‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 36 sur 308 · DANS DES MALADIES · texte numérisé non relu

DANS DES MALADIES

Cette question est sans doute d’une haute importance pour la médecine. Mais, il faut le dire, elle est entourée de difficultés innombrables. Toutefois des résultats intéressants ont déjà été obtenus.

En comparant les analyses du sang de l’homme à l’état normal et à divers états pathologiques, on remarque des différences pouvant porter sur plusieurs éléments du sang. Cependant les variations notables et réellement appréciables se sont surtout fait remarquer relativement à la proportion des globules et de la fibrine.

La fibrine présente tantôt une augmentation, tantôt une diminution, selon les états pathologiques. Dans les inflammations ou phlegmasies, ainsi que cela a été très bien établi par MM. Andral et Gavarret, la quantité de fibrine augmente d’une manière constante et très notable. Ce résultat a été pleinement confirmé par les analyses de MM. Becquerel et Rodier. Toutefois Userait aussi nécessaire dans ces appréciations, comme l’a dit Magendie , de faire intervenir les conditions de qualité de la fibrine. En effet, en soustrayant la fibrine à des chiens, ou, ce qui revient

CHIMIE ANIMALE

au même, en leur faisant subir des saignées souvent répétées, on voit la quantité de fibrine augmenter dans leur sang. Mais cette fibrine n’offre pas les mêmes propriétés qu’à l’état normal. Elle est molle, peu élastique, semblable à du papier mâché ; on sait que dans cet état la fibrine se dissout dans l’eau tiède en vingt-quatre à trente-six heures, et que cette dissolution offre alors les caractères chimiques d’une dissolution albumineuse. Ce sont ces observations qui ont conduit à donner à cette modification de la fibrine le nom de pseudo-fibrine ( Magendie et Fremy).

Dans certaines maladies graves, telles que la fièvre typhoïde, le scorbut, etc., la fibrine diminue dans le sang; la même chose arrive dans les fièvres intermittentes (MM. Becquerel et Rodier).

L 'albumine du sang diminue considérablement dans la maladie de Bright et dans certaines maladies du cœur compliquées d’hydropisie.

Les globules diminuent dans la chlorose, dans les pertes de sang, dans la diète, la fièvre. Dans la pléthore, le rapport de cet élément du sang ne serait pas modifié (MM. Becquerel et Rodier).

Indépendamment des modifications pathologiques que nous venons de signaler dans le sang, il peut arriver que ce fluide contienne des produits accidentels qui, à l’état normal, sont éliminés par un organe excréteur. C’est ainsi que dans les rétentions d’urine, dans l’absence de l’excrétion urinaire, comme dans certains cas de choléra, on a trouvé de l’urée dans le sang (M. Marchand). Dans l’ictère, avec rétention de bile et décoloration des évacuations, on trouve dans le sang une proportion considérable de cholestérine (MM. Becquerel et Rodier).

Nous ne parlerons pas des substances toxiques ou médicamenteuses qui peuvent se rencontrer accidentellement dans le sang.

COMPOSITION DU SANG DANS LES MALADIES , D’APRÈS MM. BECQUEREL ET RODIER.

SANG

CJ5

CB

(il

cd

CD

CD

UH

CD

'îd

«UH

<to 10 co <r o x oo

o<t-u<G)«Hœ-Hcoxox<for>

00»OOffiû0ff)O0>CC0Mffi0)fH

t^h'r^xt^r'i>xi>.xi'>xi>i^i-'

h vt O O LO © - :o rt O Cl 7' O <t O <î O X O -O O O a O — CO X X

iO>LOdTdtLOUOdfdtLO-a«OCOdîdTUO

OOOOOOOOOOOOOOO

| -sajeiidsoiu

ui<tX^}tNHXX0CXHXiM71 <fx-^<rctMrNC<fcvt^oox X X <r co d :o <t :o X x cf co ci

ooooocToooooo''ooo

| 'so[qrqos S[9g

CXCfMOXOtNCXLOCOt^iOf' Cl Cl Cl Cl Cl Cl CS Cl Cl Cl C! Cl Cl Cl Ci

y •uinipos op oanaojqg

rMOuociNooDCicomuMucf CO CO CO CO Cl Cl CO Cl CO CO CO CO CO CO CO

l •UOABg

dco<fd:oioocicioio»05uci

HCOMHCOCIOiOLOOOOOHh

•HOOOuH — «-«HO — «-OO.HO

•ouiapisDioto

CO do o o Cl M H 3) Cl h dvf Cl lO COuHCOCOcOuHCO OXtsdXXXH O «H h- «H O «H *uH «H U o «H O O O «H

ooooooooooooooo

•aaaoqdsoqd 0J3i)ej\i

WCOCln«HLO«<J0001«H«HHO

ooruOor^oooi''Or^dto o dt d!ûoudLor«^cjCdi-Oiooo

*'r>»>fvc'r»'C'C't'<'r « c «rs

ooooooooooooooo

Page 1