AMALGAMES D’ARGENT
Le mercure et l’argent s’unissent en toutes proportions, même à froid.
Lorsque l’amalgame d’argent est liquide et qu’on le passe à travers une peau de chamois, la peau retient un amalgame solide très riche en argent, tandis que le liquide qui a filtré ressemble au mercure par sa fluidité et son aspect, et ne retient qu’une très petite quantité d’argent.
On obtient un amalgame cristallisé, connu sous le nom d’arbre de Diane , en mêlant 3 parties d’une dissolution saturée d’argent dans l’acide azotique, avec 2 parties d’une dissolution également saturée de mercure dans l’acide azotique, et en introduisant dans cette dissolution 7 parties de mercure alliées à 1 partie d’argent. Au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, il s’est formé une multitude de cristaux brillants, qui s’étendent en ramifications jusqu’à la surface du liquide.
Un amalgame d’argent cristallisé a donné à l’analyse 65 parties de mercure et 35 parties d’argent. (Berzelius.)
Une tige d’argent qu’on laisse plongée dans du mercure se recouvre à la longue d’un amalgame cristallisé. (M. Daniel.)
Les amalgames d’argent sont décomposés par la chaleur ; le mercure seul se volatilise: mais lorsque l’amalgame n’a pas été chauffé pendant longtemps au rouge vif, l’argent peut contenir quelques millièmes de son poids de mercure.
On trouve souvent du mercure dans l’argent qui provient de l’exploitation des minerais d’argent par amalgamation.
L’amalgame d’argent peut être employé pour argenter le cuivre rouge, le bronze et le laiton. Il suffit de l’appliquer sur les pièces convenablement décapées, de chauffer pour volatiliser le mercure. L’amalgame des argenteurs est, en général, formé de 85 parties de mercure et de 15 parties d’argent. Il parait certain, cependant, que l’argenture se fait mal avec l’amalgame d’argent : aussi, avant la découverte de l’argenture galvanique, on argentait presque toujours « la feuille et à la sausse. (Voy. plus loin, Dorure et Argenture.)
ESSAIS D’ARGENT TâR LA COUPELLATION.