‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 113 sur 300 · CAMPHRE DE BORNEO · texte numérisé non relu

CAMPHRE DE BORNEO

à 198% qui bouillent à 212° et distillent sans altération. Sa saveur est chaude et brûlante. Lorsqu’on le traite par l’acide pliospliorique anhydre, il perd 2 équivalents d’eau et donne naissance à un carbure d’hydrogène, le bornéène C20H16, isomérique avec l’essence de térébenthine.

Le bornéène est plus léger que l’eau, entièrement incolore, volatil sans décomposition. Tl bout à 160°, forme avec l’acide chlorhydrique un composé qui a pour formule C20H16,HC1. 11 dévie à gauche le plan de polarisation, mais beaucoup plus que l’essence de térébenthine. L’essence de valériane, distillée sur de la potasse, donne un carbure d’hydrogène identique avec le bornéène. C’est ce carbure d’hydrogène qui, en s’hydratant comme l’essence de térébenthine, produit le camphre de Bornéo. (M. Gerhardt.)

Le composé qui porte le nom de camphre liquide de Bornéo a aussi pour formule C201I16. Ce corps est plus léger que l’eau, insoluble dans ce liquide; il bout vers 165° (M. Gerhardt).

Le camphre solide de Bornéo, traité par l’acide azotique, perd 2 équivalents d’hydrogène et donne naissance au camphre des laurinées C20II1GO2 (Pelouze).

Les parties de l’essence dematricaire {Mat ri caria Parthenium , L.) qui bouillent entre 200° et 220° renferment un camphre présentant, quant aux propriétés chimiques, la plus complète identité avec le camphre des laurinées, mais dont le pouvoir rotatoire est dirigé en sens inverse.

Ce camphre, (pii par opposition a été nommé camphre gauche , donne un acide camphorique gauche lorsqu’on le traite par l’acide azotique (MM. Dessaignes et Chautard).

Les essences de sauge, de romarin, de lavande, de marjolaine, laissent déposer un camphre qui n’exerce aucune action sur la lumière polarisée, et qui a reçu le nom de camphre inactif (M. Biot).

On peut donc admettre que le camphre se présente sous trois modifications différentes qui se distinguent par leurs propriétés optiques.

Il résulte d’observations récentes que l’acide camphorique droit (obtenu par l’oxydation du camphre des laurinées) se combine facilement avec l’acide camphorique gauche, et forme un acide dénué de tout pouvoir rotatoire auquel on a donné le nom (Y acide camphorique inactif ou paracamphçrique (M. Chautard).

ESSENCES

ESSENCE DE MENTHE. C2oH2o02.

L’essence de menthe du commerce provenant de la menthe poivrée est un mélange d’une substance liquide et d’un corps solide qui présente de l’analogie avec le camphre.

L’essence de menthe concrète a été examinée par M. Walter. Elle se dépose en prismes incolores, peu solubles dans l’eau, très solubles au contraire dans l’alcool et l’éther. Elle fond à 34° et bout à 213°. Sa dem sité de vapeur est 5,62.

L’essence de menthe concrète perd, sous l’influence de l’acide phosphorique, 2 équivalents d’eau et produit un carbure d’hydrogène C2üH18, qui est le menthène.

Le menthène est liquide, incolore, très fluide ; son odeur est fraîche et agréable. Sa densité est 0,85 ; il bout à 163°. Le menthène, traité par le chlore et par le perchlorure de phosphore, donne les composés C20H17C1 et ClüH18Cl2.

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