PRÉPARATION RU PEROXYRE D’URANIUM ET RE SES SELS
La pechblende présente la composition suivante:
Oxyde d’uranium intermédiaire ... 79,1
Silice 5,3
Oxyde de plomb 6,2
Oxyde de fer 3,0
Chaux 2,8
Magnésie o,q
Arsenic 1,1
Bismuth et cuivre 0,6
Eau 0,3
( M. Bammelsbkrg.)
Pour préparer avec la pechblende les sels et le peroxyde d’uranium, on peut employer lune des méthodes suivantes :
1° On attaque le minéral réduit en poudre fine, par l’eau régale. La liqueur, évaporée à sec et reprise par l’eau, est précipitée par un courant d’acide sulfhydrique, qui détermine la séparation de l’arsenic, du cuivre,
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du plomb et du bismuth. On chasse l’excès d'acide sulfhydrique par lebullition, et l’on traite la liqueur par l’ammoniaque; le précipité, encore humide, est soumis à l’action du carbonate d’ammoniaque, qui laisse à l’état insoluble le peroxyde de fer, et dissout les autres oxydes ; la liqueur est évaporée et le résidu est soumis à la calcination. Il se forme de l’oxyde vert d’uranium et des uranates de chaux, de zinc, de nickel et de cobalt. En traitant le produit de la calcination par l’acide chlorhydrique un peu étendu, l’oxyde d’uranium reste à l’état de pureté, tandis que les uranates métalliques se dissolvent ; on peut retirer ensuite facilement le peroxyde d’uranium de ses combinaisons avec les bases.
(M. Arfvedson.)
2° On peut suivre une méthode beaucoup plus simple, qui consiste à traiter la pechblende pulvérisée par l’acide azotique. Pour réduire facilement la pechblende en poudre, on la réduit eu morceaux qu’on fait chauffer au rouge, et qu’on étonne en les projetant dans l’eau. La dissolution de la pechblende dans l’acide azotique est évaporée à sec et reprise par l’eau ; il se sépare du sulfate de plomb, des sous-sulfates et des sous-arséniates de fer. La liqueur, filtrée et évaporée jusqu’à consistance sirupeuse, ne tarde pas à cristalliser. Ces cristaux sont traités par l’éther, qui dissout l’azotate d’uranium. La dissolution éthérée fournit par l’évaporation spontanée des cristaux très purs de sel d’uranium qui peuvent servir à préparer tous les composés de ce métal.
Les eaux mères sont soumises à l’action de l’acide sulfhydrique, qui précipite le cuivre , le plomb et l’arsenic, et peuvent, au moyen d’une nouvelle calcination et d’un traitement par l’éther semblable au précédent, donner encore de l’azotate d’uranium. (M. Péligot.)
3° On peut aussi préparer l’azotate d’uranium en épuisant le minerai pulvérisé par l’acide chlorhydrique étendu ; on calcine le résidu avec un excès de charbon, dans un creuset ouvert, afin de volatiliser en partie le soufre et l’arsenic ; puis on soumet la masse à Faction de l’acide chlorhydrique concentré qui enlève le fer, et une certaine quantité de plomb et même de cuivre ; on grille de nouveau le résidu, et on le traite par l’acide azotique.
Le plomb et le cuivre qui restent sont séparés par l’acide sulfhydrique. Pour enlever complètement l’arsenic, on fait bouillir la liqueur avec de l’acide sulfureux, et l’on précipite l’arsenic, à l’état de sulfure, au moyen de l’acide sulfhydrique. Les liqueurs abandonnées à l’évaporation donnent de beaux cristaux d’azotate d’uranium. (Ebelmen.)
L'uranite d'Autun est un phosphate de chaux et d’oxyde d’uranium, représenté par la formule suivante : Ca0,(U203)2,Ph05,8H0. (M. Péligot.)
Dans le minéral appelé chalkolite , qui est isomorphe avec l’uranite, la chaux est remplacée par l’oxyde de cuivre.
L’oxyde d’urane, l’uranate de potasse, ou simplement Furanite d’Au-