STRONTIUM
Dosage. — Le strontium se dose à l’état de sulfate ou de carbonate. Le premier mode de dosage peut s’appliquer à presque tous les composés formés par le strontium; le second s’emploie pour les sels de strontiane solubles dans l’eau et pour les sels à acides organiques.
I. Dosage par le sulfate de strontiane. — Le sulfate de strontiane étant légèrement soluble dans l’eau, ce dosage n’est exact qu’autant qu’on peut, sans inconvénient, ajouter de l’alcool à la dissolution qu’on précipite par l’acide sulfurique. Le sulfate de strontiane est insoluble dans l’eau alcoolisée. Le précipité est recueilli sur un filtre, lavé avec de l’alcool étendu, desséché et calciné jusqu’au rouge.
Pour analyser un sel de strontiane à acide volatil, on évapore un poids connu de ce sel avec un excès d’acide sulfurique ; on chauffe jusqu’au rouge le sulfate de strontiane ainsi formé et on le pèse.
IL Dosage par le carbonate de strontiane. — Le carbonate de strontiane étant insoluble dans une eau qui tient en dissolution du carbonate d’ammoniaque ou de l’ammoniaque caustique, on dose la strontiane à l’état de carbonate en suivant les précautions indiquées plus haut pour la barvte.
Les sels de strontiane à acides organiques peuvent être transformés par la calcination en carbonate de strontiane ; cette calcination doit être faite comme pour les sels de baryte.
Séparation du strontium et des métaux précédents. — Pour
effectuer la séparation de la strontiane et des alcalis, on précipite cette base à l’état de sulfate ou de carbonate , comme nous l’avons dit plus haut.
Séparation du strontium et du baryum . — La baryte et" la strontiane se trouvant souvent mélangées dans leurs combinaisons naturelles, et particulièrement dans les carbonates et les sulfates, il est important de pouvoir les séparer facilement l’une de l’autre, et surtout de doser chacune d’elles.
On les fait passer à l’état de chlorures, et l’on verse dans leur dissolution un excès d’acide hydrofluosilicique qui ne précipite que la baryte. Les cristaux blancs, microscopiques, d’hydrofluosilicate de baryte, sont recueillis avec soin sur un filtre, et séchés à une température voisine de 200°. Ils servent à calculer la proportion de baryte.
La liqueur qui surnage le précipité est évaporée à sec avec un léger excès d’acide sulfurique. Elle laisse pour résidu du sulfate de strontiane qu’on chauffe jusqu’au rouge sombre; ce sel ne retient que de faibles traces de sulfate de baryte.
La baryte pourrait encore être séparée de la strontiane par l’acide sulfurique, en étendant la dissolution d’une très grande quantité d’eau ; le sulfate de baryte seul serait précipité. La liqueur concentrée et mêlée à de l’alcool donnerait en second lieu le sultate de strontiane : ce procédé ne peut être employé que dans le cas où la strontiane se trouve en petite quantité dans le mélange.