GO + O = GO
2 vol. 2 vol.
En appréciant donc au moyen de la potasse la quantité d’acide carbonique qui s’est produite par la combustion, on peut déterminer le volume d’oxyde de carbone contenu dans le mélange.
4° Quant à l’azote, on détermine son volume, soit par différence, soit directement, en absorbant l’excès d’oxygène contenu dans le résidu après la détonation, comme dans l’exemple précédent.
Analyse d’un mélange d’acide sulfureux cf d’acide carbonique.
Pour séparer l’acide sulfureux de l’acide carbonique, qui sont deux gaz également absorbables par la potasse, on peut avoir recours aux méthodes suivantes :
1° On introduit dans le mélange gazeux du peroxyde de manganèse qui absorbe seulement l’acide sulfureux en formant un mélange de sulfate et d’hyposulfate de manganèse; 3S02-f-2Mn02=Mn0,S03-j-Mn0,S205 (Gay- Lussac).
Cette séparation se fait ordinairement en introduisant dans le gaz une baguette de verre que l’on enduit d’empois, et que l’on roule dans du peroxyde de manganèse réduit en poudre fine.
2° Un mélange d’acide plombique (oxyde puce) et de borax peut aussi servir à séparer l’acide carbonique de l’acide sulfureux ; le borax et
l’acide plombique portent uniquement leur action sur l’acide sulfureux, qui est absorbé, et transformé en sulfate de plomb ;
3° On peut encore séparer l’acide sulfureux de l’acide carbonique, en introduisant dans le mélange une baguette de verre recouverte d’empois saupoudré d’iodate de potasse ou d’iodate de soude; l’acide sulfureux est seul absorbé (M. Persoz).
Analyse d’un mélange d’oxyde de carbone , d’acide carbonique, d’acide sulfureux, d’azote, d’oxygène et d’hydrogène bicarboné.
1° On absorbe d’abord l’acide sulfureux au moyen du borax et de
l’acide plombique ;
2° Le volume de l’acide carbonique est déterminé au moyen de la potasse ;
3° L’oxygène est absorbé par le phosphore, ou le cuivre humecté d’acide sulfurique ;
U" On détermine la proportion d’oxyde de carbone en absorbant ce gaz au rouge sombre par le potassium ;
5° Pour apprécier le volume de l’hydrogène bicarboné, on mêle le résidu gazeux avec un excès d’oxygène ; on excite dans le mélange une étincelle électrique, et l’on détermine, au moyen de la potasse, la quantité d’acide carbonique qui s’est formée ; 1 volume d’acide carbonique représente, comme on l’a déjà dit, un égal volume de gazoléfiant.
Quant à l’azote, on détermine son volume, comme dans les exemples précédents, en mesurant le résidu, après avoir absorbé l’excès d’oxygène comme nous l’avons dit plus haut.
On pourrait, dans cette analyse, séparer le gaz oléfiant de l’oxyde de carbone et de l’azote, en employant l’acide sulfurique concentré qui dissout le gaz oléfiant sans exercer d’action sur l’oxyde de carbone et l’azote ; la proportion d’oxyde de carbone serait ensuite déterminée facilement par la combustion dans l’eudiomètre ; on sait, en effet, que 1 volume d’acide carbonique correspond à 1 volume d’oxyde de carbone.
Analyse d’un mélange d’oxyde de earbone et d’hydrogène protocarboné.
L’oxyde de carbone GO et le gaz des marais C2H4 donnent en brûlant Un volume d’acide carbonique égal à leur propre volume ; mais tandis que le premier n’exige pour la combustion que la moitié de son volume d’oxygène, le second en exige le double. Ces données peuvent servira déterminer les proportions de ces deux gaz.
Soit x le volume inconnu de l’oxyde de carbone ; y le volume également inconnu du gaz des marais, et a la somme de leurs volumes , qui est connue.
Nous aurons x + y = a.