BÉSIIVE DE J AL AP
La résine de jalap s’extrait de la racine du Convolvulus Jalctpa. Lorsqu’on la chauffe ou qu’on la frotte, elle répand une odeur désagréable et caractéristique. Cette résine, purifiée par plusieurs lavages à l’éther, est incolore, transparente, insoluble dans l’eau et l’éther, très soluble dans l’alcool et dans l’acide acétique. M. Kayser lui a donné le nom de rhodéorétine , et lui attribue la formule C42H3502°. La résine de jalap se colore en rouge carmin sous l’influence de l’acide sulfurique concentré. L’acide azotique bouillant la convertit en acide ipomique.
En s’ unissant aux bases, elle fixe 1 équivalent d’eau et donne un acidefaible, Y acide rhodéorét inique, soluble dans l’eau et dans l’alcool, insoluble dans l’éther ; il est inodore et d’une saveur amère.
Une dissolution alcoolique de rhodéorétine, traitée par l’qcide chlor-
RESINES.
hydrique, change cette résine en une substance liquide, le rhodéorètinol , qui a pour formule C30H23O4. Dans cette réaction, il se forme en même temps du glucose.
L’acide rhodéorétinique, traité par l’acide chlorhydrique, donne aussi du rhodéorétinol.
L’éther qui a servi à la purification de la rhodéorétine retient une autre résine molle, brunâtre, acide, d’une saveur très âcre, d’une odeur de jalap.
Il existe encore dans le commerce une autre espèce de racine de jalap qui donne une résine particulière acide, soluble dans l’éther, inodore, insipide, cassante, fusible : elle a reçu le nom de pararhodéorétine, et a pour formule C42H34018.