‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 141 sur 300 · GOMME-GUTTE · texte numérisé non relu

GOMME-GUTTE

La gomme-gutte paraît provenir du Stalagmites cambogioides qui croit dans l’ile de Ceylan. On la trouve sous la forme de masses cylindriques, d’une saveur acre, faible ; sa poudre est d’un jaune très éclatant ; l’eau forme avec elle une sorte d’émulsion. Elle contient 80 parties de résine jaune, 19 parties de gomme et des traces de substances étrangères (M. Braconnot).

MYRRHE

L’alcool et les résines dissolvent la gomme-gutte en prenant une belle teinte rouge. La dissolution ammoniacale de gomme-gutte est précipitée en rouge par les sels de baryte, en jaune par les sels de zinc, en jaune rougeâtre par l’acétate de plomb et en brun jaunâtre par l’azotate d’argent.

La résine contenue dans la gomme-gutte est séparée facilement au moyen de l’éther ; elle est d’un rouge hyacinthe ; sa poussière est d’un très beau jaune. Elle jouit de propriétés acides très tranchées ; ses combinaisons avec les alcalis sont rouges et précipitables, comme les savons, par le sel marin. Cette résine devrait être représentée par la formule C60H35O12 (M. Buchner). Le chlore l’attaque rapidement ; l’acide azotique la convertit en acide oxalique.

La gomme qui accompagne la résine dans la gomme-gutte paraît avoir la même composition que l’amidon (M. Buchner).

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