APPAREIL DE M. BIANCHI POUR LA LIQUÉFACTION DES GAZ
Get appareil a été décrit tome I, pages 299 et 300.
PLANCHE XIII
Fig. 1. — Préparation de d hydrogène phosphore liquide.
A, flacon d’un demi-litre environ , à trois tubulures ; à la tubulure du milieu est ajusté un tube D de 1 centimètre de diamètre et de 30 centimètres de longueur, plongeant de l\ à 5 centimètres dans le liquide. La deuxième tubulure du flacon porte un tube à dégagement E plongeant dans un verre à expérience et servant de tube de sûreté. A la troisième tubulure est adapté un tube GC, d’un demi-centimètre de diamètre, qui fait d’abord l’office de condensateur et plus tard celui de récipient. On le contourne de manière qu’il vienne plonger, sur une longueur horizontale de 10 à 15 centimètres , dans un mélange réfrigérant placé dans le vase F. A l’endroit où il sort du mélange, il est courbé en col de cygne, puis étranglé en deux points HI éloignés l’un de l’autre de U à 5 centimètres : c’est entre ces deux étranglements qu’à la fin de l’opération le liquide est recueilli et conservé.
La marche de l’appareil a été décrite tome I, p. Zi70.
Fig. 2. — Préparation de V hydrogène phosphore gazeux non spontanément mflammable .
Cet appareil a été décrit tome I, page Û76.
Fig. 3. — Analyse de l’acide hypochlorique .
A, tube de verre contenant un mélange de chlorate de potasse et d’acide sulfurique. B, creuset d’argent servant de bain-marie ; il est plein d’eau à 60°. HI , tube de verre très étroit ; il est chauffé au rouge naissant en D, au moyen de la lampe à alcool C. EFG sont des boules qui ont été soufflées dans le tube HI, et qui sont destinées à recevoir le mélange de chlore et d’oxygène qui provient de la décomposition de l’acide hypochlorique.
Fig. h. — Préparation du phosphure de calcium.
A, grand creuset de terre au fond duquel est placé un petit creuset de porcelaine rempli de phosphore et recouvert d’une grille de terre sur laquelle sont entassés dos fragments de chaux vive.
EXPLICATION DES PLANCHES
Fig. 5. — Préparation de T acide phosphatique.
A, grande cloche de verre ouverte à sa partie supérieure B; elle est placée dans un plat E contenant une certaine quantité d’eau. On a disposé sous la cloche A un entonnoir de verre C qui repose sur un flacon D ; l’entonnoir contient une douzaine de tubes de verre effilés à leur extrémité , dans lesquels sont placés des hâtons de phosphore : l’acide phosphatique, qui se forme par la combustion du phosphore dans l’air humide , vient se rendre sous le flacon D.
Les bâtons de phosphore ne pourraient pas être placés à nu dans l’entonnoir, car la chaleur provenant de la combustion lente du phosphore suffirait pour déterminer l’inflammation de ce corps. Les tubes de verre sont destinés à empêcher le contact des bûtons de phosphore.
Fig. 6. — Préparation de ï acide phosphorique anhydre.
Cet appareil a été décrit tome f, page Zt5Zt.
Fig. 7. — Acide carbonique liquide (appareil Thilorier).
A, cylindre générateur de fonte, garni de cercles de fer BC et DE qui donnent au cylindre une grande résistance. Le cylindre est soutenu par le support de fonte EG et suspendu entre les deux pointes III. J est un vase cylindrique de cuivre dans lequel on introduit l’acide sulfurique. K est le récipient de fonte dans lequel l’acide carbonique vient se condenser ; il est supporté par une table de fonte LM. On établit la communication entre le générateur et le récipient au moyen du tube de cuivre N. O et P sont des robinets d’une forme particulière dont nous donnerons la description plus loin. L’ouverture O du générateur est fermée par un bouchon à vis B, percé suivant son axe. Le récipient K porte une ouverture en S, dans laquelle s’engage un tube T qui descend presque jusqu’au fond.
