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ANALYSE DES ALLIAGES D OR , D’ARGENT, DE PLATINE ET DE CUIVRE

On passe les alliages de cette espèceàla coupelle avec du plomb, à une température un peu supérieure à celle des essais d’argent et de cuivre. La perte de poids après la coupellation indique la proportion du cuivre.

L’alliage est coupellé avec addition d’argent, à moins qu’il ne contienne déjà une quantité suffisante de ce métal. Le bouton, après avoir été martelé et laminé, est traité par I acide sulfurique bouillant qui dissout tout l’argent. Le résidu, lavé et desséché, donne par différence la proportion d’argent.

Ce résidu n’est plus formé que d’or et de platine. On le passe encore à la coupelle en y ajoutant une quantité d’argent six fois plus grande que celle du platine.

Le nouveau bouton est laminé et traité par l’acide azotique bouillant <pii dissout le platine à cause de la présence de l’argent.

Le résidu donne l’or ; on obtient le platine par différence.

Comme l’or pourrait retenir quelques millièmes de platine, on doit, pour s’assurer de l’absence de ce dernier métal, passer une dernière fois l’or à la coupelle avec de l’argent, et traiter de nouveau l’alliage par l’acide azotique.

Si 1 acide azotique ne se colore pas, et si le poids de l’or reste invariable, on peut être sûr que tout le platine avait été enlevé. Dans le cas contraire! il faut s’en rapportera la dernière pesée.

L’emploi des témoins est indispensable pour les alliages d’argent qui contiennent de l’or ou du platine ; la présence de ces deux métaux détermine toujours une surcharge considérable dans le poids du bouton de retour, et fait porter beaucoup trop haut le titre de l’argent.

La présence du palladium empêche aussi l’argent de se séparer des derniers millièmes de cuivre.

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