DORURE GALVANIQUE
souvent on donne le mat, après le dépôt métallique, par les procédés usités dans la dorure au mercure.
On ne met en couleur que les menus bijoux de cuivre; pour tous les autres objets, on se contente de gratte-bosser et de brunir après lavage et dessiccation complète dans de la sciure de bois chaude.
Lorsque l’on a déposé une couche d’or un peu épaisse, l’aspect brillant du métal sous-jacent n’apparaît plus, et on ne le reproduit qu’en employant les moyens mécaniques usités dans l’orfèvrerie.
Les piles employées d’abord dans l’industrie , pour la décomposition des liqueurs propres à la dorure, à l’argenture, et même à la galvanoplastie, étaient construites comme celle de Wollaston ; les zincs étaient amalgamés. Ces piles se composent d’un seau ou tonnelet de bois mastiqué, dans lequel on place deux cylindres concentriques de zinc amalgamé et de cuivre qui ne se touchent pas. Nous donnons ( pl. XXVI, fig. 2 ) le plan et la coupe d’un élément :
A Épaisseur du bois du tonnelet.
a Distance de la paroi intérieure du tonnelet à la paroi extérieure du cylindre de cuivre.
B Distance de la paroi intérieure du cylindre de cuivre à la paroi exté rieure du cylindre de zinc amalgamé.
b Épaisseur du cylindre de zinc.
G Épaisseur du cylindre de cuivre.
d Ouverture pratiquée dans toute la longueur du cylindre de zinc.
D Coins de bois pour maintenir les cylindres à distance.
E Cercles de fer.
Le tonnelet contient 8 1/2 litres d’eau acidulée par le huitième de son volume d’acide sulfurique, de manière que la liqueur marque 14° au pèse-acide.
Ces piles sont actuellement remplacées par des piles de Bunsen.
Pour que les dissolutions métalliques que l’on décompose par le courant électrique conservent toujours la même quantité du métal à déposer, on a soin de suspendre dans le bain et d’attacher au pôle positif de la pile des électrodes solubles, c’est-à-dire des lames de métal qui se dissolvent à mesure que le métal en dissolution se fixe au pôle négatif sur l’objet à recouvrir.
Le bain à dorer est mis dans une grande cuve de bois convenablement mastiquée (pl. XXVI, fig. 3 et 4). Au-dessus du bain, se trouvent des tiges de cuivre rouge dorées qui traversent la cuve dans toute sa longueur ; l’une de ces tiges communique avec le pôle positif, l’autre avec le pôle négatif.
La tige métallique, mise en relation avec le pôle positif, supporte des lames d’or ; l’autre tige supporte, au moyen d’une tige de bois, les tringles auxquelles on suspend les divers objets que l’on veut dorer.