‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 98 sur 138 · sur 1 .0.0 (faces adjacoutos · texte numérisé non relu

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Le bore est isomorphe avec l'élnin, le seul des métaux qui ne soit pas cubique ou rhoinboédrique. Les angles sont les mêmes pour tous 1^ cristaux, quelle que soit leur couleur, depuis le grenat jusqu'au jaune de miel.

La composition de ce bore est très-variable. L'analyse suivante donne une idée des proportions moyennes des corps qui y entrent; elleacle fuite sur un très-bel échantillon :

Carlwno 4,2

Aluminium 0,7

Bore 89.1

La dose d*aluminium peut atteindre 13 pour 100; mais même alors elle est trop faible pour correspondre à une combinaison définie. On obtient ces cristaux toutes les fois que l'on maintient l'acide bo-

ï en contact avec un excès d'aluminium, à une haute température, un creuset de charbon de cornue pendant au moins cinq heures. plus dure de toutes les variétés de bore se prépare en épuisant à plu- • reprises Faction de Tacide borique en grand excès sur Taluminium me température telle que tout lacide borique soit volatilisé très- Ipment. 11 reste dans le creuset une masse caverneuse, rouge-chocolat I hérissée de cristaux de bore d'un très-grand éclat, semblables à la ié de diamant appelée boort. On ne parvient pas, dans ce cas, à ter le bore du corindon dont il est imprégné. ibore amorphe peut être transformé en bore cristallin. On brasque Miset de terre avec du bore amorphe, et on y introduit un morceau taùnium. A une température élevée, le bore se dissout dans Talumii et cristallise par le refroidissement. La sépai^ation s'effectue en ibant l'aluminium dans la soude caustique. L'expérience ne réussit certaines précautions. Pour éviter la formation facile de l'azoture 9 il faut envelopper le creuset d'un second creuset, en tassant I Tespace annulaire une brasque composée d'un méhinge de rutile le titanique) et de charbon. Le titane arrête l'azote qui tend à péer dans le vase intérieur, en même temps que le charbon s'empnro 'oxygène.

ui« la préparation du bore adamantin, on obtient toujours une ccr i quantité de lamelles hexagonales de couleur jaune d*or cuivré, Ton considéra d'abord comme une variété graphitoïde de bore; dysea montré que ces lamelles représentent du borure d'aluminium

I densité du bore cristallisé est égale à 2,68.

5 bore raye très-facilement le corindon ; il raye et use les dinmnnis

dus durs lorsqu'il est employé en poudre sur une meule d'acier.

es dernières variétés de bore n'ont pas tout à fait la même dureté.

'après Regnault, la chaleur spécifique du bore adamantin prise à

^7« est égale à 0,257.

elon Weber, cette chaleur spécifique varie avec la température,

une celle du diamant :

Tanpfriifaret. Chaleurs Rpécitlques.

— ÔQO.G 0,1915

est infusible et fixe, comme le bore amorphe; chauffé dans l'arc ijque, il se gonfle à la manière du diamant.

b? spectre du bore n'est encore que li-cs-ineom|ilèleiDenl « rêtiocelle éclatant dans la Tapeur de chlorure de bore ou dansi rare donne une raie dont la longueur d'onde est égale à 581,0 em

L*acide borique dans la Oamme donne les bandes suiTantes : | tTive): - 519/2 (diffuse); l 49i,0\difruse) (fig. 244).

État naturel. — Le bore se rencontre sous forme diacide libre, ou combiné soit à la chaux, soit à la soude {vo^ei Acide k

Propriêiês chimiques. — Entre le bore cristallin et le bore a calciné et insoluble dans Feau il n'existe pas de diiférences es9 au point de vue chimique; celles-ci résident dans une facilité moins grande à réagir, et s'expliquent par l'état de cohésion disl deux fonnes.

Le bore est combustible, et, comme pour le carbone, son o commence à une température d'autant moins élevée qu il es compact. Le produit de la combustion étant fusible et ùie, les de bore non encore atteintes sont rapidement préservées par an vitreuse qui arrête toute oxydation ultérieure» en empêchant ï Tair.

Aussi est-il très difficile d'oxyder complètement le bore, mé qui est amorphe et en poudre fine.

Au contraire, avec le chlore, qui s'unit de même directe hore. Taction se complète sans peine; le chlorure de boreétan l:iis<o toujours la surlace de l'élément combustible nette et Ainsi les cristaux de bore s'enflamment au rouge dans une atc (!e clilore ; pendant la combustion, on obsene le gonflement (les cristaux qui caractérise la combustion du diamant dans Y (i\iprès M. Dumas. Le bore s'unit facilement à la vapeur de I lournit un bromure con*espondant au chlorure.

Un des côtés les plus intéressants de l'histoire chimique du certainement la manière dont il se comporte avec Tazote. Ains on chaiifle fortement un creuset de liesse contenant du bore tassé, en plaçant le premier creuset dans un autre brasqué au • on évite bien tout contact du bore avec l'oxygcne de l'air, et pa (jiient la production d'acide borique ; mais on n'en trauve pas bore profondément altéré. Il est devenu blanc, et dégage beauco molli que sous rinfliience de la potasse caustique. 11 résulte d< le bore absorbe Tazote de l'air à une température élevée av( d'avidité que le titane.

Du bore amorphe chauffé dans un courant d'ammoniaque d une incandescence très-manifeste ; l'ammoniaque est décompose azote s'unit au bore pour donner le composé Bo Ax, en même U l'hydrogène se dé^jia^e.

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