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FABRICATION DES BOUCHES A FEU

faites avec les anciennes pièces de cuivre rouge et de métal affiné, on y rencontre aussi du plomb dont la proportion est ordinairement comprise entre 2 et 12 millièmes.

Les monnaies basses des pays étrangers , à part quelques exceptions très rares, sont faites avec du cuivre rouge presque pur.

Les sous des colonies françaises, frappés sous le règne de Charles X, ont à peu près la composition du bronze des médailles.

Lorsque la proportion de l’étain dépasse 7 à 8 centièmes, les monnaies de bronze prennent beaucoup de dureté, et il est très difficile de leur donner une belle empreinte.

Les monnerons , ou médailles de confiance, frappées à la fm du règne de Louis XVI , sont remarquables par leur parfaite conservation et la délicatesse de leurs empreintes. Ces médailles étaient destinées à être échangées contre des assignats. Elles sont formées de 97 à 98 centièmes de cuivre, et de 2 à 3 centièmes de zinc et d’étain qui se trouvent unis en proportions à peu près égales.

Comme la valeur du zinc est moindre que celle du cuivre , et surtout que celle de l’étain , les fondeurs en bronze en introduisent toujours une certaine quantité dans le bronze destiné au moulage; la présence du zinc ne paraît pas du reste altérer les qualités des bronzes moulés.

Ces alliages , avant d’être livrés au commerce , sont souvent bronzés , c’est-à-dire recouverts d’un enduit qui, tout en modifiant leur couleur, tend à les préserver de l’altération.

Pour bronzer les médailles et leur donner l’apparence du bronze florentin , on les soumet à la préparation suivante :

On fait une pâte homogène avec 500 grammes de vert-de-gris , 475 grammes de sel ammoniac, 1 décilitre 1/2 à 2 décilitres de vinaigre fort; on fait bouillir cette pâte pendant vingt minutes avec 8 à 10 litres d’eau dans une capsule de cuivre, et l’on décante le liquide clair.

On introduit dans une casserole de cuivre une partie de cette liqueur, et l’on y met les pièces à bronzer, en les séparant avec quelques morceaux de bois blanc , pour les empêcher d’adhérer entre elles ; une ébullition d’un quart d’heure suffit pour les bronzer.

La composition qui sert à mettre le cuivre au vert antique est formée d’un demi-litre de vinaigre blanc, 7sr,6 de sel ammoniac, 7sr,6 de sel marin, 15,2 d’ammoniaque liquide; elle s’applique au pinceau.

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