ALLIAGES DE OUVRE ET D’ÉTAII*. — BRONZE
Le bronze était employé par les anciens pour la confection des instruments aratoires, des armes, etc., avant qu’ils connussent le fer et l’acier.
Cet alliage sert aujourd’hui pour faire des canons, des cloches, des statues, des objets moulés, des timbres d’horlogerie, des miroirs de télescopes, etc.
Le bronze est plus dur et plus fusible que le cuivre. Il s’oxyde moins facilement à l’air que ce métal. Sa densité est plus grande que la moyenne des densités des métaux dont il est formé : elle est comprise entre les nombres 8,76 et 8,87.
Lorsqu’on maintient le bronze fondu au contact de l’air, l’étain s’oxyde beaucoup plus rapidement que le cuivre, et ce dernier métal finit par rester pur. On peut encore retirer le cuivre du bronze en le chauffant avec une certaine quantité du même alliage préalablement oxydé.
Les alliages de cuivre et d’étain ont une grande tendance à se décomposer par liquation. Ils se séparent, meme pendant la fusion, en deux autres alliages : l’un avec excès d’étain, qui surnage et qui est très fusible, l’autre plus lourd, et qui est très riche en cuivre. La liquation qui a lieu pendant le refroidissement des alliages de cuivre et d’étain prouve qu’il est impossible d’obtenir de grandes pièces de bronze homogènes. Cet inconvénient est très grave dans la fonte des canons de bronze ; car la pièce étant formée d’alliages de fusibilités différentes, après un certain nombre de coups, il s’y établit des logements ou sifflets qui nuisent à la solidité de la pièce et à la justesse du tir.
Le bronze présente la propriété curieuse d’acquérir par la trempe assez de malléabilité pour pouvoir être travaillé au marteau; si on le laisse refroidir lentement en le soumettant au recuit, il devient dur, cassant et très sonore (M. D’Àrcet). On utilise cette propriété du bronze dans la
CUIVRE
fabrication des tamtams, des cymbales, des médailles, des monnaies. Les objets de bronze étant une fois coulés, sont trempés, et peuvent alors être travaillés au marteau, au tour, ou frappés au balancier ; on leur rend ensuite leur (Jureté par le recuit .
Composition des différents bronzes.
( Cuivre 100
* (Étain 11
( Cuivre 80
’ ( Étain 20
( Cuivre 66
’ (Étain 33
/Cuivre 8
Métal d’un miroir chinois. . . . . J Plomb 1
( Antimoine. . . 1
Bronze des canons en France
Tamtams et cymbales
Miroirs des télescopes. . . .
Métal des cloches en Angleterre.
Métal des cloches en France . . .
( Cuivre (Étain ,
/ Cuivre
Médailles < Étain .
{Cuivre 80
Étain 10,1
Zinc 5,6
Plomb Zi,3
... /là
(Zinc.
5 millièmes.
Les sous et les centimes en circulation en France ont des compositions assez variables ; ces monnaies basses peuvent cependant se ramener à trois types :
1° Les sous rouges de Louis XY et de Louis XYI ;
2° Les sous de cloches (simples et doubles) ;
3° Les sous de cloches affinées (tête de Liberté), simples et doubles.
Les sous rouges ont été frappés avec des flans de cuivre du commerce. Ils contiennent au plus 0,50 ou 0,75 pour 100 de métaux étrangers.
Les sous de cloches varient beaucoup dans leur composition : on peut cependant évaluer à 86 pour 100 la quantité de cuivre qu’ils renferment; les IA centièmes restant consistent principalement en étain, mais on y trouve au si du zinc, du fer, du plomb, des traces d’arsenic, de soufre et d’antimoine.
Les sous de métal de cloches affiné (5 et 10 centimes), portant une tête de Liberté et frappés sous la république, contiennent 9Zi à 95 centièmes de cuivre et 3 à A centièmes d’étain. On y rencontre de petites quantités des métaux indiqués précédemment, et surtout du plomb, dont la proportion est environ de 1 centième.
Les nouvelles monnaies de bronze à l’effigie de Napoléon III contiennent, en moyenne, 95.de cuivre, U d’étain et 1 de zinc. Comme elles sont