GËNÉHAUÏËS SUR LES MATIÈRES ORGANIQUES
deux pTemiera cas, on peut arriyer à la déterminatioii de Téquiva* lenl de la substance analysée; dans le dernier, rien ne contrôle |*analyse, et dès lors elle demeure fort incertaine.
Lorsque la substance dont on veut déterminer l'équivalent chimique ne jouit ni de propriétés acides ni de propriétés basiques, il semble au premier abord qu'il soit impossible d'arriver au résultat qu'on se propose ; néanmoins, dans certaines circonstanc^Si il est possible d'établir cet équivalent d*une manière aussi sûre que si la substance était acide ou basique. En effet, réduit*on en vapeur un acide hydraté bien pur, tel que Tacide acétique ou l'un de ses congénère, on ne tarde pas à reconnaître que l'équivalent de ces corps fixé par la méthode que nous avons précédemment décrite § lOi^^, correspond à 4 volumes de vapeur; il en est de même à l'égard d'un grand nombre de bases qui jouissent de la propriété de se volatiliser sans éprouver de décomposition. Lors donc qu'une substanca neutre sera susceptible de se réduire en vapeur sans s^altérer, la densité de sa ?apear nous permettra d*en fixer Téqui* valent d'une manière parfaitement exacte, puisqu'il suCto do prendre pour équivalent de cette substance le nombre qui correspond à 4 volmnes.
La densité d'une vapeur s'obtient en pesant un volume connu de cette vapeur à une température et sous une pression déter- . minées, puis comparant ce poids à celui d'un égal volume d'air pris dans les mêmes conditions.
Deux procédés permettent d'effectuer cette détermination; le pranier, qu'on doit à If. Gay^Lussac, consiste à prendre un poids coDiiu de la substance volatile, et à mœurer le volumo de la vapeur qii*elle (buniil; le de«ixième, imaginé par M. Dumas, consiste à déterminer le volume de la vapeur et à en prendre nltérieurement le poids.
La méthode de M. Gay-Luss<ic [ fîg, ^44), d'un emploi commode lorsqu'on n'a que de petites quantités de substances vaporisables à sa disposition, consiste à remplir une petite ampoule du liquide à vaporiser et à l'introduire, api^s en avoir déterminé le poids, dans une éprouvette remplie de mercure, qui se trouve entourée éhm manchon plein d'éau. Go liquide étant amené à la température de son ébvilltlon, la petite ampoule crève bientôt, et la substance qu'elle renfermait se réduit en vapeur. Celle-ci déprime gradnel-
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leinent le meronre, et bientôt, lersqae l'équilibre de' température 6*est établi, le volume demeure conatant. On note alors figoureu- F\g m. sèment le volume de la vapeur,
la température, la hauteur du baromètre et la hauteur du mercure soulevé dans Téprouvette.
Soient
• . ., ■ V le Volume observé eâ centi<*
mètres cubes, H la hauteur du baromètre,' . /* la hauteur du mercure soulevé dans Téprouvette, t la température de la vapeur, H — /i représentera la /orce élastique dé fo' vapeur ^
On aura dés lors, pour le volume T rainené à la température de o degré et à iai pressidn nor* maie de p", 760, *
Cette Iméthode ne peut s'appliquer, comme on le voit, qu'à des substances susceptibles de se réduire en vapeur à des tempéra- •iures Botablement inférieures au point d'ébullition de l'eau. Dans 4e cas eontraire-, on serait en effet obligé de faire usage d'un It* •quide Oxe ou p^u volatil, tel qu'une huile grasse, et la coloratioii du. bain ne permettrait pas de mesurer exactement le vohime qu'occupe la vapeur dans Téprouvette.
- La méthode de M. Dumas (\fig, a4^ et 246), dont nous ne donnons ici qu'une description sommaire, permet d'elVectuer ces déterminations alors que le jioint d'ébullition du liquide s'élève jusqu'à 3oo degrés au moins. Ce {)rocédé consiste à chautTer un ballon effilé d'une contenance de | de litre à \ litre, renfermant un excès ide la. matière à vaporiser dana un bain dont la tempéraUire.doit eétne portée à 40 ou 5o degrés au moins au-dessus de la tempéra* ture d'ébullition de ce liquide et jusqu'à 100 dana cenaine cas
Ogl
GËNËHALLTÉS SUH LES MATIÈRES OHOANIQUES. U pirtUsulierB. JLe twiloii eet fixé dans le Mn au moyen de deux
rtf. S4f. Fif. IM
disques parallèles maintenus entre deux plans verticaux; deux
vis qu'on peut abaisser permettent de presser sur le disque supérieur de manière à maintenir le ballon dans une position invariable. On porte alors l'appareil ainsi disposé dans un bain d'eau, d'huile ou d'un alliage fusible suivant la tempéraj,ure que Ton veut atteindre. Lorsque l'excès de matière a été volatilisé par la chaleur, on ferme à Taide du chalumeau la pointe effilée qui termine le col du ballon ; on obtient de la sorte un* vase rempli de vapeur à une température rigoureusement déterminée sous la pression de l'atmosphère au moment où l'on a fermé le ballon. En déterminant ensuite la capacité du ballon et le poids de la matière qui s'y trouve, on a tous les éléments nécessaires pour déterminer à l aide du calcul la densité de cette vapeur.
Je n'insisterai pas davantage sur la pratique de ce procédé, qui vous sera, décrit d'une manière détaillée dans le Cours de Pby- •qoe.
Je ne saurais néanmoins abandonner ce sujet sens vous faire
une observation importante relativement à la température à laquelle doit s'eflectuer la détermination. Certaines substances volatiles ne suiveAt à l'état de vapeur, même upproximalivement,
36 GËNÉRAUIÉS SUR LES MÂTIÈR£S OHGANiQUËS.
les lois de dilatation et d'élasticité des gaz permanents qu^à dee temi^ératures très-supérieures à celle du point d'ébullition.
H. Despretz avait reconnu, il y a déjà longtemps, que la loi de Mariotte n'était pas exacte dans certaines limites. J'ai démontré que pour les différents acidçs du groupe acétique la densité de vapeur n'était constante qu'à lao dej^rés environ au delà de son point d'ébullition. Plusieurs huiles volatiles et certaines substances minérales, notamment le percblorure de piiosphore, sont dans le même cas.
L'inspection des tableaux suivants, qui résument mes eipé^
riences, met en relief, de la manière la plus saillante, ce que je viens d'avancer, et vous fera parfaitement comprendre cette décroissance, qui se manifeste dans le nombre servant à représenter la densité de la substance à mesure que la température augmente*
Adde formique monohjrdraté cristallisable ; point d'ébullition constant €ntre 99 et 100 degrés, sous la pression die o"*,762i.
TeBpèiiliiM d« It faptnr. Dmili «fcmrdié*.
no** 2i,aa5
ii6' 2,145
ia5" 2,o54
nid* i,589
Acide acétique cristalUsé, CH'O*.
Tempéra tore de la vapeur. Deasilé cherchée. Noyenne.
ao*» 2,898^