‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 163 sur 308 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

des substances prises par le Bidens en aspirant la moitié de la dissolution.

1 00 parties en poids.

f Sulfale de soude ehleuri ......

1 Chlorure de sodium. ........

f Sulfate de soude efïïeuri. ......

(Chlorure de potassium .

( Acétate de chaux

( Chlorure de potassium

( Azotate de chaux

ti

( Chlorhydrate d’ammoniaque ....

\ Gomme

I ) Sucre

Ces résultats ont été confirmés par des expériences de même nature, que Th. de Saussure a faites sur une menthe poivrée, un pin d’Ecosse et un genévrier.

On pourrait penser, d’après les observations précédentes, que les spongioles exercent une véritable faculté élective; et cependant Th. de Saussure ne parait pas disposé à admettre cette faculté : il attribue plutôt les différences qu’il a observées dans l’absorption à la viscosité des dissolutions, qui filtraient à travers les spongioles avec plus ou moins de facilité.

On voit donc que l’assimilation des substances inorganiques solubles se fait facilement au moyen de l'eau qui les fait circuler dans les plantes.

Il paraît, au premier abord, plus difficile de se rendre compte de l’absorption des substances inorganiques insolubles, telles que le phosphate de chaux , la silice et quelques oxydes métalliques ; mais on peut admettre, avec Th. de Saussure, que cette insolubilité du phosphate de chaux et de magnésie, par exemple, peut être atténuée par leur conversion en sels doubles : ensuite l’acide carbonique, dont les eaux d’imbibition contiennent toujours une certaine proportion, exerce une action dissolvante sur ces substances ; celles que nous considérons comme insolubles dans nos laboratoires ne le sont probablement pas pour les sucs végétaux, qui les prennent dans un plus grand état de division que celui que nous pouvons obtenir; enfin , ainsi que le fait observer M. Boussingault, il peut arriver que certains sels insolubles, par une action réciproque de sels solubles, ne prennent naissance que dans le tissu même des plantes.

Il est impossible de considérer comme purement accidentelles et conséquemment inutiles , en raison de leur petite proportion, les substances inorganiques (pie contiennent les végétaux. Th. de Saussure fait observer, à cet égard, que personne n’a contesté l’utilité du phosphate de chaux dans l’organisation animale , bien qu’il n’y existe guère, relativement à la masse, que dans la proportion de

Nous rappellerons ici les expériences de M. Boussingault, qui démontrent que des plantes , seulement arrosées d’eau distillée , vivent et croissent sur un sol privé de matières salines, mais qu’elles n’acquièrent jamais la vigueur que leur donne le sol qui les contient.

Il est avéré que des plantes marines, dont les cendres sont riches en carbonate de soude, languissent dans un sol privé de sel marin ; la bourrache, l’ortie, le soleil et d’autres plantes ne viennent bien que dans les lieux où se rencontrent des azotates, dont on démontre facilement la présence dans les plantes desséchées; et l’on sait que la vigne cesse de prospérer lorsqu’on ne rend pas au sol dans lequel elle végète la potasse que lui enlève le bitartrate de potasse, dont les vins contiennent une plus ou moins grande proportion.

Tout semble donc prouver que les substances inorganiques des végétaux ne concourent pas moins à leur développement que les autres éléments qui constituent leur matière organique.

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