CUIVRE PYRITEUX
Le sulfure de cuivre se combine avec d’autres sulfures pour former des
sulfures doubles.
Etat naturel.
Le protosulfure de cuivre existe dans la nature; il est d’un gris noir, doué d’un faible éclat métallique; sa poussière est noire ; il est tendre et se laisse couper au couteau. Sa forme principale est le prisme régulier à 6 faces. Sa densité est environ 5.0. Il est très fusible , on peut le fondre à la flamme d’une bougie ; il se grille assez facilement. Il contient ordinairement une petite quantité de sulfure de fer et du sulfure d’argent ; c’est un des minerais de cuivre les plus riches. Il se trouve en Sibérie, en Suède, en Saxe, et surtout dans le comté de Cornouailles.
Préparation.
On prépare facilement le protosulfure de cuivre en chauffant un mélange de 3 parties de soufre et de 8 parties de tournure de cuivre : la combinaison se fait avec dégagement de chaleur et de lumière. La masse que l’on obtient d’abord n’est pas du protosulfure pur, elle contient toujours du cuivre en excès ; il faut la réduire en poudre et la chauffer une seconde fois avec un excès de soufre.
Le bisulfure de cuivre hydraté chauffé au rouge dans un courant d’hydrogène se transforme en protosulfure de cuivre Cu2S parfaitement pur, qui peut servir à doser le cuivre dans les analyses. (M. Brunner.)
CUIVRE PYRITEUX. Fe2S3,Cll2S.
Fe2
Cu2
Ce minéral est assez répandu dans la nature ; il fournit la majeure partie du cuivre du commerce. Il forme des liions puissants dans les terrains primitifs et dans les terrains de transition. Le cuivre pyriteux est considéré généralement comme une combinaison à équivalents égaux de sesquisulfure de fer et de protosulfure de cuivre.
Il est d’un jaune de laiton très éclatant ; sa cassure est souvent irisée. Il cristallise sous la forme de tétraèdres tronqués , qui ont beaucoup d’analogie avec l’octaèdre régulier. Sa densité est 4,169 ; il fond plus facilement que le sulfure simple, et donne un globule rouge grisâtre cassant et magnétique. Il est inattaquable par l’acide chlorhydrique, mais soluble dans l’acide azotique et l’eau régale.
CUIVRE
Chauffé fortement en vase clos, il perd une certaine quantité de soufre, et prend une teinte d’un jaune de bronze.
Lorsqu’on chauffe le cuivre pyriteux au contact de l’air, il se transforme en sulfates de cuivre et de fer ; à une température plus élevée, il dégage de l’acide sulfureux et donne des oxydes de cuivre et de fer.
Le cuivre pyriteux ressemble beaucoup au bisulfure de fer (pyrite) ; on l’en distingue cependant parce que sa teinte est plus verdâtre, parce qu’il se laisse entamer par le couteau, et qu’il fait difficilement feu au briquet.
En dissolvant le cuivre pyriteux dans l’acide azotique, on obtient une dissolution dans laquelle on constate les caractères des sels de cuivre et des sels de fer. Le cuivre pyriteux est souvent accompagné d’autres mine» rais de cuivre, de plomb, de fer et de zinc sulfurés, etc. Il est souvent aurifère.