaz qui se dégage, séché et porté au rouge dans un tube eu verre, dépose un peu de silicium sans trace de bore.

' Au rouge bien prononcé, le bore prend feu dans la vapeur d'eau avec production d'hydrogène et d'acide borique, dont une partie se volatilise avec Toau et dont l'autre protège en fondant une notable quaatitc de bore contre Taction de la vapeur d'eau.

Le bore s'unit directement au soufre au rouge et brûle dans sa vapeur avec une flamme rouge.

Dans Thydrogone sulfuré, l'absorption du soufre par le bore avec dégagement d'hydrogène se fait à chaud avec une grande rapidité, mais sans production de lumière sensible. Le sulfure de bore formé reste en partie dans la nacelle où est le bore, et se transporte en partie en cristallisant contre les parois froides du tube en verre.

Le bore amorphe réduit à haute température les chlorures de mercure, de plomb et d'argent, mais reste sans action sur les iodures correspondants. Il réduit également la galène et donne du plomb et du sulfure de bore.

Équivalent, poids atomique. — Dans le borax, le rapport entre Toxygène de la hase et l'oxygène de l'acide est égal à 1 • 6, ce qui conduit à faire attribuer à l'acide borique l'une des deux fornndes

lbo*0*J ([Boe«]

BoO* """ (Bo*0«

si ïon veut envisager le boviw v.mvvvu(i uu sel neutre. Plus tard, loi'squou

CINQUIÈME Famille. — bore. 511

eut réussi à préparer des borates alcalius, de magnésie et d*oxyde d'argent dans lesquels le rapport de Toxygène de la base à l'oxygène de Tacide est 1 : 3, borates que Ton considéra comme les véritables sels neutres, on admit pour Tacide borique la formule

Bo*e»

BoO»,

d'après laquelle on calcula Téquivaient. 11 est très-diflicile de déterminer par syn.hèse directe la quantité exacte d'oxygène qui s'unit à un poids connu de bore, à cause de l'impossibilité d'arriver à une combustion totale. Uumphry Davy a trouvé que l'acide borique contient 68 pour 100 d'oxygène; les expériences de Berzélius donnent 60 pour 100. Avec le nombre 68, les analyses du borax et la déterminatii ji des quantités d'eau, de soude et d'acide borique contenues dans ce sel donnent les rapports 6:1 : 10 pour les quantités d'oxygène conlenues dans Tacide, la base et l'eau, rapports qui correspondent à 68,81 pour 100 d'oxygène dans l'acide borique ; l'équivalent ou l'atome de bore Bo devient, d'après cela, égal à 10,893. Mais dans cette manière de procéder toutes les erreurs d'expériences dans la détermination de l'eau, de la soude et de la composition de l'acide borique s'accunmlent sur le dernier uombre obtenu par soustraction, qui est l'équivalent du bore.

M. Deville déduit de l'analyse du chlorure de bore obtenu par l'action

de l'acide chlorhydrique gazeux sur le bore, et de celle du bronun*e

formé directement, la valeur H,0 pour l'équivalent du bore, en prenant

pour ces composés les formules Bo CI', BoBi**, confirmées par les densi

lés de vapeur. L'analyse se fait par le même procédé que celle du

chlorure de phosphore. Le chlorure et le bromure sont pesés dans de

petites ampoules en verre, que l'on brise dans un flacon bien bouché

•"oiifermant de l'eau. On ouvre le flacon quand toute trace de lumée a

disparu : le chlore de l'acide chlorhydrique formé est précipité par le

f^îh-ale d'argent et le chlorure d'argent est pesé.

L'analyse du chlorure de bore formé directement par l'union du -hlore avec le bore a donné pour l'équivalent le nombre 10,6. Il reste îcnc encore quelques incertitudes sur le véritable équivalent du bore.

On a conservé pour le poids atomique la valeur de l'équivalent, bien )ue les considérations des chaleurs spécifiques ne soient pas opposées à '^adoption d'un nombre double, puisque le produit de 22 par 0,257 [chaleur spécifique à 57°) est égal à 5,654. Les formules seraient, dans ie cas, pour l'acide borique BoO', i)Our le chlorure de bore fioCl% el a molécule de chlorure de bore correspondrait à 4 volumes au lieu de 2. ]ie sont donc, on le voit, des raisons fondées sur les volumes gazeux ;jui fixent la valeur du poids atomique et font adopter 11 ovx \Q,^.

A |JI1M1£ ^ÛAàLC.

Vtnfj^i, Le bure o'a pas d'applîcatioiif. te poomit remplacer h I oiidre dv diamant par b poudre de bore dams h tanie des pierres pré*

AiinlfjMe, — (}n reconnaît le bore à ses cjijctèie* physiques et chiinit|iie^. Le moyen le plus direct d'en établir b présence consiste â chaot ffr b matière au rouiore dans on tube, et de faire arriver no courant àt chlore. Le chlorure de bore. s*il y en a de formé, se décompose an coot2rt de Teau contenue dans un rase bTenr, disant suite à rapparetl. et dan^ laquelle on poorra rechercher les caractères analytiques de l'acide borique, notamment b coloration brune qu*il communique à un papier jaune de curruma, en présence de Tacide chlorhydrique, coloration qui pas:^ au bleu fonré sous l'influence de Fammoniaque. L*acide borique donne, en OL^re, une coloration Terte aux flammes dans lesanelles on rintroduit ivnyrz Actfh borique).

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