B0O3, HO
La première s'obtient en faisant passer un courant de chlorure de bore à travers de l'alcool anhydre ; le gaz est vivement absorbé, la liqueur s'échauffe considérablement et se sépare bientôt en deux couches. La supérieure est de l'éther borique impur, l'autre est une dissolution d'acide chlorhydrique dans l'alcool. Par une rectification conduite avec soin, on obtient l'éther borique à l'éther de pureté.
C'est un liquide incolore et très-mobile, d'une odeur agréable. Sa saveur est chaude et amère. Sa densité est de o,885. La densité de sa vapeur est de 5, 14. Il bout à 119 degrés.
L'eau le dissout facilement et le décompose bientôt en alcool et acide borique. L'alcool et l'éther le dissolvent en toutes proportions.
SILICATES DÉTHYLE. 1 53
La composition de cet étber est représentée par la formule
BoO5, 3C'HsO.
Lorsqu'on mêle des poids égaux d'alcool anhydre et d'acide borique fondu réduit en poudre fine, il se dégage beaucoup de chaleur. Si, après avoir chassé l'excès d'alcool par une distillation ménagée, on traite le résidu par l'éther anhydre et qu'on chauffe la dissolution éthérée décantée, progressivement jusqu'à 100 degrés, on obtient finalement un résidu visqueux qui se solidifie par le refroidissement. Ce produit, qui possède une légère odeur éthérée et une saveur mordicante, se décompose lorsqu'on le distille en donnant des vapeurs aqueuses et alcooliques, du gaz oléfiaqt pur et de l'acide borique fondu sans dépôt de charbon. Cet éther peut donc/servir avec avantage à la préparation du gaz olétiant dans un état de pureté parfaite.
Sa composition est représentée par la formule
2BoO*, C'H'O
et correspond, comme on le voit, à celle du borax anhydre
2B0O3, NaO.
SILICATES D ÉTHYLE (ÉTHERS SILICIQUES).
§ i!35. L'acide silicique donne naissance à différents éthers qui s'obtiennent par l'action réciproque du chlorure de silicium et de l'alcool absolu.
Quand on verse peu à peu de l'alcool absolu dans du chlorure de silicium, une action très-vive se manifeste, accompagnée d'un dégagement abondant de gaz chlorhydrique et d'un abaissement de température.
Lorsque le poids de l'alcool ajouté est sensiblement égal à celui du chlorure de silicium, la température s'élève. Si l'on introduit alors ce mélange dans une cornue de Verre au col de laquelle on adapte un thermomètre et qu'on chauffe légèrement, il se dégage d'abord du gaz chlorhydrique en abondance, et l'on observe que la presque totalité du liquide distille entre 160 et 180 degrés. Une
i54 ACIDE CARBOVINIQUE.
nouvelle rectification fournit un produit parfaitement pur, bouillant à 166 degrés.
Ce produit est un liquide incolore, limpide, d'une odeur éthérée agréable, d'une saveur forte et poivrée. Sa densité estdeo,g33 à plus de 20 degrés. L'eau le décompose en alcool et acide silicique.
Exposé au contacc de l'air humide, l'éther silicique finit par se transformer en une masse solide transparente, molle d'abord, mais qui durcit assez, au bout d'un certain temps, pour rayer le verre. C'est un hydrate d'acide silicique.
La composition de l'éther silicique obtenue par la méthode précédente est exprimée par la formule
SiO3, 3C4IPO.
Lorsqu'on remplace l'alcool absolu par l'alcool du (Commerce dans la préparation précédente, on obtient un liquide incolore d'une densité de 1,079, d'une odeur et d'une saveur faibles. Ce produit, qui bout à 35o degrés, se décompose très-lentement au contact de l'eau; c'est encore un éther silicique, qui renferme la silice et l'éther dans des proportions différentes du précédent. Sa composition est exprimée par la formule
2 Si, O3, 3C*H50.
Lorsqu'on ajoute une petite quantité d'alcool aqueux à l'éther précédent, puis qu'on soumet le mélange à la distillation, on obtient un produit visqueux qui se solidifie d'une manière complète parle refroidissement en une masse transparente de couleur ambrée. Ce produit constitue un nouvel éther silicique dont la composition est représentée par la formule
4Si03, 3CFPO.
Cet éther est inaltérable à l'air; il se ramollit à peine à 100 degrés. Une température élevée le décompose en silice et en éther •sesquibasique qui distille.
ACIDE CARBOVINIQUE. Êq.= n*5 ou 80.
§ 1136. On ne connaît cet acide qu'en combinaison avec la potasse. Ce sel s'obtient facilement en faisant dissoudre dans l'alcool
CARBONATE D'ÊTHYLE. i55
absolu jusqu'à saturation, de l'hydrate de potasse solide et faisant passer à travers la liqueur un courant d'acide carbonique jusqu'à refus. Il faut avoir bien soin d'éviter une élévation de température qui ne manquerait pas de se produire, résultat auquel on parvient en maintenant le vase qui contient les matières dans une terrine remplie d'eau froide. Il se forme un abondant dépôt cristallin composé de carbonate, de bicarbonate et de carbovinate de potassê$Qn jette ce dépôt sur un filtre, puis on le lave à l'éther, qui entraine la potasse demeurée libre. On délaye ensuite le produit cristallisé dans l'alcool absolu, qui dissout seulement le carbovinate, d'où on le précipite par l'éther.
Le précipité séché rapidement se présente sous la forme de lames nacrées douées d'un grand éclat. L'eau le décompose en alcool et bicarbonate de potasse.
A la distillation il donne un gaz inflammable, un liquide d'une odeur suave, et laisse un résidu de carbonate mêlé de charbon.
La composition du carbovinate de potasse est représentée par la formule
aCO', C4H40, KO.