AMALGAMES D’OR
L’or se combine très facilement avec le mercure, même à la température ordinaire. Il suffit d’exposer une lame d’or à la plus faible émanation mercurielle pour la blanchir. Cette propriété sert même quelquefois à reconnaître des traces de mercure. Une pièce d’or frottée avec du mercure devient très fragile et peut se briser facilement entre les doigts.
Le mercure dissout une grande quantité d’or sans cesser d’être liquide. L’amalgame est d’un blanc d’argent; lorsqu’il est saturé d’or, il devient légèrement jaunâtre, et prend la consistance de la cire.
L’amalgame liquide, filtré à travers une peau de chamois, laisse passer du mercure contenant une très petite quantité d’or ; il reste dans la peau un amalgame blanc, de consistance pâteuse, formé d’environ 2 parties d’or et 1 partie de mercure.
L’or en écailles, nommé souvent pondre d'or , et qu’on emploie dans la peinture, s’obtient en alliant 1 partie d’or à 8 parties de mercure, et en séparant ensuite ce dernier métal par la distillation.
Tous les amalgames d’or laissent un résidu d’or pur lorsqu’on les chauffe au rouge vif.