‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 55 sur 300 · XL · texte numérisé non relu

XL

HO

Cet acide cristallise difficilement. Î1 se dédouble , sous l’influence prolongée de l’eau bouillante, en acide sulfurique et en alcool amylique.

On prépare l’acide sulfamylique en mélangeant des poids égaux d’acide sulfurique et d’alcool amylique ; la liqueur est saturée ensuite par du carbonate de baryte : on la filtre; il reste en dissolution du sulfamylate de baryte. Ce sel, décomposé par l’acide sulfurique, donne l’acide sulfamylique.

Les sulfamylates sont généralement cristal lisables. Ils se dissolvent tous dans l’eau ; la plupart sont solubles dans l’alcool, et quelques-uns dans l’éther. Ils s’effleurissent légèrement à l’air, et perdent la totalité de leur eau de cristallisation quand on les expose dans le vide, ou bien lorsqu’on les chauffe dans une étuve à courant d’air.

Certains sulfamylates ne peuvent être soumis à- cette dessiccation, sans subir un commencement de décomposition.

On obtient les sulfamylates :

1° En saturant directement l’acide sulfamylique par les oxydes ou les carbonates métalliques ;

2° En décomposant le sulfamylate de chaux par un carbonate ;

3° En faisant réagir un sulfate sur du sulfamylate de baryte.

Nous donnons ici les formules des principaux sulfamylates :

Sulfamylate de potasse. .

Sulfamylate de soude. . .

Sulfamylate d’ammoniaque Sulfamylate de baryte . .

Sulfamylate de strontiane.

Sulfamylate de chaux . .

Sulfamylate de magnésie.

Sulfamylate de manganèse Sulfamylate de zinc . . .

Sulfamylate de nickel . .

Sulfamylate de plomb . .

Sulfamylate de cuivre . .

Sulfamylate de mercure .

Sulfamylate d’argent . . .

KO^^II^OgSO3)2,!^.

NaO^^H^OdSO3)2, 3IIO.

AzH3,HO,Ct0HnO,(SO3)2.

1 5aO , G10!!1 1 0, (SO3) 2, 2 1 1 0 .

SlO,Cion"0,(S03)V2HO.

CaO,G,0H11O,(SO3)2,-)HO.

Mgo^dobhoqso3)2,/!!^.

MnO,Gl0tlllO,(SO3)2,/iUO.

ZnO,G,0H11O,(SO3j2,2HO.

NiO,C,0]],1O,(SO3)2,‘2llO.

PbO , G1 0 H 1 f 0 , ( SO 3) 2 , HO .

CuO,C10HnO,(SO3)2,AHO.

HgO , G10 tl 1 1 0 , (SO3)2 , 2 1 1 0.

AgO,G10H11O,(SO3)2.

( i\J. Gahours.)

ACIDE AMYLOPHOSPHOREUX, C10H12O5Ph,HO = G10H11O,PllHO4,HO.

Pli

IIO

Cet acide prend naissance lorsqu’on fait réagir, en présence de l’eau, du protoclilorure de phosphore sur de l’alcool amylique :

2(C10H12O2) + PhGl3 + 2110 = C10HnO,PhHO4,IlO -j- G^H^Cl 4 2HG1.

Alcool amylique.

Acide amylophosphoreux. Chlorhydrate

d’amylène.

En saturant par une dissolution étendue de carbonate de soude le liquide huileux provenant de cette réaction, on obtient de l’amylophosphite de soude. Ce sel, décomposé par l’acide chlorhydrique, donne l’acide amylophosphoreux.

L’acide amylophosphoreux est liquide, oléagineux, inodore et soluble dans l’eau.

La dissolution d’acide amylophosphoreux se décompose spontanément en acide phosphoreux et en alcool amylique.

Les amylophosphites sont à peine connus. (M. Wurtz.)

ACIDE BISULFOCARBAMYLIQUE, ACIDE XANTHAMYLIQUE.

G12H1‘0S4,H0 = Gi0H11O,(CS2)2,HO.

HO

Lorsqu’on fait réagir du sulfure de carbone sur de la potasse dissoute dans l’alcool amylique, il se produit du xanthamylate de potasse qui cristallise en lamelles brillantes, d’un jaune pâle. Ce sel, traité par l’acide chlorhydrique, donne l’acide xanthamylique.

L’acide xanthamylique est liquide, oléagineux, de couleur jaune. Il brûle avec une flamme lumineuse, et se décompose au contact de l’eau.

Le xanthamylote de plomb a pour formule : PbO,C10H11O,(CS2)2-

( M. de Koninck.)

CHLORHYDRATE d’AMYLÈNE.

ACIDE OXALAMYLIQUE. G14Hu07,H0 = G10H1IO,(G2O3J2,HO.

HO

L’acide oxalamylique est liquide, oléagineux, d’une odeur de punaise caractéristique. Il foffhe avec les bases des sels très peu stables. On l’obtient en chauffant de l’alcool amylique avec un excès d’acide oxalique cristallisé. Il se produit une liqueur huileuse qui , saturée à une douce chaleur par du carbonate de chaux, dépose de l’oxalate de chaux insoluble , et retient en dissolution de l’oxalamylate de chaux. Ce sel , décomposé par l’acide sulfurique, donne l’acide oxalamylique.

