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DORURE GALVANIQUE

Les procédés de dorure galvanique permettent de précipiter sur un métal commun, en couches continues, adhérentes, inséparables et aussi épaisses qu’on le désire, non seulement de l’or, mais encore de l’argent, du platine, du cuivre, du zinc, du plomb, du fer, etc.

Pour résoudre ce problème si intéressant pour l’industrie, il suffit de dissoudre les métaux à précipiter dans des agents convenables, de plonger dans la dissolution le métal destiné à être recouvert, et de se servir de l’électricité développée par la pile , comme agent de précipitation .

Brugnatelli, dès 1830, a essayé de dorer l’argent en décomposant par la pile de l’ammoniure d’or; au commencement de 1840, M. de La Rive chercha à dorer par la pile en se servant du chlorure d’or.

MM. Perrot, Bœttger, Smee, etc., s’occupèrent de la même question; enfin, M. Elkington ouvrit le premier une voie nouvelle à cette industrie, en employant les sels doubles d’or et de potasse ou de soude.

M. de Ruolz et plusieurs autres chimistes ont ajouté l’emploi de diverses liqueurs aurifères à celui de la dissolution de M. Elkington.

Les procédés de dorure galvanique permettent de recouvrir d’or tous les métaux, mais ils exigent quelques préparations préalables qui varient avec la nature du métal sous-jacent.

Pour les bijoux de cuivre et les bronzes, on a recours au recuit, au dérochage et au décapage que nous avons déjà décrits, en parlant de la dorure au mercure et de la dorure au trempé; la dorure galvanique n’exige pas de ravivage.

Les objets d’argent sont recuits et dérochés comme ceux de cuivre; ils sont ensuite frottés avec du blanc d’Espagne et de l’eau acidulée par du vinaigre et de l’acide azotique.

Le maillechort est recuit, déroché et décapé comme le cuivre.

Le fer et l’acier polis sont d’abord dépouillés, par un lessivage dans de la potasse, des matières grasses qui adhèrent à leur surface; ils sont ensuite décapés deux fois dans de l’acide azotique et lavés à l’eau pure. On enlève les parties noires qui les recouvrent, et qui consistent surtout en charbon mis à nu par l’action de l’acide azotique, en les frottant fortement avec de l’argile qui a été calcinée, puis pilée et tamisée très fin. Pendant longtemps on a cuivré préalablement le fer et l’acier, afin de pouvoir le recouvrir d’une couche d’or adhérente ; on a reconnu depuis que l’on peut dorer directement le fer en employant un courant électrique énergique.

Pour obtenir le mat, on soumet les bijoux de cuivre à Faction des acides mélangés, comme dans le procédé de la dorure au trempé ; le plus

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