C,0H"S2O2:=C*0H,0S2O, HO
11 est probable que tous les carbures de cette série donneraient naissance à des résultats analogues.
La manière dont le chlorure rouge de soufre se comporte avec l'éthylène et l'amylène, démontrent jusqu'à l'évidence que ce produit est une combinaison nettement définie et non une solution de chlore dans le sous-chlorure, car dans cette hypothèse ii devrait se former des chlorures d'éthylène ou d'amylène, ce qu'on n'observe pas.
TROISIÈME GROUPE
Composés de la forme : c2",H2m-\
§ 1475. Lorsqu'on fait passer à travers un tube de porcelaine chauffé au rouge le gaz oléfiant, les vapeurs d'alcool, d'éther ou d'esprit-de-bois, on obtient un gaz particulier, que M. Berthelot désigne sous le nom $ acétylène. Celui-ci prend également naissance lorsqu'on fait agir au rouge la tournure de cuivre sur les vapeurs du chloroforme. Suivant M. Berthelot, c'est l'éther qui fournit ce gaz en .plus grande abondance.
L'acétylène est un gaz incolore, assez soluble dans l'eau, doué d'une odeur désagréable et caractéristique. Il brûle avec une flamme très-éciairante et fuligineuse. Ni la pression, ni le froid, ne le liquéfient.
Mêlé au chlore, il détone presque immédiatement avec dépôt de charbon, même sous l'influence de la lumière diffuse.
L'acétylène s'unit directement au brome à la manière du gaz oléfiant, et donne un liquide pesant, dont la composition est expri-
5*6 ACÉTYLÈNE, mée par la formule
C*H'Br\
L'acide sulfurique, au maximum de concentration, absorbe l'acétylène, et donne une combinaison correspondant à l'acide sulfovinique. En saturant la liqueur acide étendue d'eau par le carbonate de baryte, on obtient un sel parfaitement cristallisé.
Si l'on distille la liqueur précédente au lieu de la saturer par une base, on oblient une liqueur spiri tueuse, plus volatile que l'eau, très-altérable, d'une odeur analogue à l'acétone, mais plus irritante.
Ce liquide n'est autre que l'alcool acétylique
CMPO2,
qui ne diffère de l'alcool ordinaire que par i équivalents d'hydrogène.
Nous avnns vu précédemment que le gaz oléfiant peut se transformer en acétylène par l'action d'une température rouge. On peut opérer la transformation inverse : il suffit pour cela de faire agir l'hydrogène naissant sur l'acétylène. On y parvient aisément à l'aide d'une méthode fort ingénieuse, imaginée par M. Berthelot. Celle-ci consiste à mettre l'acétylène cuivrique en contact avec du zinc et de l'ammoniaque. Dans ces conditions il se dégage un gaz très-riche en hydrogène bicaxboné, mais toujours mêlé d'une petite quantité d'acétylène et d'hydrogène libre.
§ 1476. A ce groupe appartient le menthène, carbure d'hydrogène qu'on obtient en faisant agir l'acide phosphorique anhydre sur le camphre de menthe, ainsi que d'autres homologues dont j'ai constaté l'existence dans les huiles de schiste et de tourbe. L'allyle, par sa composition, appartiendrait pareillement à ce groupe, mais il est plus convenable de le placer dans la catégorie des carbures mixtes, à côté de l'éthyle.
QUATRIÈME GROUPE
Composés de la forme : C^W"1-*.
§ 1477. La nature nous fournit un grand nombre de carbures d'hydrogène qui renferment le carbone et l'hydrogène dans le rapport de 5 : 4, et dont la composition est représentée par la formule
C20H,6^4vo].vap.
Ces composés, qu'on rencontre dans les différentes parties d'un grand nombre de végétaux, présentent non-seulement la même composition en centièmes, mais encore la même densité sous forme gazeuse; nous ne reviendrons pas sur leur histoire, que nous avons tracée d'une manière assez complète dans le chapitre relatif à l'histoire des huiles essentielles. Il en est de même du carbure d'hydrogène
Nous nous occuperons plus particulièrement dans ce chapitre des carbures d'hydrogène homologues qu'on rencontre dans l'huile volatile provenant de la distillation du goudron de houille, produits qu'on emploie d'une manière avantageuse depuis quelques années dans l'éclairage en les brûlant à l'aide d'appareils convenablement disposés. Le plus important de ces composés est le benzène, c'est celui sur lequel nou3 concentrerons de préférence notre attention; nous indiquerons ensuite d'une manière sommaire les analogies que présentent avec ce composé ses différents homologues.
CINQUIÈME GROUPE
Composés de la forme : ç*»w»-*m
§ 1478. On connaît une série de carbures d'hydrogène fort intéressants, qui se rattachent aux acides aromatiques, de même que le gaz oléfiant et ses homologues se rattachent aux acides gras. Les premiers termes de cette série, quoique possédant un équivalent beaucoup plus élevé que les termes qui occupent la tête de celle à laquelle appartient le gaz olèfiant, n'en présentent pas moins une relation générale du même ordre dans leur composition. Ils constituent une série homologue parfaitement déterminée, qu'on peut représenter par les formules suivantes :
Benzène C,aH6 = 4 vol. vap.
Toluène CUH» = »
Xylène Cl6H,tf=:
Cumène C,3H"=r
Cymène CMHU^
De même que la distillation des graisses et des diverses substances organiques qui renferment le carbone et l'hydrogène dans