Fig. 9. — Robinet de Thilorier.
1. Écrou de fer se vissant sur le générateur. 2. Bobinet vissé sur cet écrou. 3. Tige d’acier percée, terminée par une partie sphérique. Zi. Autre tige ou soupape d’acier, non percée, terminée en saillie de forme sphérique, ayant exactement la même courbure que la lige en creux. 5. Bouchons de plomb servant à fermer exactement la communication avec le réservoir. 6. Écrous servant à serrer les bouchons de plomb. 7. Chapeau servant de contre-écrou. 8. Écrou serrant la soupape d’acier. 9. Bondelle avec vis qui '.soutient la soupape. 10. Tige de cuivre avec bouchon de plomb , servant à fermer l’issue quand on ouvre la soupape. 11. Chalumeau de cuivre avec bouchon de plomb, ayant pour but de faire sortir l'acide carbonique par un trou capillaire.
Fig. 8. — Boîte métallique de cuivre dans laquelle on fait circuler de T acide carbonique liquide, et qui se remplit alors d’acide carbonique solide. Fig. 8' et 8".
Ces deux figures représentent l’intérieur de la boîte destinée à retenir l'acide carbonique solide.
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHE XIV
Fig. 1. — Appareil de MM. Dumas et Stas pour la combustion du diamant.
A, eau alcaline. B, flacon rempli d’oxygène. G, potasse humide. D, potasse solide. E, acide sulfurique imbibant de la pienc ponce. F, ponce acide. G, tube de porcelaine contenant une nacelle, de platine dans laquelle se trouve placé le diamant. Il T, oxyde de cuivre destiné à brûler l’oxyde de carbone et à le transformer en acide carbonique. J, acide sulfurique. K, potasse liquide. L et M, ponce alcaline. N, ponce acide. O, potasse en poudre.
La marche de cet appareil a été décrite, tome 1, page 5/tû.
Fig. 2. Préparation du chlorure de silicium.
A, ballon dégageant du chlore. B. flacon laveur à trois tubulures. G, éprouvette remplie de chlorure de calcium et destinée à dessécher le chlore. J, tube de verre qui met en communication l’éprouvette et le tube tt. tt, tube, de porcelaine pénétrant jusqu’au fond de la cornue. D, cornue de terre tubulée remplie de boulettes formées de silice et de charbon. K, fourneau plein de charbons incandescents destinés à porter la cornue au rouge vif. F, premier tube en U entouré d’un mélange réfrigérant, communiquant avec un flacon H dans lequel vient se rendre une partie du chlorure de silicium. G, second tube en U condensant les dernières traces de chlorure de silicium qui se rendent dans le flacon L
Fig. 3. — Préparation du sulfure de carbone par le procédé de M. Brunner.
A, cornue de terre tubulée pleine de fragments de braise. B, tube de porcelaine pénétrant jusqu’au fond de la cornue : ce tube porte un bouchon de liège en P et sert à introduire le soufre dans l’intérieur de la cornue. G, allonge courbe de verre communiquant avec le flacon D servant de condensateur. E, vase rempli d’eau froide que l’on doit renouveler dès qu’elle s’échauffe. F, tube à dégagement pour les gaz qui se forment dans la réaction.
Fig. U. — Préparation du sulfure de carbone par la méthode ordinaire.
AB, tube de porcelaine contenant de la braise et placé sur un fourneau long GH légèrement incliné. Ce tube porte en A un bouchon de liège que l’on enlève toutes les fois que l’on veut introduire des fragments de soufre dans le tube de porcelaine. G, allonge courbe de verre. E, flacon condensateur. F, vase réfrigérant rempli d’eau froide. D, tube de dégagement.
Fig. 5. — Préparation de l’acide hydrofluosilicique.
A, grand ballon de verre contenant le mélange d’acide sulfurique, de sable et de spath fluor. B, large tube de verre pénétrant jusqu’au fond de l’éprouvette EF. G, mercure. D, eau destinée à décomposer le fluorure de silicium.
