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BRONZE DES TAMTAMS ET DES CYMBALES

long que la pièce , aussi se forme-t-il en dessus une masse de métal appelée masselotte , qui est destinée à fournir au retrait qu’éprouve le bronze en se solidifiant ou en pénétrant dans les parties poreuses du moule, et à retarder le refroidissement dans la partie supérieure de la bouche à feu, ce qui rend le tassement du métal plus régulier.

Quand les pièces sont refroidies , on les tourne, et on les fore en les soumettant à une série d’opérations mécaniques.

Les pièces ainsi préparées ne peuvent pas être homogènes. En effet, dès que le bronze commence à se figer, il se partage en un alliage moins fusible, qui se solidifie , et un autre plus fusible, plus riche en étain , qui monte dans le haut de la pièce ; ce dernier alliage se partage de nouveau en deux alliages, dont l’un se solidifie, et l’autre redescend dans la pièce à mesure que le retrait se détermine : une pièce de canon est donc nécessairement formée de plusieurs alliages différemment fusibles. Du reste, en analysant des échantillons de bronze pris en différentes parties de la pièce , on reconnaît que sa composition est éminemment variable.

Les pièces, après leur fabrication, sont soumises à une série d’épreuves et de vérifications prescrites par les règlements , qui ont pour but de rechercher les défauts provenant du moulage.

On appelle soufflures des cavités produites par les gaz qui n’ont pas trouvé d’issue, et qui ont été emprisonnés par le bronze.

Les chambres sont des cavités dont la surface est grenue ; elles proviennent d’un alliage mal fait, d’un tassement irrégulier et interrompu.

Les piqûres sont des chambres très petites.

Les cendrures sont dues à des impuretés de l’alliage.

Les sifflets sont des sillons longitudinaux.

La pièce est ensuite soumise à l’épreuve de l’eau ; on la remplit d’eau, en bouchant la lumière, et l’on recherche s’il ne s’y déclare pas de fuites.

Enfin , on soumet la pièce à l’épreuve du tir pour reconnaître les défauts occasionnés par l’explosion.

Le refoulement est une déformation due au développement du gaz de la poudre.

Les égrénements sont des vides provenant de la fusion des alliages riches en étain.

Le logement est un refoulement du métal qui se remarque dans la partie de la pièce où repose le boulet.

Les logements font ricocher le boulet dans la pièce même, et produisent des battements .

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