FABRICATION DES MONNAIES ET BES MÉDAILLES
La fabrication des monnaies comprend deux séries d’opérations bien distinctes :
1° La fusion des métaux, la coulée de l’alliage, le laminage, le découpage, l’ajustage, les recuits, le machinageet le blanchiment;
2° Le frappage des pièces.
L’argent qui sert à la fabrication des monnaies provient pour la plus grande partie des ateliers d’affinage. Cependant on convertit aussi en espèces monétaires les piastres américaines qui ne sont pas aurifères.
Après avoir déterminé le titre des lingots d’argent, et calculé la quantité de cuivre qu’il faut ajouter à ces lingots pour obtenir un alliage au titre de 900 millièmes, on introduit l’argent et le cuivre dans un grand creuset de fer forgé qui peut contenir 800 kilogrammes d’alliage.
Ce creuset est chauffé avec du bois bien sec, et porté à une température d’un rouge vif.
Les matières recouvertes de poussier de charbon entrent peu à peu en fusion ; on les brasse à plusieurs reprises avec un instrument de fer enduit de terre à poêle.
Lorsque la masse est bien mêlée et suffisamment chaude, on en prend, avec une cuiller de fer, une goutte , c’est-à-dire une petite quantité, qu’on coule dans une très petite lingotière.
On soumet immédiatement à l’essai ce petit lingot dont le poids est de 15 à 25 grammes , et l’on corrige , s’il y a lieu, le titre de la masse entière contenue dans le creuset, en y ajoutant, soit du cuivre, soit de l’argent fin, ou un alliage d’une composition connue.
Lorsque la masse a été portée à une température convenable, et quelle est homogène , on procède à la coulée. On puise dans le creuset la matière liquide avec des poches de fer , espèces de grandes cuillers recouvertes d’argile , avec lesquelles on remplit les lingotières.
Chaque lingotière se compose de deux mâchoires de fonte très épaisse, qui sont mobiles, et se joignent ou s’écartent à volonté ; l’une de ces mâchoires porte deux canaux , longs de â5 à 50 centimètres , et dont