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ÉCORCES

V écorce est l’enveloppe externe des plantes: elle se compose de deux parties principales, Y épiderme et le parenchyme .

ÉTUDE DES PRINCIPALES TIGES

On distingue en outre, dans le parenchyme, le tissu cellulaire et la

couche subéreuse. , , .

En "énéral cette dernière portion de l’écorce présente une epaisseui

invariable pendant la durée de la végétation ; mais parfois, au contraire,

la couche augmente avec une telle rapidité, que l’épiderme, dont

l’extension est moins prompte, se déchire en plusieurs points du tronc.

La couche subéreuse qui se développe ainsi est désignée sous le nom de

héae .

Plusieurs écorces renferment des substances employées dans les arts ou en médecine.

rOlTIFERES.

POIS MARÏTIMA.

L’écorce de cet arbre renferme :

Tannin

Gomme . . .

Matières extractives. . .

Résine. . . .

Fibre végétale

99,815 (M. Nardo.)

C’est du P inus maritima que l’on retire la térébenthine de Bordeaux.

PINIIS SYLVESTRIS.

L’écorce de P inus sylvestris a présenté ia composition suivante .

Tannin et produits de sa décomposition

Résine

Extrait contenant du. sucre et une matière amère . .

Quinate de chaux

Substance gélatineuse

Eau et perte

On a proposé de se servir de l’écorce du Pynus sylvestris dans le tiai tement des fièvres intermittentes.

(Berzelius.)

CHIMIE VEGETALE.

SAXiICIlVTÉES.

salix alba ( Saule blanc ).

On trouve dans l’écorce du saule blanc des matières grasses et cireuses, un principe colorant jaune, du tannin, un acide particulier, une substance cristallisable que nous avons étudiée sous le nom de salicine , enfin de la fibre ligneuse.

C’est à la présence de la salicine que l’écorce de saule doit son action dans les fièvres intermittentes.

POPÜLUS tremula {Tremble).

L’écorce du tremble est lisse, blanchâtre et fortement amère. On l’emploie aux États-Unis comme fébrifuge. Son action sur l’économie animale est due à deux corps particuliers, la salicine et la populine. Les propriétés de ces deux corps ont été décrites (tome V, p. 224 et 228).

CUPUtirÈRES.

quercus robu R (Chêne).

Lorsqu’on enlève à un chêne encore jeune son écorce, elle offre une teinte rougeâtre. Elle répand une odeur fade particulière. On l’emploie sous le nom de tan , pour rendre les cuirs imputrescibles (voy. tome iV, p. 319).

Soumise à l’analyse, l’écorce de chêne a donné les résultats suivants :

Substances extraites par l’eau et l’al-< cool

Substances extraites!

par l’acide chlorhydrique et la potasse

Acide gallique, acide tannique

Gomme et traces de sels

Acide quercitannique

Sucre, chlorure de sodium, acide malique

sels , extrait coloré

Résine •

Matière cireuse

Produits de l’altération de l’acide tannique

Matières extractives

Matières extractives altérées

Acide pectique

Phosphate de chaux

Phosphate de magnésie

Malates de chaux et de magnésie. . . .

Ligneux -

( Gerber. )

ÉTUDE DES PRINCIPALES TIGES. â23

Voici les quantités d’acide quercitannique trouvées dans quelques écorces de chêne :

Écorce blanche de vieux chêne »... 15 pour 100

Écorce de jeune chêne 16 —

Écorce de chêne colorée U —

Écorce entière de chêne 6,3 —

( Humphry Davy.)

QUERCUS suber ( Chêne liège).

Le Quercus suber présente une écorce noirâtre à l’extérieur, jaunâtre à l’intérieur, épaisse, fendillée et spongieuse. Cette écorce se déchire au bout d’un certain temps, tombe et se trouve remplacée par une seconde enveloppe qui se détache également du tronc, pour faire place à une troisième, et ainsi de suite ; de telle sorte qu’après un certain nombre d’années, l’arbre a produit une quantité d’écorce assez considérable.

La partie corticale, détachée du Quercus suber , étant débarrassée de l’épiderme qui la recouvre, peut servir à plusieurs usages ; on lui donne le nom de liège.

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