ÉTHER CARBONIQUE BICHLORÉ. C4113CI20,C
Lorsqu’on fait passer à la lumière diffuse un courant de chlore sec dans l’éther carbonique , jusqu’à ce que le .chlore cesse d’être absorbé, et que, pour terminer la réaction , on chauffe le liquide à 70" ou 80°, l’éther carbonique perd 2 équivalents d’hydrogène et gagne 2 équivalents de chlore. Cet éther chloré contient du chlore libre et de l’acide chlorhydrique, dont on le débarrasse en le chauffant à 70° ou 80°, et en faisant passer dans le liquide un courant d’acide carbonique sec.
L’éther carbonique bicldoré C4H3C120,C02 est liquide, incolore, d’une odeur agréable; il est beaucoup plus lourd que l’eau, insoluble dans ce liquide, très soluble dans l’alcool. (M. Cahours.)
ÉTHER CARBONIQUE PERCHLORÉ. C4C15Q,C02.
L’éther carbonique et l’éther carbonique bichlore absorbent du chlore sous l’influence de la radiation solaire, et se changent en un composé
ALCOOLS
solide, cristallin, qui, comprimé entre des doubles de papier buvard, lavé rapidement à l’éther, et desséché dans le vide, constitue l’éther carbonique percliloré C4C150,C02.
Cet éther cristallise en petites aiguilles d’une odeur faible, qui rappelle celle des produits chlorés ; il fond à une douce chaleur, et se convertit par le refroidissement en une masse cristalline. Une température plus élevée le décompose.
Les trois autres éthers carboniques chlorés dont la théorie fait supposer l’existence ne sont pas connus.
L'éther carbonique percliloré , traité par l’ammoniaque, se décompose en des produits plus ou moins variés , suivant que l’ammoniaque est gazeuse ou liquide, et même suivant la quantité d’éther sur laquelle on opère. Si la quantité de l’éther est assez petite pour que l’action de l’ammoniaque gazeuse n’élève pas beaucoup la température, on obtient de la trichloracétamide , du sel ammoniac, et un sel ammoniac amidé , non encore isolé.
Si l’on opère, au contraire, sur une quantité assez forte pour que la température s’élève au point de brunir la matière , ce n’est plus de la trichloracétamide que l’on obtient, mais bien une amide particulière, la chlorocarbéthamide .
En faisant agir de l’ammoniaque liquide , on obtient de la trichloracétamide , sans chlorocarbéthamide. Mais on trouve parmi les autres produits, non-seulement le chlorhydrate et le carbonate d’ammoniaque, ainsique la théorie l’indique , mais aussi du formiate, ce qui paraît indiquer la décomposition de la chlorocarbéthamide.
La chlorocarbéthamide CtoCl7H6Az303 se présente en lames très blanches ou en paillettes, fusibles entre 138° et 140°, et dont le point d’ébullition est au delà de 260°. Son goût est sucré ; elle se dissout dans l’alcool , l’éther et l’eau bouillante. Cette amide, broyée à froid avec les alcalis, ne dégage pas d’ammoniaque ; elle en dégage beaucoup par l’action simultanée des alcalis et de fa chaleur. Mise en contact avec l’ammoniaque liquide, elle s’assimile 6 équivalents d’eau, et se transforme en tri— chloracétamate d’ammoniaque. On obtient la chlorocarbéthamide par l’action de l’ammoniaque gazeuze sur l’éther carbonique et sur l’éther succinique chlorés ; l’éther dissout la chlorocarbéthamide et l’abandonne par évaporation. Des cristallisations réitérées dans l’eau donnent la chlorocarbéthamide pure. (M. Malaguti.)
ÉTHER CHLOROXYCARBOIMIQEE. C4Hr’0,C203CI.
En faisant agir du gaz chloroxycarbonique COCl sur de l’alcool absolu, M. Dumas a obtenu un composé éthéré ayant pour formule C4H50,C203C1 : on peut le considérer comme formé par la combinaison de l’éther carbo-