‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 165 sur 369 · PHOSPHURE DE MERCURE · texte numérisé non relu

PHOSPHURE DE MERCURE

Le phosphure de mercure est un corps solide, rouge, qu’on obtient en chauffant du protochlorure de mercure dans un courant d’hydrogène phosphoré ou de vapeur de phosphore. Ce composé, soumis à une distillation ménagée, laisse dégager tout le phosphore qu’il contient.

Le phosphure de mercure forme avec le bichlorure une combinaison représentée par (HgCl)3,Hg3Ph,8HO, qu’on obtient en faisant passer un courant d’hydrogène phosphoré dans une dissolution de bichlorure de mercure. Il se forme un précipité qui est d’abord brun, puis jaune. Ce corps n’est pas altéré par l’eau froide, mais l’eau bouillante le décompose en mercure métallique et en acides chlorhydrique et phosphoreux. (M. H. Rose.)

ÂRSÉNIURE DE MERCURE.

L’arsenic se combine directement avec le mercure en formant un composé solide, de couleur grise.

On obtient une combinaison d’arséniure et de bichlorure de mercure HgCl,HgAs, sous la forme d’un sublimé cristallin d’un jaune clair, quand on soumet à la distillation un mélange intime de 3 parties de protochlorure de mercure et de 1 partie d’arsenic. Quand on le traite par l’eau bouillante, il se forme de l’acide chlorhydrique, de l’acide arsénieux et un résidu d’arséniure de mercure.

Il existe une autre combinaison d ’arséniure et de chlorure de mercure, qui renferme plus d’arsenic que la précédente, et qui n’est pas décomposée par l’eau. (Berzelius.)

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