COMPOSITION DE LA SALIVE CHEZ LES ANIMAUX
La salive qu’on obtient chez les animaux ne provient pas ordinairement de la cavité buccale, parce qu’on l’extrait dans la plupart des cas par la division d’un conduit glandulaire. Or, M. Bernard a reconnu que les glandes salivaires fournissent des salives différentes. Ainsi, chez le chien, la salive que donne la glande sous-maxillaire par la division du canal de Wharton est un liquide gluant et filant comme du blanc d’œuf, tandis que la salive fournie par la parotide, quand on divise le canal de Sténon, est un liquide clair comme de l’eau et dépourvu de viscosité. Les analyses de la salive du cheval et de la brebis ont été faites par Gmelin et M. Lassaigne sur la salive parotidienne de ces animaux. Magendie et M. Rayer ont les premiers étudié comparativement les propriétés de la salive mixte du cheval. Ils l’ont obtenue en faisant manger aux chevaux du son bien lavé à l’eau distillée bouillante, puis séché. Le son, ayant été imbibé de salive mixte dans la cavité buccale, était ensuite recueilli par une plaie faite à l’œsophage, puis exprimé afin d’obtenir le liquide salivaire qui Thumectait. On recueille la salive mixte, chez le chien, en le faisant baver à M’aide d’une substance salivaire.
D’après Tiedemann et Gmelin , la salive du chien est plus riche en principes solides que celle de l’homme. Elle possède du reste une composition chimique entièrement semblable à celle de la salive humaine. 11 en est de même pour la salive de la brebis et du cheval, d’après Tiedemann et Gmelin, MM. Leuch et Lassaigne, Simon, Magendie et M. Rayer. Toutefois Simon signale dans la salive parotidienne du cheval une certaine quantité de matière caséeuse.