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ÉTAMAGE DU CUIVRE ET DU LAITON

La densité du maillechor est comprise entre 8,5 et 8,6. Comme cet alliage est formé de trois métaux dont les sels sont vénéneux, il ne peut servir à la confection des vases destinés à la cuisson des aliments.

Le maillechor exposé à l’air au contact des acides et surtout du vinaigre, se couvre peu à peu de vert-de-gris, comme l’argent à 800 millièmes! Les objets de maillechor, frottés de temps en temps avec de la sanguine! conservent leur couleur blanche et leur éclat. On met le maillechor en couleur,, en le trempant dans un mélange de 100 parties d’eau et de \k parties d’acide sulfurique.

Le nickel qui entre dans la composition du maillechor vient presque entièrement d Allemagne ; on l’extrait du speiss provenant des fabriques de bleu de cobalt : ce nickel contient ordinairement une très petite quantité d’arsenic, de soufre et de cobalt.

On a récemment trouvé dans le Valais plusieurs mines de nickel arsenical qui conviennent à la préparation du maillechor.

Pour faire 1 analyse du maillechor, on soumet cet alliage à la cémentation dans un petit creuset rempli de charbon, qu’on maintient pendant cinq à six heures au rouge vif, dans le moufle d’un fourneau de coupelle; le zmc se volatilise, et la perte de poids de l’alliage indique la proportion de ce métal.

Le bouton formé de cuivre et de nickel est dissous dans l’acide azotique , la liqueur est évaporée avec de l’acide sulfurique; le résidu est repris par l’eau, et la dissolution acide est traitée par un excès d’acide suit hydrique qui précipite le cuivre à l’état de sulfure, que l’on analyse a la manière ordinaire. La dissolution qui contient le nickel est portée à l’ébullition, afin de chasser l’hydrogène sulfuré, et on la précipite ensuite

pai un excès de potasse; 1 oxyde de nickel est lavé, calciné ait rouge vif dans un creuset de platine et pesé.

ÉTAMAGE m CUIVRE ET DU LAITON.

L étamage du cuivre se lait ordinairement en décapant les pièces avec le chlorhydrate d’ammoniaque, et en étendant au moyen d’un morceau d’étoupe, à la surface du métal convenablement chauffe, de l’étain pur ou bien un alliage d’étain et de plomb.

On étame dans quelques cas par voie humide. Le cuivre pur ne peut pas être étamé de cette manière ; mais le laiton, qui contient du zinc, se piêtc facilement a cette opération ; c est ainsi que l’on étame les épingles.

Ou commence par les décaper en les faisant chauffer avec une dissolution de crème de tartre; on les introduit ensuite dans une bassine de cuivre a fond plat, dans laquelle on met de l’eau, de l’étain et de la crème de tartre; on lait bouillir pendant une heure, et au bout de ce temps les épingles se trouvent parfaitement étamées.

CUIVRE

La théorie de cette opération est facile à comprendre : sous l’influence de la chaleur, le bitartrate de potasse dissout l’étain avec dégagement d’hydrogène, et le zinc que contient le laiton détermine ensuite le dépôt de l’étain en couches très minces à la surface des épingles.

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