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ACTION DE D’AMMONIAQUE SUR LES SELS DE COBALT

ACTION ïs’ AMMONIAQUE SUB &BS SH$*S BI COBALT.

L’ammoniaque AzH3, ou du moins les éléments de cette base , se combinent souvent avec les oxydes métalliques pour former des bases quaternaires, que nous nommerons bases ammonicico-métalliques , et qui sont formées d’azote, d’hydrogène, d’oxygène et d’un métal qui peut être du chrome, du nickel, du cobalt, du cuivre, du mercure, du platine, etc.

Ces nouvelles bases présentent un intérêt théorique incontestable , et viennent, par leur composition, établir une sorte de lien entre les bases minérales , qui sont formées par la combinaison d’un métal avec l'oxygène, et les bases organiques, qui sont en général ternaires ou quaternaires.

Nous donnerons ici le résumé d’un travail récemment publié sur des bases ammoniacobaltiques, qui démontre qu’un meme métal peut former un certain nombre de bases ammoniaco-métalliques. (Fremy.)

Les sels de cobalt , traités à l’abri de l’oxygène par un excès d’ammoniaque , se combinent avec cet alcali et donnent naissance à une première série de sels, qui ont été nommés ammoniacobaltiques , et qui paraissent résulter de la combinaison de 1 équivalent de sel de cobalt avec 3 équivalents d’ammoniaque : ces sels sont stables lorsqu’ils sont secs ou lorsqu’on les met en présence d’un excès d’âtnmoniaque ; mais l’eau les décompose immédiatement, dégage de l’ammoniaque, et produit un dépôt vert de sous-sel de protoxyde de cobalt .

Lorsqu’on fait agir l’oxygène sur les sels ammoniacobaltiques , ce gaz est absorbé, et l’on peut obtenir quatre séries nouvelles de composés, qui ont été désignés d’une manière générale sous le nom de sels ammoniacobaltiques suroxygénés , parce que tous ces sels contiennent plus d’oxygène que le protoxyde de cobalt; on peut admettre que les bases de ces sels contiennent les éléments de l’ammoniaque et des oxydes de cobalt ayant pour formule :

Gb203 et GbO2.

Les sels ammoniacobaltiques suroxygénés sont tous décomposés par l’action des alcalis ; mais la décomposition ne se manifeste que lorsqu’on porte la liqueur à l’ébullition; il se produit alors de l’ammoniaque, du sesqui-oxyde de cobalt hydraté, et, dans quelques cas, de l’oxygène : ces sels paraissent donc contenir des bases quaternaires formées d’oxygène, de cobalt, d’hydrogène et d’azote ; quelquefois ces bases ont pu être isolées; dans d’autres cas, le groupement quaternaire s’est détruit lorsqu’on a cherché à le retirer de la combinaison saline dans laquelle il était engagé. Les noms qui ont été donnés aux sels ammoniacobaltiques suroxygénés rappellent, en général , leur couleur et les éléments qui les

COBALT

ont tonnés, c’est-à-dire le cobalt et l’ammoniaque; les bases qui les constituent ont reçu les dénominations suivantes : 1° oxycobaltiaque ; 2° lutéocobaltiaque ; 3° fuscobaltiaque ; 4° roséocobaltiaque.

Les sels ammoniacobaltiques suroxygénés se reconnaissent aux caractères suivants :

Les se/s d’ oxycobaltiaque cristallisent facilement; on a obtenu à l’état cristallisé l’azotate et le sulfate : ces sels présentent la propriété curieuse de produire un dégagement d’oxygène pur lorsqu’on les met en contact avec l’eau froide ; ils laissent déposer en même temps un sous-sel vert à base d’oxyde de cobalt magnétique Cb304. Ces sels d’oxycobaltiaque paraissent formés par la combinaison de l’ammoniaque avec un nouvel oxyde de cobalt CbO2.

Les sels de lutéocobaltiaque sont cristallisables ; l’azotate, le sulfate et le chlorure s’obtiennent en cristaux qui se distinguent des autres sels par leur belle couleur jaune; la base de ces sels paraît résulter de la combinaison du sesqui-oxyde de cobalt avec 6 équivalents d’ammoniaque , et peut exister à l’état de liberté ; sa réaction est fortement alcaline.

Les sels de fuscobaltiaque sont caractérisés par leur couleur brune ; ils sont incristallisables et précipités de leur dissolution aqueuse par l’alcool : ces sels paraissent résulter de la combinaison de 4 équivalents d’ammoniaque avec des sels basiques de sesqui-oxyde de cobalt.

Les sels de roséocobaltiaque sont remarquables par leur cristallisation facile , et surtout par leur belle couleur, qui est rouge , grenat ou rose : la base de ces sels a été isolée ; elle contient les éléments de 1 équivalent de sesqui-oxyde de cobalt et de 5 équivalents d’ammoniaque.

Les faits qui précèdent donnent une idée précise des réactions variées qui peuvent se présenter lorsque l’ammoniaque est mise en présence des sels métalliques.

Lorsqu’en effet l’ammoniaque réagit sur les sels , elle donne naissance à plusieurs phénomènes qui peuvent être résumés ainsi d’une manière générale :

1° Elle détermine la précipitation d’un oxyde ou d’un sous-sel en se substituant à la base du sel.

T Elle s’ajoute aux sels, et donne naissance à des composés dans lesquels l’acide du sel se trouve saturé à la fois par l’oxyde métallique et par l’ammoniaque.

3° En se combinant avec la molécule saline, elle peut déterminer une absorption d’oxygène , comme lorsqu’elle agit sur les sels de protoxyde de cuivre, de protoxyde de manganèse, de protoxyde de fer, etc.

Ces trois ordres de phénomènes se produisent dans l’action de l’ammoniaque sur les sels de cobalt. On a vu, en effet, l’ammoniaque, en agissant sur les sels de cobalt, produire d’abord des sous-sels verts basiques

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