COMBINAISONS DE L’ACIDE BUTYRIQUE AVEC LA GLYCÉRINE
D’après M. Berthelot, l’acide butyrique, en s’unissant avec la glycérine, donne naissance à trois combinaisons particulières :
La monobutyrine C,4H,408 ,
La dibutyrine . C22H22012,
La tribu ty rine C30H26O12,
qui présentent des propriétés analogues à celles de la butyrine naturelle.
La monobutyrine est liquide, huileuse, d’une saveur aromatique et amère, d’une densité de 1,088 à 17°. Elle s’acidifie lentement au contact de l’air, et se dédouble, sous l’influence de la baryte, en glycérine et en
COUPS GKAS.
acide butyrique. On la prépare en chauffant à 200°, pendant trois heures, l’acide butyrique avec un excès de glycérine.
La dibutyrine est huileuse, odorante ; sa densité, prise à 17% est égaie à 1,082. Elle bout à 320% et s’acidifie au contact de l’air. L’ammoniaque la transforme en butyramide. La baryte la dédouble en acide butyrique et en glycérine.
On obtient la dibutyrine en faisant réagir pendant quinze heures, à 275% l’acide butyrique sur la glycérine.
La tributyrine est huileuse, d’une saveur piquante et amère, d’une densité égale à 1,056 à 8% insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther. Cette substance se produit quand on chauffe, pendant quatre heures, la dibutyrine avec 10 ou 15 fois son poids d’acide butyrique.
En terminant l’histoire des acides volatils du beurre, nous ferons remarquer que leur composition présente, avec celle des autres acides gras, un rapprochement curieux. Cette composition est telle qu’on peut toujours la représenter par de l’oxygène et un carbure d’hydrogène isomérique avec le gaz oléfiant. L’oxygène qui entre dans 1 équivalent d’acide gras est presque toujours représenté par h équivalents. Quant au carbure d’hydrogène, celui dont l’équivalent est le plus léger a pour formule C8H8 ; il fait partie de l’acide butyrique ; le plus dense G60H60 se trouve dans l’acide mélissique. L’acide acétique C4H4 + O4 et l’acide formique C2H2 + O4, qui prennent naissance en même temps que plusieurs autres acides dans certaines réactions des acides gras, pourraient jusqu’à un certain point leur être assimilés, et ils formeraient ainsi la fin d’une série dont le terme le plus élevé serait l’acide mélissique.
Le tableau suivant, qui présente la composition des principaux acides gras, met en évidence le rapprochement dont il vient d’être question :
Acide mélissique . . .
Acide margarique. . .
Acide éthalique. . . .
C32li32
Acide myristique . . .
Acide laurique ....
Acide caprique ....
Acide caprylique . . .
ci6Hi6
Acide œnaiithylique. .
Acide caproïque. . . .
C12fi12
Acide valérianique . .
Acide butyrique. . . .
Acide acétique ....
Acide formique. . . .
Gerhardt.)
CÉTINE.