CAHACTÈB.ES BISTINCTÎFS SES SELS !>’ ÉTAIN AU MAXIMUM
Ces caractères se rapportent tous au bichlorure d’étain qui est le seul sel d’étain au maximum que l'on connaisse.
Potasse. — Précipité blanc gélatineux , soluble dans un excès de réactif.
Ammoniaque. — Précipité blanc , soluble dans un excès de réactif.
Carbonate de potasse. — Précipité blanc accompagné d’un dégagement d’acide carbonique.
Cyano ferrure de potassium. - — Précipité blanc gélatineux qui n’apparaît qu’au bout d’un certain temps.
Cyano ferride de potassium. — Pas de précipité.
Tannin. — Précipité blanc gélatineux n’apparaissant que lentement.
Sulfhydrate d’ ammoniaque. — Précipité jaune, soluble dans un excès de réactif.
Acide sul [hydrique. — Précipité jaune qui n’apparaît qu’au bout d’un certain temps.
Chlorure d'or. — Pas de précipité.
Zinc. — Précipité d’étain.
Le chlorure d’or et le sulfhydrate d’ammoniaque sont les deux réactifs que l’on emploie de préférence pour reconnaître l’état d’oxydation de l’étain.
L’étain se dose presque toujours dans les analyses à l’état d’acide staimique.
PROTOCHLORURE D’ÉTAIN. SüCl.
Su 735,20 52,39
Ci 443,20 37,61
Le chlorure d’étain anhydre est brillant, d’une cassure vitreuse: introduit dans un flacon de chlore, il s’enflamme, en se transformant en bichlorure d’étain liquide. Il est volatil , et distille au rouge blanc.
ÉTAIN
Le chlorure d'étain hydraté peut cristalliser en octaèdres volumineux ; if se dépose quelquefois d’une dissolution acide en lames micacées et brillantes. On le trouve dans le commerce cristallisé en aiguilles transparentes.
Le protochlorure d’étain possède une saveur styptique ; il est très soluble dans l’eau , et s’y dissout en produisant un froid considérable : lorsqu’on étend d’eau sa dissolution , elle se décompose en chlorhydrate de chlorure d’étain qui reste en dissolution, et en une combinaison insoluble d’oxyde d’étain et de chlorure non décomposé qui a pour formule : SnCl,SnO. La présence d’un excès d’acide empêche cette décomposition.
Le chlorure d’étain se dépose de ses dissolutions à l’état hydraté ; cet hydrate a pour formule : SnGl,2HO. Quand on le chaulfe , il se déshydrate ; mais une partie se décompose et dégage de l’acide chlorhydrique. A une température rouge, une quantité considérable de protochlorure d’étain anhydre passe à la distillation, et il ne reste dans le vase distillatoire qu’une trace d’acide stannique.
Quand on traite le protochlorure d’étain par un mélange d’acide chlorhydrique et d’acide sulfureux sous l’influence de la chaleur, il se forme un précipité jaune de bisulfure d’étain :
6SnCl -f- 2S02 4- ZtHCl = SnS2 + 5SnCl2 -f ZiBO.
Cette réaction peut servir à reconnaître la présence de l’acide sulfureux dans l’acide chlorhydrique du commerce.
Le protochlorure d’étain a une grande tendance à absorber l’oxygène ou le chlore pour se transformer en acide stannique ou en bichlorure d étain ; aussi l’emploie-t-on comme désoxydant ou comme déchlorurant. Il absorbe très rapidement l’oxygène quand il est humide, se transforme en bichlorure d’étain et en un composé insoluble de bichlorure d’étain et d’acide stannique. Lorsqu’on le traite par l’acide azotique, il produit des vapeurs rutilantes, et se change en acide métastannique.
Il absorbe le deutoxyde d’azote et le décompose en s’emparant de son oxygène.
Le protochlorure d’étain opère la réduction complète d’un grand nombre d’oxydes, tels que les oxydes d’antimoine, de zinc, de mercure et d’argent. 11 réduit aussi les acides sulfureux, arsénieux et arsénique, et ramène au minimum d’oxydation les oxydes de cuivre, de fer, de manganèse, les acides tungstique et molybdique, etc. Le protochlorure d’étain forme dans les dissolutions d'or un précipité brun (pourpre de Gassius). Il fait passer le bichlorure de mercure, d’abord à l’état de protochlorure, et ensuite à l’état métallique.
Le gaz ammoniac se combine avec le protochlorure d’étain. (M. Persoz.)