‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 164 sur 308 · ORGANES DES PLANTES · texte numérisé non relu

ORGANES DES PLANTES

Le carbone , l'hydrogène, l’azote et l’oxygène n’existent pas à l’état libre dans les végétaux , mais combinés entre eux de manière à former cette classe de principes immédiats dont nous avons déjà parlé.

Ces différents principes concourent à la formation des plantes , qui se les assimilent, soit directement, soit en les décomposant. Plusieurs d’entre eux se trouvent abondamment répandus dans les racines, d’autres le sont dans les feuilles, les branches, les graines, etc., d’où on les extrait pour les besoins des arts ou de la médecine. Aussi est-il important de déterminer par l’analyse la composition des organes des plantes.

Cette détermination a été faite sur un certain nombre de végétaux. Nous reproduirons ici des résultats qui sont loin de présenter cependant l’exactitude et l’importance qu’exigerait cette partie intéressante de la chimie organique. En donnant dans cet article des analyses incomplètes, notre but est d’appeler l’attention des chimistes sur des questions qui ont été trop négligées.

ETUDE DES PRINCIPALES RACINES

La racine est cette partie de la plante qui se dirige en sens contraire de la tige , c’est-à-dire vers l’intérieur de la terre. Sa composition varie dans chaque espèce de végétal , mais elle présente une certaine analogie chez les plantes d’une même famille. Les mêmes rapports se retrouvent également dans les autres organes des végétaux. Nous rappellerons, en effet, que la tige et les branches des arbres de la famille des conifères renferment une résine et une essence identiques ou isomériques avec la résine et l’essence de térébenthine ; qu’il existe dans les plantes appam tenant à la famille des papavéracées des bases organiques comparables entre elles par leur énergie sur l’économie animale; que les strychnées, les solanées, etc., contiennent chacune des alcalis qui se rapprochent par leurs propriétés vénéneuses ; et que plusieurs des plantes de la famille des crucifères peuvent donner une essence sulfurée.

Dans ces derniers temps, M. Rochleder a constaté aussi des analogies nombreuses, au point de vue de la constitution chimique, entre les plantes de la famille des rubiacées.

L’ensemble de ces faits nous détermine à suivre, dans l’examen des divers organes des végétaux, l’ordre adopté par les botanistes.

ETUDE DES PRINCIPALES RACINES

Page 1