SULFATE DE DEUTOXYDE DE MERCURE
SULFATE DE PROTOXYDE DE MERCURE. Hg20,S03.
Hg20 2600,00 83,87
On prépare ce sel en chauffant le mercure en excès avec l’acide sulfurique ; l’acide doit être porté à une température peu élevée, pour éviter la production du sulfate de deutoxyde de mercure.
Ce sel exige pour se dissoudre 500 p. d’eau froide et 300 p. d’eau bouillante. Il cristallise en prismes blancs volumineux ; il est transformé, sous l’influence d’une petite quantité d’alcali, en un sous-sel gris qui est insoluble.
SULFATE DE DEUTOXYDE DE MERCURE. HgO,S03.
HgO 1350,00 ........ 72,97
Ce sel se prépare en faisant bouillir 5 p. d’acide sulfurique avec à p. de mercure.
Il cristallise en aiguilles blanches qui attirent l’humidité de l’air ; il est décomposé par l’eau froide, et donne naissance à un sel jaune tribasique qui a pour formule : (Hg0)3,S03, et que l’on nommait autrefois turbith minéral. La liqueur contient un sel très acide qu’on peut faire cristalliser en l’évaporant.
Une dissolution d’acide sulfbydrique versée dans un excès de sulfate de mercure, y produit un précipité blanc, floconneux, formé de sulfure de mercure et d’un sulfate basique: (Hg0)2,S03,HgS. Un excès d’hydrogène sulfuré donne naissance à du sulfure noir de mercure : (HgS).
Le sulfate de mercure n’est décomposé par la chaleur qu’à la température rouge. Les acides chlorhydrique, iodhydrique, cyanhydrique, le transforment en chlorure, iodure, ou cyanure de mercure, par voie sèche et par voie humide, en mettant l’acide sulfurique en liberté. (M. Mohr.)
Le sulfate neutre de bi-oxyde de mercure, Hg0,S03, traité par un excès d’ammoniaque caustique, produit une poudre blanche, légère ( turbith ammoniacal ), qui est formée d’un équivalent d’amidure de mercure et d’un équivalent de sulfate tribasique de mercure : HgAzH2,(Ilg0j3,S03; ce corps est le sulfate de la base ammonio-mercurique. Les alcalis caustiques ne le décomposent pas, mais le monosulfure de potassium l’attaque facilement.
MERCURE
Il peut se former par l’action de l’ammoniaque sur le sulfate de mercure, outre le turbith ammoniacal, trois sels cristallisables qui ont pour formules :
(Hg0),S03,AzH3 ;
(Hg0)2,S03,AzH3 ;
(Hg0)3,S03,AzH3.
Ces trois sels sont décomposés par l’eau. (M. Millon.)
SULFITES DE MERCURE.
Le sulfite de protoxyde de fer n’a pas encore été obtenu. Lorsqu’on fait réagir l’acide sulfureux sur le deutoxyde de mercure , on obtient d’abord un mélange de sulfate de protoxyde et de sulfite de deutoxyde, qui se décompose complètement sous l’influence d’un excès de réactif, et laisse un résidu de mercure métallique.
SULFITES DE DEUTOXYDE DE MERCURE.
Le deutoxyde de mercure se combine avec l’acide sulfureux en deux proportions, pour former un sel neutre et un sel basique. On les produit par double décomposition en précipitant par un sulfite alcalin une dissolution très concentrée d’azotate basique de deutoxyde de mercure. On obtient ainsi facilement le sulfite basique (Hg0)2,S02, en employant Fazotate correspondant (Hg0)2,Az05; mais lorsqu’on veut préparer le sulfite neutre Hg0,S02, au moyen de l’azotate Hg0,Az05, le produit qu’on obtient est très instable et se décompose spontanément en un mélange de mercure métallique et de sulfate de protoxyde, avant qu’on ait pu le laver et le recueillir.
Le sulfite de deutoxyde de mercure bibasique est une poudre blanche, pesante, insoluble dans l’eau; il se décompose très facilement sous l’influence des acides étendus et d’une température peu élevée. Les hydracides, ainsi que les cyanures alcalins, le dissolvent sans laisser de résidu, et l’iodure de potassium le transforme en deuto-iodure de mercure d’un rouge écarlate.
Lorsque le sulfite basique de mercure présente exactement la composition (Hg0)2,S02, il se change, par une légère élévation de température, en sulfate de protoxyde, sans donner lieu à un dépôt de mercure métallique :
(Hg0)2,S02 = Hg20#S03. (M. Péan de Saint-Gilles.)