‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 124 sur 369 · ZINGAGE DU CUIVRE ET DU LAITON · texte numérisé non relu

ZINGAGE DU CUIVRE ET DU LAITON

On peut recouvrir les objets de cuivre et de laiton d’une couche de zinc polie et très adhérente, en plongeant ces objets, préalablement décapés avec de l’acide chlorhydrique, dans une dissolution bouillante de sel ammoniac contenant un excès de grenailles ou de tournure de zinc. Il se dégage de l’hydrogène et de l’ammoniaque, et les objets se recouvrent de zinc au bout de quelques minutes. La présence du zinc métallique est nécessaire au succès de l’opération, dont les effets paraissent devoir être attribués à une action électrique. (M. Boettger. )

AMAI.YSË DU BRONZË £T DU LAITOÏV

Nous supposerons que l’alliage à analyser contient du cuivre, de l’étain, du zinc et du plomb.

L’alliage limé ou réduit en grenailles est traité à chaud par huit à dix fois son poids d’acide azotique à 22° B., bien exempt d’acide chlorhydrique.

Le cuivre, le zinc et le plomb entrent en dissolution, tandis que l’étain est transformé en acide métastannique insoluble, dont on détermine le poids après l’avoir lavé et calciné. 127,2 d’acide métastannique ainsi obtenu représentent 100 de métal.

La liqueur et les eaux de lavage sont mêlées à un léger excès d’acide sulfurique pur, et évaporées presque à siccité ou plutôt jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de vapeurs d’acide azotique. Le résidu, étant traité par l’eau, s’y dissout, à l’exception du sulfate de plomb qu’on recueille sur un petit filtre. Îà6,à de ce sel correspondent à 100 de plomb.

On fait passer dans la liqueur un excès d’acide sulfhydrique qui précipite complètement le cuivre à l’état de sulfure ; ce précipité est lavé avec de l’eau contenant une petite quantité d’hydrogène sulfuré, afin de prévenir la sulfatisation : le dosage du cuivre à l’état de sulfure présentant des difficultés, on dissout le précipité dans l’acide azotique, on étend la liqueur, et on la traite par un excès de carbonate de potasse ou de potasse caustique. Le nouveau précipité lavé et calciné donne du deutoxyde de cuivre, d’où l’on déduit le poids du cuivre.

La dissolution dans laquelle on a fait passer de l’hydrogène sulfuré ne contient plus que du zinc. On la porte à l’ébullition, et lorsqu’elle n’exhale plus aucune odeur, on la traite par un excès de carbonate de soude. Le zinc se précipite à l’état de carbonate basique, qu’on recueille

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