‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 113 sur 369 · ALLIAGES DE CUIVRE ET SE ZINC · texte numérisé non relu

ALLIAGES DE CUIVRE ET SE ZINC

Les alliages de cuivre et de zinc sont employés en grande quantité dans l’industrie; leur prix est moins élevé que celui du cuivre. On leur donne les noms de : laiton , cuivre jaune , or de Manheim, pinschbech , métal du prince Robert y similor , chrysocale.

Le zinc, en s’alliant au cuivre, en pâlit la couleur; employé en certaines proportions, il lui communique la teinte de l’or; en proportion plus grande, il lui donne une couleur d’un jaune verdâtre ; quand il entre pour plus de moitié dans l’alliage, il le rend gris bleuâtre.

En général, chacun de ces alliages a une densité plus grande que la moyenne des densités des deux métaux qui le constituent.

Ils sont plus fusibles que le cuivre ; lorsqu’on les chauffe en vase clos, ils perdent une quantité de zinc qui augmente avec la température à laquelle on les soumet. A la température de 150n du pyromètre, l’alliage contient encore 3 ou U pour 100 de zinc (M. Berthier). Toutefois la calcination d’un alliage de zinc et de cuivre, dans le moufle d’un fourneau d’essayeur, volatilise le zinc d’une manière complète; aussi peut-on doser cet alliage en chauffant le cuivre que contient le laiton, pendant plusieurs heures, dans un petit creuset rempli de poussier de charbon ; la proportion de zinc est indiquée par la perte de poids qu’éprouve l’alliage : le bouton de cuivre rouge ne doit pas diminuer de poids par une seconde cémentation dans du charbon.

Quand le laiton est fondu au contact de l’air, une partie du zinc s’oxyde ; en enlevant de temps en temps la couche d’oxyde qui recouvre le bain métallique, on parvient à oxyder tout le zinc.

Les alliages qui contiennent le tiers de leur poids de zinc sont ductiles et malléables à froid; mais ils deviennent très cassants à chaud.

Lorsque ces alliages sont destinés à être travaillés au tour, on y ajoute une certaine quantité de plomb pour leur donner de la sécheresse y et les empêcher de graisser la lime; l’addition de l’étain , même en proportion très faible, leur donne de la dureté.

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CUIVRE

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