CHO
qui n'est évidemment qu'un sous multiple de la formule réelle.
Pour déterminer l'équivalent véritable de l'acide acétique, foripons^uQ, sel neutre de cet acide, Tacétate de plomb par exemple. En brûlant ce sel desséché soigneusèment, on trouve qu'il, contient sur loo parties,
Acide acétique . 3i , 3o
Oxyde de plomb 68 , 70
On déduit le poids atomique de l'acide- au moyen de la propero Hon suivante :
3i ^3o: 68,70 ::j::.tia.
On tire de là
ii2x3i,3o
D'un autre côté, i»'",o6 du môme acétate sec, qui représentent o'^BBB d'acide acétique, ont donné o«'^,574 d'acide carbonique et
o(',i8o d'eau.. D'où l'on déduit
Carbone 0,159
Hydrogène 0,020
Perte représentant l'oxygène 0,1 54
En parlant de cette analyse, on peut calculer ce qu'auraient
<loiuié Si parties d'acide acétique, et l'on trouve les nombres sui-
3o GÉNÉRALITÉS Wft LES BIATIËRES OBGANiQUES.
vaais :
, . • Carbone 24,3
Hydrogène 3,o
Oxygène / a3,7
On trouvera comme précédemment le nombre des atomes élé- 'mentaires que ces chiffres représentent, en divisant chacun d'eux le poids atomique, du corps lui-même. On a donc ainsi :
î^.^4.aîiC, | = 3H, 2,960,
DondNrea qui conduisent â la formule
poui* Tacide anhydre, et qui donnent, pour lé poids de Téquiva*. lent de lacide acétique, 5i. .
Or, en quadruplant la formulé trouvée plus haut, on obtient 'le nombre 60, qui ne diffère du précédént que de 9, poids d*àne
molécule d cau.
L'acide acétique libre a donc pour formule
§ 1046. Par une méthode semblable, on parviendrait à trouver réquivalent d'une substance basique. A cet effet, on détermine la proportion en poids de cette base, qui se combine avec i équivalent d'un acide inorganique, tel que l'acide, suif urique ou l'acide cbiorhydrique.
Considérons, par exemple,. Taniline, produit de compétition simple , qui prend naissance dans la distillation sèche de l'indigo sous rtnfluenee simultanée de la chaleur et des bases alcalines, et qui se forme en outre dans diverses circonstances que noas apprendrons plus tard à connaître; l'analyse de cette substance conduit aux résultats suivants :
100 parties en poids d aniline renferment t
Carbone 77,4^
Hydrogène * 7,5a
Azote..... i5,o6
- I ou, 00
GÊNÉRALITËS SUI^ LES MATIÈRES ORGANIQUES. 3i
Si Ton divise les nombres précédents par les poids de leurs équivalenta respectifs, oft obliei^t
nombres qui sont entre eux comme
On déduirait de jà.pour la formule la plus simple de ranilinê, en évitant équivalents fractionnaires,
C'H'Az.
Si nous combinoiis cette substance avec l'acide ohlorhydrique, nous obtenons un sel cristallisé renfermant sur 100 parties,
Acide chloirhydrique 28,18
Aniline 7I1B3
On en déduit le poids de Féquivalent de Faniline au moyen de la proportion
28, 18:71, 82;:3a,5:x, d'où a:=93.
D*on autre côté, Tanalyse élémentaire démontre que 1 gramme
de chlorhydrate d'aniline renferme
. Carbone ; 55,5
Hydrogène 6,2
Azote. • 1049
Chlore. ;....«• 27,4
Voix 1 ou déduit rapports
qu'on peut traduira par les rapports plus simples
.; L2:8:i;i, 'ce qui conduit à la formule
; C'H«Aza = ClH, C'^'H'Az.
Sa GÊNËBALITËS SUR LES MATIÈRES ORGANIQUES.
Le bichlorure de platine jouissant de la propriété de former avec les chlorhydrates de ces bases comme avec le chlorhydrate d'ammoniaque dea composés parfaitement définis, la production d'un corps de cette nature va nous permettre de contrôler la formule précédente.
Bn effet, si nous soumettons à l'analyse le cbloroplatinate d'aniline en déterminant chacun des éléments qui y sont contenus, on trouve qi^e ce sel renferme en loo parties,,
Carbone 24,08
Hydrogène - 2,67
Azote 4j7o
Chlore / 35,72
Platine 32,83
En divisant chacun de ces nombres par le poids de l'équivalent du corps qui lui conespond, on trouve
a4,oB , ^, a, 67 . - 4>70 ^
nombres qui sont entre eux comme .
D'où l'on déduit la formule
C'H'Az, HCl, PtÇP
qui confirme la précédente.
§ 1017. S'ag;it-il maintenant de corps neutres incapables déformer des combinaisons avec d'autres corps, on doit les partager en trois classes. Les uns sont volatils, et Ton peut déterminer le poids de leur équivalent au moyen de la densité de leur vapeur, les autres sont fixes, mais proviennent de corps d'un poids atomique connu par une réaction simple, ou se transforment par une réaction également simple en substances d'un poids atomique facile à déterminer; enfin, les derniers sont fixes et ne se rattachent à aucune substance connue par une réaction nette. Dans les