‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 122 sur 369 · MÉTAL DES CLOCHES · texte numérisé non relu

MÉTAL DES CLOCHES

La composition du métal des cloches est variable ; cet alliage est souvent formé de cuivre, d’étain, de zinc et de plomb. Il contient toujours de 20 à 22 centièmes de métaux blancs. Son grain est fin .ét serré; il est fusible et très sonore; on a remarqué que le zinc et surtout le plomb diminuent la sonorité de cet alliage.

Pendant la révolution , on fut obligé d’extraire le cuivre des cloches pour en faire du bronze de canons. Les procédés que l’on employa à cette époque étaient fondés sur la propriété que possède l’étain d’être plus fusible et plus oxydable que le cuivre.

En soumettant l’alliage des cloches à un grillage dans un four à réverbère, on détermine l’oxydation de la plus grande partie de l’étain qu’il contient ; les scories qui se rassemblent à la surface du bain métallique, étant réduites par le charbon, donnent un alliage d’étain et de cuivre dont on retire facilement le premier de ces métaux par liquation.

MAILLECHOR.

Le cuivre, le nickel et le zinc, combinés en diverses proportions, constituent les alliages connus dans le commerce sous les noms de pak-fung ou cuivre blanc de la Chine , d'argentcm, de maillechor.

L’alliage que l’on trouve ordinairement dans le commerce est formé de 50 de cuivre, 25 de nickel et 25 de zinc. On l’obtient en fondant le cuivre avec le nickel, et en ajoutant en dernier lieu le zinc.

Le maillechor fabriqué avec des métaux purs, et surtout exempts d’arsenic, est blanc connue l’argenterie au titre de 800 millièmes, à laquelle il peut être comparé d'ailleurs par son éclat, sa sonorité et sa grande malléabilité. On peut le réduire en feuilles et en fils très minces; porté à une température élevée, il devient très fragile.

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