CUIVRE
ftosagé. — Le réactif que l’on emploie ordinairement dans les analyses pour précipiter le cuivre de ses dissolutions est la potasse : l'oxyde de cuivre se précipite d’abord à l’état d’hydrate, et se transforme par l’ébullition en oxyde brun, anhydre, qui est lavé à l’eau bouillante, séché et pesé.
11 faut avoir le soin de peser le bi-oxyde de cuivre lorsqu’il est encore chaud; sans cette précaution, il condense une certaine quantité d’humidité qui augmente son poids.
On dose rarement le cuivre à l’état métallique en le précipitant de ses dissolutions par une lame de fer, parce qu’il est difficile d’empêcher que, pendant la dessiccation, une partie du cuivre ne se change en protoxyde.
ANALYSE QUANTITATIVE. — MÉTAUX. 5/,f>
Le cuivre est souvent précipité à l’état de sulfure par l’acide suljfhydrique; on lave alors le sulfure avec de l’eau contenant de l’acide suifhydrique, pour éviter sa sulfatisation; on le redissout dans l’acide azotique et l’on précipite l’oxyde de cuivre par la potasse.
En parlant de l’analyse des alliages de cuivre, nous avons fait connaître un nouveau mode de dosage de ce métal par voie humide.
Séparation du cuivre et des métaux précédents. — On sépare le cuivre de tous les métaux précédents, jusqu’au cadmium, en ajoutant de l’acide chlorhydrique à la dissolution et en y faisant passer un courant d’acide sulfhydrique qui ne précipite que le cuivre.
Séparation du cuivre et du cadmium . — On précipite les deux métaux par un excès de carbonate d’ammoniaque; ce réactif redissout complètement le carbonate de cuivre et même un peu de carbonate de cadmium, qu’il laisse déposer quand on abandonne pendant quelque temps la dissolution au contact de l’air. (M. Stromeyer.)
Séparation du cuivre et de l'étain. — Voy . Analyse du bronze , tome III, page ‘212.
Séparation du cuivre et du titane. — On emploie l’acide sulfhydrique.
Séparation du cuivre et du plomb. — La potasse, qui dissout l’oxyde de plomb , ne peut être employée pour séparer avec une entière exactitude l’oxyde de cuivre de l’oxyde de plomb ; il est mieux d’employer l’acide sulfurique qui précipite seulement le plomb.
Séparation du cuivre et du bismuth. — On précipite ces deux métaux de leur dissolution par le carbonate d’ammoniaque ; on laisse digérer le précipité dans un endroit chaud avec un excès de carbonate d’ammoniaque qui dissout complètement l’oxyde de cuivre. On précipite ensuite l’oxyde de cuivre de cette dissolution au moyen de la potasse, en chauffant légèrement, afin de décomposer le carbonate d’ammoniaque.
Pour analyser un alliage de cuivre et de bismuth, la méthode qu’on doit préférer consiste à chauffer l’alliage dans un courant de chlore; le chlorure de bismuth se volatilise, on le recueille dans un récipient plein d’eau. Le chlorure de cuivre, qui est moins volatil, reste dans le tube; on le dissout dans de l’acide azotique étendu d’eau, de manière à faire passer le protochlorure de cuivre à l’état de bichlorure, et l’on précipite la dissolution par la potasse.
Séparation du cuivre et de l'antimoine. — On précipite la dissolution par un excès de sul l’hydrate d’ammoniaque qui redissout complètement le sulfure d’antimoine.