‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 155 sur 308 · VIGNE · texte numérisé non relu

VIGNE

Bois

Écorce du bois. . . .

Tronc

Écorce du tronc . . .

Branches écorcées . .

Écorce des branches.

Liber

Aubier

Feuilles

fruits

Th. de Saussure

Th. de Saussure

T. de Saussure

M. Berthier.

M. Crasso.

(1) Ces plantes ont été desséchées à 25°.

TABLEAU DES QUANTITÉS DE CENDRES LAISSÉES PAR LES DIFFÉRENTES PARTIES DES VÉGÉTAUX.

ASSIMILATION DES MATIERES INORGANIQUES. 3/i5

É B. Les astérisques indiquent que les plantes ou leurs parties n’ont été desséchées qu’à 25°. Les autres plantes ont été desséchées à une température plus élevée, qui a été souvent de 1 1 0°.

Les cendres contiennent ordinairement des chlorures alcalins, des phosphates terreux et métalliques, de la chaux et de la magnésie caustique ou carbonatée, suivant le degré de calcination des cendres, des silicates et des oxydes de fer et de manganèse.

Ces substances proviennent du sol et des engrais employés pour le 1ertiliser.

Lorsqu’on examine les cendres de divers bois, on reconnaît que leur composition change avec la nature du terrain dans lequel ces bois ont pris leur accroissement ; et l’influence du sol est telle, que les cendres d’arbres de même espèce, mais qui ont pris leur accroissement dans des terrains differents, varient comme le sol dont elles dérivent : ainsi un chêne venu sur un sol éminemment calcaire a donné des cendres qui ne contenaient presque que du carbonate de chaux, tandis que les cendres d’un autre chêne renfermaient beaucoup de magnésie et de phosphate de chaux ; et de deux mûriers venus, l’un à Nemours et l’autre en Provence, l’un contenait plus de 0,10 d’acide sulfurique, tandis que l’autre en contenait à peine quelques traces. (M. Berthier.)

Si l’on en excepte le bois, les végétaux laissent à l’incinération des cendres (pii participent plus de la nature des engrais qu’ont reçus les végétaux que du sol sur lequel ils se sont développés. Enfin, les principes des cendres provenant de végétaux différents cultivés sur le même sol n’y existent pas dans le même rapport, ce qui semblerait prouver que les plantes peuvent s’approprier dans le sol les principes qui conviennent le mieux à leur développement.

Puisque la terre cède continuellement des principes minéraux aux plantes, elle doit infailliblement s’épuiser, si on ne lui rend pas les matières qui lui ont été enlevées. Aussi, en agriculture, mélange-t-on de temps en temps au sol diverses substances destinées à remédier à son appauvrissement. Pour bien régler ces additions, il faut connaître la nature des substances inorganiques que les plantes s’assimilent, et l’on ne peut arriver à ce résultat que par l’analyse.

En analysant comparativement le sol et les cendres des végétaux que ce sol a produits, on détermine exactement les matières minérales que les plantes ont absorbées pendant leur végétation : ce sont les mêmes substances qui doivent être rendues à la terre pour que sa fertilité ne diminue pas.

L’analyse des cendres laissées par les plantes présente une grande importance, puisqu’elle fait savoir dans quel sol végétera de préférence telle ou telle plante, quels principes minéraux s’opposeront à l’épuisement du terrain, enfin, lorsqu’une culture nouvelle est proposée, la majeure partie des conditions dans lesquelles elle doit être exécutée pour devenir lucrative. Aussi donnerons-nous ici, sous forme de tableaux, la composition des cendres laissées par les diverses parties des plantes. Pour faire voir

comparativement dans quels végétaux ou dans quelles parties d’un végétal se portent les diverses substances inorganiques qui composent généralement ces cendres, nous avons conservé la disposition adoptée précédemment (tome IV, p. 505 et suiv.).

11 ne faut pas oublier, en consultant ces tableaux, qu’à l’exception des chlorures, des phosphates, des silicates et des sulfates, une partie des substances que renferment les cendres provient de la décomposition des sels organiques qui existent dans les plantes.

C’est ainsi que peuvent se produire les carbonates alcalins ou terreux, ces derniers pouvant abandonner leur base à l’état caustique.

Toutefois ce n’est pas là la seule origine du carbonate de chaux que l’on trouve dans les cendres; on a reconnu en effet que certaines espèces de Chara sécrètent du carbonate de chaux dans les tissus légers, périphériques r disposés en hélice autour de leur organisme tubulaire. De même, les feuilles de figuier, celles des plantes de la famille des urticées, les fruits de plusieurs Celtis , donnent naissance à des concrétions de carbonate calcaire. Aussi , en traitant par l’acide sulfurique étendu les feuilles de ces diverses plantes ou les noyaux de Celtis bien privés de pulpe charnue, on obtient un dégagement abondant d’acide carbonique, et il se forme du chlorure de calcium. Si l’on opère sur un poids connu de matière, et qu’on recueille l’acide carbonique dans une dissolution titrée de potasse caustique, il est facile d’arriver à connaître la proportion de carbonate de chaux préexistant dans la substance végétale.

Quelques déterminations faites avec soin ont donné les résultats suivants :

Mûrier noir, feuilles d’automne

Mûrier blanc, feuilles d’automne. . . .

Broussonetia papyrifera , feuilles d’automne

Celtis orientalis , noyaux

C’est à la présence de ce carbonate de chaux dans leur tissu que Ton doit attribuer la dureté de ces noyaux. 11 suffit en effet de les plonger quelque temps dans une liqueur acide pour les rendre mous au point de pouvoir être entamés par le couteau. L’amande de ces noyaux ne contient pas de carbonate calcaire. (M. Payen.)

2,27 pour 100 de carbonate de chaux.

TABLEAU DE LA COMPOSITION DES CENDRES LAISSÉES PAR DIVERSES TIGES VÉGÉTALES. ( M. BERTHIER.

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