‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 126 sur 369 · SAGE BU SUIVIE PAH, VOIE HÏÏMIBE · texte numérisé non relu

SAGE BU SUIVIE PAH, VOIE HÏÏMIBE

Après for et l’argent, le cuivre est peut-être le métal qu’il importe le plus de doser avec une grande exactitude.

Le cuivre entre en effet dans la composition d’un grand nombre d’alliages, tels que le bronze, le laiton, les alliages des bouches à feu, des cloches, des monnaies, des médailles, des tamtams, des cymbales, etc.

La méthode analytique que nous allons faire connaître permet de doser rapidement et avec une grande exactitude le cuivre dans ses alliages ; elle s’applique également à l’analyse des minerais de cuivre et de tous les sels de cuivre, tels que le sulfate, l’azotate, etc.

Le dosage du cuivre par voie humide est fondé : 1° sur la propriété que possèdent les sels de cuivre de se dissoudre dans l’ammoniaque en formant une liqueur d’un bleu très intense; 2° sur la précipitation de cette liqueur ammoniacale par les sulfures solubles et sa décoloration complète, lorsqu’il ne reste plus de cuivre en dissolution.

On comprend donc qu’ayant à analyser un sel de cuivre, en le faisant dissoudre dans un excès d’ammoniaque, précipitant cette liqueur ammoniacale par une dissolution titrée de sulfure de sodium, et s’arrêtant au moment où la liqueur est décolorée, on détermine facilement la quantité de cuivre qui se trouve dans le sel.

Ce mode d’analyse peut être exécuté en présence d’un certain nombre de métaux étrangers, tels que le plomb, l’étain, le zinc, le cadmium, le fer, l’antimoine; car, en supposant une liqueur ammoniacale dans laquelle ces métaux se trouveraient, soit en dissolution, soit à l’état de précipité insoluble, l’expérience a démontré que le sulfure alcalin porte

(1) Pelouze, Annales de chimie et de physique.

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