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EXEMPLES D’ANALYSE DE QUELQUES MÉLANGES GAZEUX

Soit b le volume d’oxygène employé à la décomposition» x prend pour brûler la moitié de son volume d’oxv&ène :

GO -j— O = GO".

2 vol. 1 vol.

y en prend le double :

Donc

en2 -f- o4 = go2 -p 2 HO.

2 vol. h vol.

D’où l’on tire :

On voit qu’en connaissant le volume du mélange et le volume d’oxygène employé à la combustion des deux gaz , on pourra trouver facilement les volumes x et y d’oxyde de carbone et d’hydrogène protocarboné.

Jü.

ESSAÏS AU CHALUMEAU.

Depuis les recherches de Galm et de Berzelius, le chalumeau est devenu un des instruments les plus précieux de la chimie analytique. Plusieurs savants distingués, et particulièrement M. Plattner, professeur à l’école des mines de Freyberg, ont encore apporté des perfectionnements nombreux dans les méthodes d’analyse au chalumeau ; les observations que nous allons présenter sur les essais au chalumeau sont empruntées aux excellents traités de MM. Berzelius et Plattner.

En traitant de la flamme (tome 1er, p. 272 et suiv.), nous avons donné une description assez complète du chalumeau que Ton emploie généralement dans les essais. Nous avons dit que le dard se compose essentiellement d’une partie oxydante et d’une partie désoxydante ; pour reconnaître facilement les parties oxydante et désoxydante de la flamme, on recommande, en général, l’exercice suivant:

On pratique à l’extrémité d’un long morceau de charbon une petite cavité dans laquelle on met une parcelle d’étain de la grosseur d’un grain de blé, et l’on projette sur le métal le dard de la flamme d’une bougie ou de celle d’une lampe à huile:

Si l’on place l’étain à l’extrémité pointue et obscure de la flamme, c'est-à-dire dans la flamme d’oxydation , le métal s’oxyde et se recouvre d’un dépôt infusible d’un blanc terne d’acide stannique ; si l’on porte ce dépôt blanc dans la partie intérieure la plus brillante du cône lumineux, c’est-à-dire dans la flamme de réduction , l’acide stannique se désoxyde en reprenant sa couleur brillante et métallique : on peut reproduire ainsi plusieurs fois l’oxydation de l’étain et la réduction de l’acide stannique.

La réduction de l’acide stannique est plus difficile que l’oxydation du métal ; toutefois, après quelques essais, on ne peut manquer de reproduire toujours avec certitude ces phénomènes d’oxydation et de réduction.

Les instruments nécessaires pour faire les essais au chalumeau sont :

1° Une pince terminée par deux petites lames de platine et destinée à saisir les petits éclats ou écailles de minéraux dont on veut essayer la lusibilité.

T Un fil de platine du diamètre d’une aiguille fine, et de la longueur de 8 à 10 centimètres. On recourbe en crochet l’une de ses extrémités pour y faire adhérer, en la mouillant avec un peu d’eau ou de salive, un petit grain ou un peu de poussière de borax , de sel de phosphore ou de tout aulre réactif. On y ajoute ensuite une quantité extrêmement petite de la matière à essayer préalablement pulvérisée. Le borax fond sous l’action du dard, et donne une perle incolore ou colorée, transparente ou

ESSAIS AIT CHALUMEAU. 579

opaque, selon la nature de la substance soumise à Faction du réactif et la nature de la flamme à laquelle elle a été exposée.

3° Un mortier d’agate ;

U" Un petit marteau d’acier avec son enclume, pour briser les miné raux et essayer si les culots métalliques sont cassants ou malléables.

5° Un barreau aimanté.

6° Une loupe.

7° Les morceaux de charbon qui servent aux essais doivent être sans écorce , à grain fin et sans fissures. Les meilleurs sont ceux de bois de pin, de saule, d’aune ou de buis.

8" Des tubes de verre ouverts aux deux bouts, longs de 6 à 8 centimètres et de 2 à 3 millimètres de diamètre.

9° Des tubes de verre cylindriques fermés par un bout, de 2 à 3 millimètres de diamètre.

10° Des matras de verre. — Sous ce nom, on désigne des tubes de 3 à 4 millimètres, fermés par un bout, mais légèrement renflés vers ce bout.

On se sert de ces petits matras pour essayer les corps qui décrépitent ; pour en séparer l’eau et quelques autres substances non combustibles. L’air, en pénétrant dans ces matras et y circulant à la faveur du renflement, hâte le dégagement des matières volatiles ; mais lorsqu’on veut éviter l’action oxydante de l’air, on doit se servir de très petits tubes non renflés.

11° On se sert aussi quelquefois de platine en feuilles, de cuillers de platine de formes diverses, de petits supports d’argile réfractaire terminés en pointes, de petites coupelles très minces faites avec des os calcinés.

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