Les oxalamylates se dédoublent, sous l’influence prolongée de l’eau bouillante, en oxalates et en alcool amylique.

L ' oxalamylate d’argent AgOjC^H^O^CW)2 présente l’aspect de lamelles anhydres, d’un éclat nacré, qui sont solubles dans l’eau. (M. Balard.)

ACIDE TARTRAMYLIQUE. C,8H150,I,HO = C^H^OjCWO^HO.

Il15 ....

L’acide tartramylique est amorphe, de couleur blanche, inodore, et d’une saveur amère. On l’obtient en traitant l’alcool amylique par l’acide tartrique.

Le tartramylate d’argent a pour formule : AgO,C10Il11O,C8II4010.

(M. Balard.)

CHLORHYDRATE D’AMYLÈNE. G^H^Gl.

Cet éther est liquide, incolore : il bout à 102°. Son odeur est aromatique. Sa densité de vapeur est égale à 3,71 et correspond à U volumes. Soumis à l’influence du chlore, il donne naissance à un composé qui a pour formule C1ÜH3C19.

ALCOOLS

On obtient le chlorhydrate d’amylène en distillant des parties égales d’alcool amylique et de perchlorure de phosphore.

Le chlorhydrate d’amylène, chauffé en vase clos avec du monosulfure de potassium, donne naissance à du sulfhydrate d’amylène C10HnS. Cet éther est liquide : il bout à 216°. Son odeur est très désagréable et rappelle celle de l’oignon. Sa densité de vapeur est égale à 6,08 et correspond à 2 volumes (M. Balard).

Lorsqu’on met en vase clos le chlorhydrate d’amylène en contact avec du sulfhydrate de sulfure de potassium, on obtient le mercaptan amylique C10H11S,HS qui est incolore, d’une odeur d’oignon très pénétrante, et qui bout à 117°. Ce corps réagit sur les oxydes, et principalement sur l’oxyde de mercure, à la manière du mercaptan de l’alcool (M. Krutzsch).

(M. Cahouus.)

Le bisulfure amylique C10HUS2 s’obtient par la distillation du sulfamylate de chaux avec le bisulfure de potassium très concentré. Ce corps est liquide, d’une couleur jaune ambrée, d’une odeur alliacée vive et pénétrante. Sa densité à 18° est égale à 0,918. Traité par l’acide azotique, il donne de l 'acicle sulfo-amylolique Cl0H11O(SO2)2,HO. *

Le sulfocyanhydrate d’amylene se produit quand on distille des volumes égaux de sulfamyîate dépotasse et de sulfocyanure de potassium. Cet éther est liquide, incolore. Sa densité à 20° est égale à 0,905. L’acide azotique bouillant le transforme en acide sulfo-amylolique. (M. O. Henry fds.)

BROIIHYDRATE D’AMYLÈAE. C10HnBr.

lln 137,50 7,28

Br 1000,00 52,99

Le bromhydrate d’amylène est liquide, incolore, volatil, d’une odeur alliacée et piquante. Sa vapeur est inflammable et brûle avec une flamme verte. 11 s’altère rapidement au contact d’une dissolution alcoolique de potasse. On l’obtient en faisant réagir de l’acide bromhydrique sur l’alcool amylique. (M. Cahours.)

IODHYDRATE D’AMYLÈNE. C10!!11!.

lin 137,50 5,55

I 1586,00 6Zi, 1 Zi

Cet éther est liquide, incolore,

d’une odeur éthérée, d’une saveur

AZOTATE d’AMVLÈNE. 139

astringente. Sa densité , prise à 11°, 5, est égale à 1,511. 11 bout à H6°; la densité de sa vapeur est égale à 6,675.

La vapeur d’iodhydrate d’amylène est inflammable et brûle avec une flamme pourpre.

Lorsqu’on fait réagir à la température de 180° du zinc métallique sur l’iodhydrate d’amylène, il se produit de l’amyle, de l’hydrure d’amyle, de l’amylène, du zinc-amyle et de l’iodure de zinc :

Zi(G10H 1 1 1) + 5Zn = G10!!11 -f C10H12 -f G10H10

Arayle. Hvdrure Araylène.

Iodhydrate

d’amylène.

Hvdrure

d’amyle.

G10HuZn + ZiZnl.

Zinc-amyle. Iodure de zinc.

(M. Frankland. )

L’étain attaque aussi l’iodhydrate d’amylène, mais seulement à la température de 2è0°.

L’iodhydrate d’amylène se forme quand on fait réagir, à une douce chaleur, 8 parties d’iode et 1 partie de phosphore sur 15 parties d’alcool amylique. En distillant ce mélange, l’iodhydrate d’amylène passe dans le récipient ; on le lave avec de l’eau, puis ou le rectifie sur du chlorure de calcium fondu. (M. Cahours.)

CYANHYDRATE D’AMYLÈNE. Cl2HuAz = C^H^Cy.

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