Pour mettre l’appareil en activité, on introduit d’abord dans le ballon le mélange d’acide sulfurique, de sable et de spath fluor. On adapte le bouchon qui doit être fait
EXPLICATION DES PLANCHES
IA
avec un grand soin, et l’on entre le tube B au fond de l’éprouvette. On verse ensuite du mercure en C, puis de l’eau en D. On ne doit pas entrer le tube dans l’éprouvette quand celle-ci contient déjà de l’eau, car alors le tube de verre, humecté intérieurement, se trouverait bientôt obstrué par le dépôt de silice gélatineuse. On doit aussi fixer le tube avec solidité pour éviter que les mouvements résultant du dégagement de gaz ne soulèvent le tube et ne fassent pénétrer de l’eau dans son intérieur.
Fig. 6. ■ — Préparation de ïacide cyanhydrique.
Cet appareil a été décrit, tome I, pages 629 et 630.
PLANCHE XV
Fig. 1. — Appareil Savaresse pour la préparation des eaux gazeuses artificielles.
A, vase de cuivre doublé de plomb, dans lequel se produit l’acide carbonique. B, tube qui sert à introduire dans le vase A la cartouche de craie. C, obturateur, fermé à vis, du tube B. D, agitateur armé à son pourtour de pointes recourbées, destinées à déchirer la cartouche contenant la craie : l’acide sulfurique se verse parla tubulure placée à la partie supérieure du vase A. F, premier laveur contenant du bicarbonate de soude : il est destiné à retenir les traces d’acide sulfurique entraînées par le gaz. G, second laveur, de cuivre étamé, contenant de la braise de boulanger, lî, manomètre indiquant la pression du gaz dans l’intérieur de l’appareil. II, supports de fonte des différentes parties de l’appareil. J, cylindre de cuivre, étamé intérieurement, destiné à la dissolution de l’acide carbonique dans l’eau. Ce cylindre peut se mouvoir sur tourillons, dans un plan perpendiculaire et parallèle à son axe, comme on le voit dans la figure : le tube sur lequel il se meut est percé de trous qui livrent passage à l’acide carbonique produit dans le vase A. KK, tube qui sert à vider le cylindre J, lorsqu’on met en bouteilles dans des bouteilles ordinaires ; dans ce cas, le cylindre est retourné sens dessus dessous. L, robinet donnant passage à l’eau gazeuse lorsqu’on veut mettre en bouteilles. iVl, enveloppe de cuivre qui préserve le metteur en bouteilles des éclats du verre. O, levier servant à faire entrer de force le bouchon dans le col de la bouteille aussitôt que cette dernière est remplie. P, robinet servant au dégagement de l’air contenu dans la bouteille. Q, tige mobile , qui se lève et se baisse à volonté. S, robinet placé à une des extrémités du cylindre et qui permet de soutirer directement l’eau gazeuse dans les vases siphoïdes de M. Savaresse. T, tube flexible faisant communiquer l’intérieur de la bouteille avec la partie du cylindre J.
Fig. 2. — Appareil de Marsh , modifié par T Académie des sciences . Cet appareil a été décrit tome I, pages 503 et 50Z|.
Fig. 3. le charbon.
Tube de verre bouché destiné ci réduire Tacide arsénieux par
A est l’anneau miroitant d’arsenic qui provient de la réduction de l’acide arsénieux.
EXPLICATION des planches.
Fig. U. — Appareil de MM. Flandin et Danger.
Cet appareil a été décrit, avec détail, tome I, page 505.
Fig. 5. — Appareil pour la préparation des chlorures de phosphore.
A, ballon où se produit le chlore. BC, tube à dessèchement , contenant du chlorure de calcium D, cornue tubulée, de verre, reposant sur le fourneau E. Le phosphore est introduit dans la cornue D. F, ballon condensateur plongeant dans une terrine G remplie d’eau froide. IJ, tube de dégagement.
Cet appareil convient à la préparation de tous les chlorures volatils.
PLANCHE XVL