PLAQUÉ
cuivre s’oxyde et entraîne une quantité notable d’argent. L’oxydation se ralentit à mesure que l’argent devient prédominant : il est toujours très difficile d’enlever à l’argent par le grillage tout le cuivre qu’il contient.
Le soufre chauffé avec un alliage de cuivre et d’argent, en quantité insuffisante pour faire passer les deux métaux à l’état de sulfure, porte particulièrement son action sur le cuivre : la plus grande partie de ce métal se sépare à l’état de sulfure, en entraînant toutefois une certaine quantité de sulfure d’argent.
Les monnaies à bas titre sont connues sous le nom de billon.
Les pièces de six liards, les décimes à la lettre N, dont la démonétisation a été effectuée dans ces dernières années, étaient des alliages à 200/1000, fortement blanchis. Les pièces de 15 et de 30 sous, également retirées de là circulation, étaient au titre de 666/1000.
Les monnaies qui ont été conservées, et celles qu’on frappe actuellement en France, sont au titre de 900/1000, avec une tolérance de 3/1000 au-dessus et de 3/1000 au-dessous de ce titre légal moyen
Les médailles contiennent plus d’argent; elles sont au titre de 950/1000 avec les mêmes tolérances que pour les monnaies.
Les titres des ouvrages d’orfèvrerie sont au nombre de deux. Le plus employé pour la vaisselle et l’argenterie est celui de 950/1000. La tolérance est de 5/1000 : ainsi un couvert qui contient 9^5/1000 d’argent pur, est encore dans les limites de la loi.
On n’a pas fixé de limites pour les titres supérieurs au titre de 950/1000 ; le fabricant se trouve d’ailleurs intéressé à ne pas le dépasser.
Le second titre de l’argenterie est de 800/1000. La tolérance au-dessous de ce titre est de 5/1000.
Pour souder l’argent, on emploie des alliages à des titres inférieurs, et l’on y fait souvent entrer une certaine quantité de zinc. L’alliage le plus employé pour souder l’argent à 950/1000 est formé de 666,67 d’argent, 233,33 de cuivre et 100,00 de zinc.